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Assemblées Spirituelles Locales

Assemblées Spirituelles Locales

Chaque fois que, dans une localité quelconque, le nombre des Baha’is y résidant et qui ont atteint l’âge de vingt et un ans, dépasse neuf, ceux-ci doivent se rassembler le premier jour du Ridvan pour élire un corps administratif local de neuf personnes, connu sous le nom d’Assemblée spirituelle des baha’is de cette localité. Chacune de ces Assemblées spirituelles sera ensuite élue annuellement à chaque premier jour de Ridvan. Les membres occuperont leur charge pendant une année ou jusqu’à l’élection de leurs successeurs. Cependant, lorsque dans une localité le nombre de baha’is, tel que mentionné ci-dessus, est exactement neuf, eux-mêmes constitueront l’Assemblée spirituelle locale le premier jour du Ridvan par une déclaration conjointe.

1. Les droits et les devoirs d’une Assemblée spirituelle locale sont tels qu’ils sont énoncés dans les écrits de Baha’u’llah, d”Abdu’l-Baha et de Shoghi Effendi et établis par la Maison Universelle de Justice.

2. Une Assemblée spirituelle locale exercera pleine et entière juridiction sur toutes les activités et affaires baha’ies dans les limites de sa localité, soumise aux clauses de la constitution baha’ie locale. (Règlement d’une Assemblée spirituelle locale)

3. L’étendue de la juridiction d’une Assemblée spirituelle locale devra être décidée par l’Assemblée spirituelle nationale selon le principe établi pour chaque pays par la Maison Universelle de Justice.

Obligations des membres des assemblées spirituelles

Parmi les devoirs les plus remarquables et les plus sacrés incombant à ceux qui furent appelés à débuter, diriger et coordonner les affaires de la Cause de Dieu, en tant que membres de ses Assemblées spirituelles, sont les suivants : gagner par tout moyen possible la confiance et l’affection de ceux qu’ils ont le privilège de servir; s’enquérir et se familiariser avec les opinions réfléchies, les idées dominantes et les convictions personnelles de ceux dont ils ont l’obligation sacrée de promouvoir le bien-être; débarrasser leurs délibérations et la direction générale de leurs affaires de la froide réserve, des soupçons et des réticences, de l’atmosphère suffocante caractérisant l’affirmation dictatoriale de soi et de toute parole ou action qui soit teintée de partialité, d’égocentrisme et de préjugé; et, tout en gardant en main le droit sacré de la décision finale, inviter à la discussion, examiner les griefs, accueillir les suggestions et enfin développer la notion d’interdépendance et d’association, d’entente et de confiance mutuelle entre eux-mêmes et tous les autres Baha’is.

La constitution de la Maison Universelle de Justice
Publié en anglais par le Centre mondial baha’i à Haïfa et mis en circulation au Ridvan 1973

Obligations

«La première condition est l’amour absolu et l’harmonie parmi les membres de l’Assemblée. Ils doivent être entièrement rapprochés les uns des autres et doivent témoigner de l’unité de Dieu, car ils sont les vagues d’une seule mer, les gouttes d’une seule rivière, les étoiles d’un seul ciel, les rayons d’un seul soleil, les arbres d’un seul verger, les fleurs d’un seul jardin. Si l’harmonie de pensée et l’unité absolue sont inexistantes, cette union sera dispersée et cette Assemblée réduite à néant.

La deuxième condition : ils doivent, lorsqu’ils se réunissent, tourner leurs visages vers le Royaume d’En-Haut et demander l’aide du Domaine de Gloire. Ils doivent ensuite exprimer leurs vues avec la plus grande dévotion, la plus grande courtoisie, la plus grande dignité, le plus grand soin et la plus grande modération. Ils doivent, pour tous les cas qui se présentent, chercher la vérité et ne pas insister sur leur propre opinion, car l’obstination et la persistance sur un point de vue personnel conduiraient finalement à la discorde et aux querelles, et la vérité resterait cachée. Les membres honorés doivent exprimer leurs propres pensées en toute liberté ; il n’est permis en aucun cas de minimiser l’avis d’autrui. Il faut exposer la vérité avec sobriété et, si des différences d’opinion s’élèvent, une majorité de voix doit prévaloir à laquelle tous doivent obéir et se soumettre. De plus, il n’est permis à aucun membre honoré de désapprouver ou de censurer, pendant ou en dehors des réunions, la moindre décision arrêtée précédemment, même si cette décision n’est pas juste, car de telles critiques risqueraient d’empêcher l’exécution des décisions.»
En résumé, quel que soit le problème, il suscitera la clarté s’il est étudié en harmonie, avec amour et pureté d’intention. Mais si la moindre trace d’aliénation subsiste, il n’en résultera que ténèbres sur ténèbres. Si cela est ainsi respecté, cette Assemblée sera celle de Dieu, sinon elle conduira à l’indifférence et à l’aliénation engendrée par le malheur.» 
(‘Abdu’l-Baha, cité dans Principes de l’Administration baha’ie, fr. pp. 50-51)

«Toute discussion devrait être limitée aux affaires spirituelles se rapportant à l’éducation des âmes, l’instruction des enfants, le soulagement des pauvres, l’aide aux faibles dans toutes les classes du monde, la bienveillance envers tous les peuples, la diffusion du parfum de Dieu et l’élévation de Ses Paroles Sacrées. S’ils essayent d’accomplir ces conditions la Grâce du Saint-Esprit leur sera accordée, et cette Assemblée deviendra le centre des bénédictions divines. Les armées de la confirmation divine viendront à leur aide et ils recevront chaque jour une nouvelle effusion de l’esprit.» 
(‘Abdu’l-Baha, cité dans Les Principes de l’Administration baha’ie, fr. p. 51)

SLA – Obligations et Devoirs les plus marquantes:

(Les 9 points) 

Le domaine de l’enseignement, sa direction, ses voies et moyens, son extension, sa consolidation, si essentiels qu’ils soient aux intérêts de la Cause ne constituent nullement la seule question qui doive retenir l’attention pleine et entière des ces Assemblées. Une étude attentive des Tablettes de Baha’u’llah et d’ ‘Abdu’l-Baha révélera que d’autres tâches, non moins vitales aux intérêts de la Cause, incombent aux représentants élus des amis dans chaque localité.

Il leur incombe d’être vigilants et prudents, discrets et attentifs, et de protéger en tout temps le Temple de la Cause du dard du semeur de discorde et des attaques de l’ennemi.

Ils doivent s’efforcer de promouvoir l’amitié et la concorde parmi les amis, d’effacer de chaque coeur toute trace de défiance, de froideur et d’éloignement et d’assurer à la place une coopération active et sans réserve au service de la Cause.

Ils doivent faire de leur mieux pour tendre constamment une main secourable aux pauvres, aux malades, aux invalides, aux orphelins et aux veuves, sans distinction de couleur, de caste et de croyance.

Ils doivent, par tous les moyens en leur possession, éclairer matériellement et spirituellement la jeunesse, promouvoir les moyens d’éducation des enfants, fonder, chaque fois que c’est possible, des institutions pédagogiques baha’is, organiser et superviser leurs travaux et procurer les meilleurs moyens pour leur progrès et leur développement.

Ils doivent faire des efforts pour maintenir une correspondance officielle, régulière et fréquente avec les divers centres baha’is dans le monde entier, leur donner des rapports de leurs activités, et faire partager les bonnes nouvelles qu’ils reçoivent à leurs compagnons de travail dans la Foi.

Ils doivent favoriser et encourager, par tous les moyens dont ils disposent, par la souscription d’abonnements, la rédaction de rapports et d’articles le développement des diverses revues Baha’ies.

Ils doivent s’engager à organiser les réunions régulières des amis, les fêtes et les anniversaires, ainsi que les rassemblements spéciaux dont le but est de servir et de promouvoir les intérêts sociaux, intellectuels et spirituels de leurs concitoyens.

Ils doivent superviser, en ces jours où la Cause est encore dans son enfance, toutes les publications et les traductions baha’ies et, d’une manière générale, préparer une présentation digne et exacte de tous les écrits baha’is et leur diffusion dans le public.

Celles-ci figurent parmi les obligations les plus marquantes des membres de chaque Assemblée spirituelle. Dans les localités où la Cause a suffisamment progressé, et pour assurer l’efficacité et éviter la confusion, chacune de ces fonctions doit être confiée à un comité spécial responsable devant cette assemblée, élu par elle parmi les amis de la localité, et l’Assemblée devra exercer une surveillance constante et générale sur les travaux des comités.
(Shoghi Effendi, Les Principes de l’Administration baha’ie, Fr. pp. 47-48)

Consultation et fonctions de l’assemblée

«Il leur incombe de se consulter et de veiller sur les intérêts des serviteurs de Dieu, par amour pour Lui, comme ils le feraient pour leurs propres intérêts, et de choisir ce qui est convenable et bienséant. C’est ainsi que le Seigneur, votre Dieu, vous a commandé d’agir. Prenez garde de vous écarter de ce qui est clairement révélé dans sa tablette. Craignez Dieu, ô vous qui entendez. » 
Baha’u’llah (Du Kitab-i-Aqdas, p. 13 et 14)

«Lorsqu’ils sont en séance, il leur convient de converser, au nom des serviteurs de Dieu, sur les sujets ayant rapport aux affaires et aux intérêts du public. »

Par exemple enseigner la Cause de Dieu doit conserver la priorité, car c’est un sujet dune extrême importance, afin que par ce moyen tous les hommes puissent entrer sous la tente de l’unité et que tous les peuples de la terre soient regardés comme n’étant qu’un seul corps… »

« Enseigner la Cause doit être considéré selon l’époque et le moment, afin de voir quelle action il est bon d’entreprendre. Il en sera de même pour d’autres sujets. Ils doivent cependant prendre garde à ce que rien n’apparaisse qui soit contraire aux Versets divins déversés en cette glorieuse Manifestation, attendu que nulle autre chose que ce qui a été prescrit par le Véritable – Exalté soit Sa Gloire – ne peut servir les intérêts de Ses serviteurs. Il vous est, en vérité, plus miséricordieux que vous ne l’êtes pour vous-mêmes. Il est celui qui sait et Il est bien informé de tout.
Que ces âmes se plient aux conditions prescrites, et elles seront, vraiment, aidées par Ses invisibles bénédictions. Ceci est réellement un sujet dont les bien-faits seront conférés sur tous les hommes…». 
Baha’u’llah (D’une Tablette nouvellement traduite.)

«Les principales conditions requises pour ceux qui délibèrent sont la pureté d’intention, le rayonnement de l’esprit, le détachement de tout hormis de Dieu, l’attirance vers sa divine Essence, l’humilité et la modestie à l’égard de Ses bien-aimés, la patience et l’endurance dans les difficultés et la soumission devant Son seuil. S’ils sont généreusement aidés à acquérir ces attributs, la victoire leur est accordée du Royaume invisible de Baha. En ce jour les réunions de consultation sont de la plus grande importance. Elles sont dune nécessité vitale. L’obéissance à ces Assemblées est essentielle et obligatoire. Les membres qui en font partie doivent s’y consulter ensemble, de telle manière qu’aucune occasion de malaise ou de discorde ne puisse surgir. Ceci peut être atteint lorsque chaque membre exprime, en entière liberté, sa propre opinion et expose ses arguments. »

Quelqu’un est-il dune opinion opposée, il ne faut en aucun cas qu’il se sente offensé car la solution finale ne sera révélée que lorsque la question aura été discutée à fond. La brillante étincelle de la vérité ne jaillit que du heurt des opinions diverses. Si, à la suite dune discussion, une décision est prise à l’unanimité, c’est parfait, mais si, à Dieu ne plaise, des différences d’opinion se manifestent, la majorité des voix doit prévaloir.» 
(‘Abdu’l-Baha, cité dans Les principes de l’Administration baha’ie, fr. p. 50)

«Quand vous entrez dans la salle du Conseil, récitez cette prière d’un coeur vibrant d’amour pour Dieu, l’esprit purifié de tout ce qui n’est pas son souvenir, afin que le Tout-Puissant vous aide généreusement à remporter la victoire suprême :
O Dieu, mon Dieu ! Nous sommes tes serviteurs et nous nous sommes tournés avec ferveur vers Ton Visage sacré, détachés en ce jour glorieux de tout ce qui n’est pas Toi. Nous nous sommes réunis en cette assemblée spirituelle, harmonieusement unis dans nos vues et nos pensées, dans le but commun d’exalter Ta parole parmi les humains. O Seigneur notre Dieu ! Fais de nous les guides de ta direction divine, les modèles de ta foi sublime parmi les hommes, les serviteurs de ta puissante Alliance. O toi notre Seigneur, le Suprême, fais de nous des manifestations de ta divine unité dans Ton Royaume d’Abha, de rayonnantes étoiles qui brillent sur toutes les régions. Seigneur ! Aide-nous à devenir des océans soulevés par les vagues de ta grâce, de sorte que nous soyons unis comme les vagues dune seule mer et fondus ensemble comme les rayons de ta lumière éclatante, afin que nos pensées, nos vues et nos sentiments deviennent une seule réalité, manifestant l’esprit d’union à travers le monde. Tu es le Clément, le Bienfaisant, le Dispensateur, le Tout-puissant, le Miséricordieux, le Compatissant.» 
(‘Abdu’1-Baha, Prières baha’ies, p. 163, 164)

«La lecture de quelques-unes des paroles de Baha’u’llah et d”Abdu’l-Baha concernant les devoirs et les fonctions des Assemblées spirituelles dans chaque contrée ( qui, plus tard, seront désignées par l’appellation de Maisons de Justice locales ) révèle expressément le caractère sacré de leur nature, l’étendue de leur activité et la grave responsabilité qui repose sur elles…»
«… il pense que vous devez vous tourner vers votre Assemblée locale, en toute confiance, et lui demander aide et conseil. Ces Assemblées ont l’obligation sacrée d’aider, de conseiller, de protéger et de guider les croyants ( quand ceux-ci le leur demandent ) dans tout ce qui se trouve en leur pouvoir. Ces Assemblées ont justement été établies pour maintenir l’ordre, l’unité et l’obéissance à la loi de Dieu parmi les croyants. Vous devez aller à elles comme un enfant irait à ses parents…» 
(D’une lettre datée du 28 septembre 1941, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant.)

«Baha’u’llah a donné la promesse que, dans chaque Assemblée où dominent l’unité et l’harmonie, Son esprit resplendissant non seulement sera présent, mais encore animera, soutiendra et guidera tous les amis dans toutes leurs délibérations.»

C’est à l’unité que le Gardien a continuellement fait appel parmi les amis. Car, lorsqu’existe une volonté unie, rien ne peut lui être opposé, et rien ne peut empêcher les forces du développement constructif.» 
(D’une lettre datée du 17 novembre 1933, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Baha’i News, N° 190, décembre 1946.)

«De leur côté, les membres de ces Assemblées doivent négliger complètement leurs propres goûts et antipathies, leurs intérêts personnels, leurs inclinations, et concentrer leurs idées sur les mesures qui contribueront au bonheur, à la prospérité, à la joie de la communauté baha’ie et au bien public.» 
(Shoghi Effendi, Les Principes de l’Administration, Fr. p. 49)

«Souvenons-nous qu’à la racine même de la Cause, se pose incontestablement le principe du droit personnel de s’exprimer, la liberté de déclarer sa conscience et d’exposer ses idées… »

Et lorsqu’ils seront arrivés à une certaine décision, ils devront, après une consultation calme, cordiale et pleine de sollicitude, se tourner vers Dieu pour prier, et avec sincérité, conviction et courage enregistrer leur vote et se soumettre à la voix de la majorité dont le Maître nous a dit que c’est la voix de la vérité, qu’elle ne doit jamais être récusée et qu’elle doit toujours être respectée de tout coeur. Cette voix, les amis doivent y répondre de bon coeur, et la considérer comme le seul moyen pouvant assurer la protection et l’avancement de la Cause.» 
(Shoghi Effendi, Les principes de l’Administration baha’ie, Fr. pp. 51-52)

«Il n’est pas demandé aux baha’is de voter contre leur conscience. C’est mieux de se soumettre aux vues de la majorité et rendre le vote unanime. Mais les baha’is ne sont pas forcés de le faire. Ce qu’ils doivent faire, cependant, c’est obéir à la décision de la majorité, car c’est cette décision-là qui devient effective. Ils ne doivent pas saper le travail de l’Assemblée, en disant autour d’eux qu’ils ne sont pas d’accord avec la majorité. En d’autres termes, ils doivent placer la Cause en premier, et non leur propre opinion.»

Le membre d’une Assemblée spirituelle peut demander à l’Assemblée de reconsidérer un sujet, mais il n’a aucun droit de la forcer ou de créer la désunion si cette Assemblée ne veut pas changer. Des votes unanimes sont préférables mais ils ne peuvent certainement pas être forcés par des méthodes artificielles, comme en usage dans d’autres sociétés.» 
(D’une lettre, datée du 19 octobre 1947, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Baha’i News, n° 202, décembre 1947.)

«Mais avant que la majorité n’arrive à une décision, ce n’est pas seulement le droit, mais l’obligation sacrée de chaque membre d’exprimer ses propres vues librement et ouvertement, sans craindre de déplaire ou d’indisposer les autres membres. »

Au vu de cet important principe de la consultation franche et ouverte, le Gardien vous recommanderait d’abandonner la méthode de demander à d’autres membres d’exprimer, à votre place, votre propre opinion et vos suggestions. Cet-te manière indirecte d’exprimer, à l’Assemblée, votre façon de voir, crée non seulement une ambiance de secret – ce qui est étranger à l’esprit de la Cause, mais encore conduirait à des malentendus et à des complications. Les membres de l’Assemblée doivent avoir le courage de leurs convictions, mais doivent aussi exprimer une obéissance formelle et complète au jugement et aux directives de la majorité des autres membres.» 
(D’une lettre, datée du 28 octobre 1935, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant.)

«Les amis ne doivent donc pas se sentir découragés par les différences d’opinion qui peuvent exister dans une Assemblée, car comme l’expérience l’a montré, et comme l’attestent les paroles du Maître, elles remplissent une fonction importante dans toutes les délibérations de l’Assemblée. »

Mais, dès que l’opinion de la majorité a été précisée, tous les membres doivent automatiquement, et sans réserve, lui obéir et, fidèlement, la mettre à réalisation. Patience et retenue doivent cependant caractériser à tous moments les discussions et les délibérations des représentants élus de la communauté locale et, en aucune circonstance, chicanes et discussions stériles ne doivent être permises.» 
(D’une lettre, datée du 18 avril 1939, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant)

«Il n’y a qu’un principe sur lequel se conduit le travail d’une Assemblée c’est la suprématie de la volonté de la majorité. Les décisions de la majorité doivent être courageusement adoptées et mises à exécution par l’Assemblée, complètement indifférente à l’opinion entêtée qu’une minorité pourrait conserver de ses propres vues.» 
(D’une lettre, datée du 20 novembre 1941, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant.)

«Il … leur signala (une Assemblée locale) que l’attitude de «tous pour un et un pour tous» était très incorrecte. »

« Dans la région de sa juridiction, l’Assemblée est la dépositaire de la Foi. Ses membres doivent, à tout moment, placer les intérêts de la Foi au-dessus de la personnalité et étudier impartialement chaque affaire qui leur est confiée. Il est toujours possible, théoriquement, que l’un des membres d’une Assemblée soit indigne ou faux. Prendre l’attitude de dire que tout blâme reçu, ou toute accusation faite contre l’Assemblée elle-même est tout à fait faux. Une Assemblée doit protéger la Foi, et elle ne doit accuser aveuglément, ni défendre aveuglément aucun de ses membres…
« Les Baha’is doivent apprendre à oublier les personnalités et maîtriser le désir ( si naturel chez les personnes ) de prendre parti. Ils doivent apprendre aussi à réellement utiliser le grand principe de la consultation. Il y a un moment expressément réservé durant la Fête des dix-neuf jours, pendant laquelle la Communauté peut exprimer ses vues et faire des suggestions à son Assemblée ; l’Assemblée et les croyants doivent impatiemment attendre l’heureux moment de la discussion, et ne doivent ni s’en effrayer, ni le supprimer.
De même les membres de l’Assemblée, doivent se consulter à fond, et dans leurs décisions, placer en premier les intérêts de la Cause, et non les personnalités ; la volonté de la majorité dominant… »

« L’un des remèdes de guérison que Baha’u’llah a donné au monde malade est l’Assemblée (qui, dans l’avenir deviendra une Maison de Justice); ses membres ont de lourdes responsabilités sacrées. Son pouvoir de guider la Communauté, de la protéger et d’aider ses membres est aussi très grand.» 
(D’une lettre, datée du 30 juin, écrite de la part de Shoghi Effendi à l’Assemblée Spirituelle d’Allemagne et d’Autriche.)

En ce qui concerne l’état d’avancement de la construction des maisons d’adoration

Aux bahá’ís du monde

Très chers amis,

TRADUCTION

1er août 2014

Plus de deux années se sont écoulées depuis l’annonce, au Riḍván 2012, des projets de construction de deux maisons d’adoration nationales et de cinq locales, projets à mener conjointement avec la construction, à Santiago au Chili, du dernier des Mas􏰀 hr􏰁 iqu’l-Ad􏰀 hk􏰁 árs continentaux. Ces entreprises, indissolublement liées au développement d’une vie communautaire qui est aujourd’hui promue grâce à des actes de dévotion et de service, constituent des étapes supplémentaires dans la tâche sublime que Bahá’u’lláh a confiée à l’humanité de bâtir « dans tous les pays des maisons d’adoration au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les religions », des centres où les âmes pourront se rassembler « dans l’harmonie » pour écouter les versets divins et adresser des supplications, et « d’où s’élèveront les chants de louanges vers le royaume » et se répandront les « parfums divins ».

Nous sommes profondément émus par la réponse que reçoit notre appel dans toutes les régions du monde. Dans les pays et localités récemment désignés pour la construction d’une maison d’adoration, en particulier, nous avons été témoins des manifestations de joie spontanées des amis ; de leur détermination immédiate et sincère à contribuer à la réalisation de ce travail crucial, et à accroître le dynamisme des activités qui font partie intégrante de l’apparition d’un Mas􏰀 hr􏰁 iqu’l-Ad􏰀 hk􏰁 ár au sein d’une population ; des contributions empreintes de sacrifice qu’ils ont apportées en temps, en énergie et en ressources matérielles sous diverses formes ; et de leurs efforts constants pour éveiller une multitude croissante à la vision de ces édifices entièrement consacrés au souvenir de Dieu qui seront érigés dans leur milieu. De fait, la réponse prompte de la communauté du Plus-Grand-Nom augure bien de sa capacité à faire progresser ces entreprises collectives.

Les Assemblées spirituelles nationales de la République démocratique du Congo et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi que celles du Cambodge, de la Colombie, de l’Inde, du Kenya et de Vanuatu, étroitement appuyées par le Bureau des temples et des sites créé au Centre mondial bahá’í en 2012, ont rapidement procédé aux premiers préparatifs. Dans chaque pays a été formé un comité qui s’est vu confier la tâche de définir, de concert avec les institutions et les agences à tous les échelons de la communauté, des moyens de promouvoir une vaste participation et de canaliser l’enthousiasme que l’annonce des projets a suscité chez les amis. Une autre mesure concrète de ces projets nationaux et locaux a consisté à sélectionner un terrain approprié, de dimensions modestes, situé à un endroit stratégique et facilement accessible. Quatre des sept propriétés sont d’ores et déjà acquises. Pour chaque projet, un bureau de la construction est mis en place afin d’aider à gérer les questions techniques, financières et juridiques. Le travail inhérent à la phase initiale a progressé grâce aux généreuses contributions des amis du monde entier au Fonds pour les temples. Le soutien universel et empreint de sacrifice en faveur de ce Fonds garantira le progrès constant des prochaines phases.

Dans quatre pays, les projets ont atteint le stade de la préparation des plans pour l’édifice du temple, qui commence par la sélection d’architectes potentiels et l’élaboration du programme architectural définissant les exigences pour la structure, et mène à la signature d’un contrat pour l’avant-projet détaillé. Le défi particulier qui se présente aux architectes est de concevoir des temples « aussi parfait[s] qu’il est possible ici-bas », qui s’harmonisent d’une manière naturelle avec la culture locale et la vie quotidienne de ceux qui s’y rassembleront pour prier et méditer. Cette tâche exige créativité et talent afin de combiner beauté, grâce et dignité avec simplicité, fonctionnalité et économie. De nombreux architectes de partout ont volontiers offert leurs services et, quoique ces contributions soient évidemment appréciées, les assemblées nationales tiennent dûment compte du mérite d’engager des architectes qui connaissent bien la région où l’édifice sera construit.

La construction de la maison d’adoration continentale pour l’Amérique du Sud est en voie d’achèvement au Chili. La superstructure à charpente d’acier est presque entièrement installée, la mise en place des panneaux intérieurs en pierre translucide est en cours, et l’aménagement du paysage ainsi que la construction des équipements annexes progressent conformément au calendrier prévu. Les amis à Santiago, avec l’appui d’autres croyants de partout dans les Amériques, s’efforcent activement de préparer la population avoisinante à l’apparition de la maison d’adoration ; de plus en plus de gens participent à l’effort de construction communautaire, et un flot de visiteurs est accueilli sur le site du temple pour y prier et y discuter des dimensions pratiques et spirituelles de l’entreprise. Dans ce pays, des mesures sont actuellement mises en place en prévision des nombreuses exigences qui se présenteront sûrement après l’inauguration du temple en 2016.

Alors que, partout dans le monde, les amis se réjouissent de ces progrès encourageants, ils continuent de concentrer leur énergie sur les processus qui se renforcent, dans un groupement après l’autre. Dans ce contexte, ils n’ont pas manqué de reconnaître l’interaction dynamique qui existe entre l’adoration et les actions entreprises en vue d’améliorer les conditions spirituelles, sociales et matérielles de la société. Puissent tous ceux qui travaillent ainsi dans villes et cités, quartiers et villages, tirer des enseignements des efforts consentis pour ériger, au tournant du vingtième siècle, les deux premières maisons d’adoration en Orient puis en Occident.

Dans la ville de ‘Ishqábád, un groupe de croyants dévoués venus de Perse, qui se sont installés au Turkistán et y ont trouvé paix et tranquillité pendant un certain temps, ont concentré leur énergie sur la création d’un mode de vie reflétant les nobles principes spirituels et sociaux contenus dans la révélation de Bahá’u’lláh. En l’espace de quelques décennies, ce groupe a totalisé quelques milliers de croyants, d’autres s’étant joints à la poignée de familles qui le constituaient au départ. Cette communauté, fortifiée par des liens de camaraderie et animée par un objectif commun et un sentiment de fidélité, a pu atteindre un haut degré de cohésion et de développement, qui lui a valu une renommée dans tout le monde bahá’í. Guidés par leur compréhension des enseignements divins, et dans les limites de la liberté religieuse qui leur était accordée, ces amis ont travaillé sans relâche à créer les conditions qui devaient mener à
la fondation d’un Mas􏰀 hr􏰁 iqu’l-Ad􏰀 hk􏰁 ár, cette « institution suprême dans chaque communauté bahá’íe ». Sur une parcelle de terrain convenable située au centre de la ville et acquise quelques années auparavant avec l’assentiment de la Beauté bénie même, des équipements ont été construits pour le bien-être collectif : entre autres, une salle de réunion, des écoles pour les enfants, une auberge pour les visiteurs et une petite clinique. Un indice des réussites remarquables des bahá’ís de ‘Ishqábád, qui au cours de ces années productives se sont distingués par leur prospérité, leur magnanimité et leurs réalisations intellectuelles et culturelles, est l’attention particulière qu’ils ont accordée à l’alphabétisation de tous les enfants et jeunes bahá’ís, dans cette société où régnait l’analphabétisme, surtout chez les filles. Dans un tel environnement d’efforts combinés et de progrès, et avec le soutien de ‘Abdu’l-Bahá à chaque étape de son développement, une magnifique maison d’adoration – l’édifice le plus imposant de la région – a vu le jour. Pendant plus de vingt ans, les amis ont goûté la joie céleste d’avoir réalisé leur noble objectif : l’établissement d’un lieu d’adoration privilégié, d’un centre névralgique de la vie communautaire, d’un espace où les âmes se réunissaient au lever du jour pour réciter d’humbles prières et communier les unes avec les autres avant d’en ressortir pour vaquer à leurs activités quotidiennes. Bien que les forces de l’irréligion aient fini par balayer la région et anéantir les espoirs, la brève présence d’un Mas􏰀 hr􏰁 iqu’l-Ad􏰀 hk􏰁 ár à ‘Ishqábád constitue un témoignage impérissable de la volonté et des efforts d’un groupe de croyants qui ont instauré un riche mode de vie dont l’impulsion provient du pouvoir de la Parole créatrice.

Dans l’hémisphère occidental, peu après le début de la construction de la maison d’adoration à ‘Ishqábád, les membres de la communauté naissante en Amérique du Nord ont été fortement inspirés à démontrer leur foi et leur dévouement en construisant leur propre temple et, en 1903, ils ont écrit pour solliciter l’assentiment du Maître. Dès lors, le Mas􏰀 hr􏰁 iqu’l-Ad􏰀 hk􏰁 ár a été inséparablement lié au destin de ce groupe de serviteurs dévoués de Bahá’u’lláh. Bien que les conséquences de deux guerres mondiales et d’une dépression économique généralisée aient, pendant des décennies, entravé le progrès de ce projet complexe, chaque étape de sa réalisation était intimement associée à l’expansion de la communauté et au développement de son administration. Le jour même où les restes sacrés du Báb étaient enterrés sur le mont Carmel, en mars 1909, des délégués se rassemblaient pour mettre sur pied l’association « L’Unité pour le temple bahá’í », une organisation nationale dont le conseil d’administration élu est devenu le cœur des communautés locales dispersées sur le continent. Ce fait nouveau a bientôt entraîné la formation de l’Assemblée spirituelle nationale des États-Unis et du Canada. Lors de ses voyages en Amérique du Nord, ‘Abdu’l-Bahá a lui-même déposé la pierre angulaire du temple mère de l’Occident, le dotant ainsi d’un énorme potentiel spirituel. Et les contributions versées à cette entreprise historique ont afflué de centres bahá’ís d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, d’Europe, et du Pacifique, démontrant la solidarité et le sens du sacrifice des bahá’ís de l’Orient et de l’Occident. Maintenant, complètement détaché et enflammé du feu de l’attirance, dépêche-toi d’aller à ‘Ishqábád et transmets aux amis de Dieu les salutations très chaleureuses de ‘Abdu’l-Bahá. Embrasse chacun sur les joues et exprime-leur la profonde et Alors que les adeptes de Bahá’u’lláh dans tous les pays dirigent leurs pensées vers Dieu et se consacrent chaque jour à son souvenir, déployant sans cesse de grands efforts en son nom, puissent-ils puiser leur inspiration dans ces paroles émouvantes que ‘Abdu’l-Bahá a adressées à un croyant qui se consacrait à la construction de la première maison d’adoration érigée sous sa direction attentive et bienveillante :

Maintenant, complètement détaché et enflammé du feu de l’attirance, dépêche-toi d’aller à ‘Ishqábád et transmets aux amis de Dieu les salutations très chaleureuses de ‘Abdu’l-Bahá. Embrasse chacun sur les joues et exprime-leur la profonde et sincère affection de ce serviteur. Au nom de ‘Abdu’l-Bahá, creuse la terre, transporte le mortier, porte les pierres qui serviront à construire le Mashriqu’l- Adhkár, ainsi l’euphorie procurée par ce service apportera plaisir et joie au Centre de servitude. Ce Mashriqu’l-Adhkár est la première institution clairement visible du Seigneur. C’est donc l’espoir de ce serviteur que toute âme juste et vertueuse se sacrifie complètement, manifeste une grande joie et une grande exultation et se réjouisse de porter de la terre et du mortier, afin que cet édifice soit érigé, que la cause de Dieu se répande et qu’aux quatre coins du monde les amis se lèvent, fermement résolus à accomplir cette grande tâche. Si ‘Abdu’l-Bahá n’était pas emprisonné et s’il n’y avait pas d’obstacle sur son chemin, sans doute se hâterait-il en personne vers ‘Ishqábád afin de transporter, avec le plus grand plaisir et la plus grande joie, de la terre pour la construction du Mashriqu’l-Adhkár. Maintenant, il revient aux amis de se lever avec cette intention présente à l’esprit et de servir à ma place afin que cet édifice soit en peu de temps visible par tous, que les aimés de Dieu aient la possibilité d’y mentionner la Beauté d’Abhá, qu’à l’aurore les mélodies du Mashriqu’l-Adhkár s’élèvent vers l’assemblée céleste et que les chants des rossignols de Dieu portent joie et extase aux habitants du très glorieux royaume. Ainsi les cœurs se réjouiront, les âmes seront heureuses de ces joyeuses nouvelles et les esprits, illuminés. C’est le plus grand espoir des sincères ; c’est le souhait le plus cher de ceux qui sont près de Dieu.

[signé : la Maison universelle de justice]

En ce qui concerne la mise en oeuvre du calendrier Badí‘

THE UNIVERSAL HOUSE OF JUSTICE

10 July 2014

TRADUCTION

Aux bahá’ís du monde

Chers amis bien-aimés,

Le coucher du soleil, le 20 mars 2015, marquera la fin de l’année 171, soit la fin du neuvième Váḥid du premier Kull-i-Shay’ de l’ère bahá’íe. Nous demandons aux bahá’ís de l’Orient et de l’Occident d’adopter, en cette occasion propice, les dispositions qui les uniront dans la mise en application commune du calendrier Badí‘.

Conformément au principe qui gouverne le développement graduel et l’application progressive des Enseignements, les dispositions du calendrier Badí‘ ont été exposées graduellement. Le Báb a introduit le calendrier et son modèle général de périodes et de cycles,
de mois et de jours. Bahá’u’lláh a apporté des clarifications et des ajouts essentiels. ‘Abdu’l-Bahá en a élucidé certains aspects et, comme indiqué dans les volumes de The Bahá’í World, c’est
sous la direction de Shoghi Effendi qu’ont été mises en place les mesures pour son adoption
en Occident. Néanmoins, l’ambiguïté entourant certaines dates islamiques et grégoriennes de même que la difficulté de mettre en corrélation des pratiques historiques et des événements astronomiques avec des déclarations explicites dans le Texte, ne permettaient pas de résoudre certains problèmes. Quand ‘Abdu’l-Bahá et Shoghi Effendi répondaient à des questions concernant le calendrier, tous deux laissaient ces points aux soins de la Maison universelle de justice. Parmi les nombreuses caractéristiques du calendrier, trois requièrent des clarifications afin qu’il soit appliqué uniformément : les moyens de déterminer le Naw-Rúz, la question d’adapter le caractère lunaire des saints anniversaires jumeaux à l’année solaire, et celle de fixer la date des jours saints dans le calendrier Badí‘.

« La fête du Naw-Rúz tombe le jour où le soleil entre dans le signe du Bélier, explique Bahá’u’lláh dans son Très-Saint-Livre, même si cela arrive moins d’une minute avant le coucher du soleil. » Toutefois, jusqu’à maintenant, les détails n’avaient pas été précisés. Nous avons décidé que Téhéran, le lieu de naissance de la Beauté d’Abhá, serait l’endroit, sur la terre, qui servirait de norme pour déterminer, au moyen de calculs astronomiques provenant de sources fiables, le moment de l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère Nord et, de ce fait, le jour du Naw-Rúz pour le monde bahá’í.

En Orient, les fêtes des anniversaires jumeaux, la naissance du Báb et la naissance de Bahá’u’lláh, ont traditionnellement été observées en fonction de leur correspondance avec les premier et deuxième jours de Muḥarram dans le calendrier islamique. « Aux yeux de Dieu, ces deux jours n’en font qu’un », affirme Bahá’u’lláh. Mais, une lettre écrite au nom du Gardien indique : « Dans l’avenir, il ne fait aucun doute que tous les jours saints suivront le calendrier solaire, et des mesures seront prises quant à la façon de célébrer universellement ces fêtes jumelles. » Jusqu’ici, la façon de satisfaire au caractère lunaire intrinsèque de ces deux jours bénis n’a pas encore été déterminée. Nous avons décidé qu’ils seront désormais observés le premier et le deuxième jour suivant l’apparition de la huitième nouvelle lune après le Naw-Rúz, comme permettront de le déterminer d’avance les tables astronomiques qui utiliseront Téhéran comme point de référence. Cela aura pour conséquence que l’observance des anniversaires jumeaux se déplacera, d’année en année, à l’intérieur des mois de Mashíyyat, ‘Ilm, et Qudrat du calendrier Badí‘, soit entre la mi-octobre et la mi-novembre selon le calendrier grégorien. L’an prochain, la naissance du Báb tombera le 10 Qudrat et la naissance de Bahá’u’lláh, le

11 Qudrat. C’est avec joie et impatience que nous songeons aux bicentenaires de la naissance de Bahá’u’lláh et de la naissance du Báb, en 174 et 176 respectivement, que le monde bahá’í tout entier célébrera selon un calendrier commun.

Les dates des autres jours saints seront fixées dans le calendrier solaire conformément aux déclarations explicites de Bahá’u’lláh, de ‘Abdu’l-Bahá et de Shoghi Effendi ; nous avons décidé de ne pas prendre en considération certaines divergences dans les sources historiques. Les dates en question sont : Naw-Rúz, 1er Bahá ; le festival du Riḍván, du 13 Jalál au 5 Jamál ; la déclaration du Báb, le 8 ‘A􏰎amat ; l’ascension de Bahá’u’lláh, le 13 ‘A􏰎amat ; le martyre du Báb, le 17 Raḥmat ; le jour de l’alliance, le 4 Qawl ; et l’ascension de ‘Abdu’l-Bahá, le 6 Qawl.

À moins que ces nouvelles dispositions ne viennent expressément les abroger, les directives et clarifications antérieures au sujet du calendrier et de l’observance de la fête des dix-neuf jours demeurent obligatoires, par exemple le commencement du jour au coucher du soleil, la suspension du travail, et les heures auxquelles certains jours saints sont commémorés. Dans l’avenir, de nouvelles circonstances pourraient bien exiger des mesures additionnelles.

Il découlera évidemment des décisions présentées que les bahá’ís de l’Orient comme
de l’Occident constateront que certains éléments du calendrier diffèrent de ce à quoi ils
étaient habitués. L’harmonisation des dates du calendrier Badí‘ avec celles d’autres calendriers changera selon l’arrivée du Naw-Rúz. Le nombre de jours des Ayyám-i-Há variera en fonction du moment exact où surviendra l’équinoxe de printemps au fil des ans ; l’année qui débutera au Naw-Rúz 172 comptera quatre de ces jours. En temps voulu, toutes les assemblées spirituelles nationales recevront un tableau préparé au Centre mondial bahá’í qui présentera les dates
du Naw-Rúz et des saints anniversaires jumeaux pour une période d’un demi-siècle.

Dans chaque dispensation, l’adoption d’un nouveau calendrier symbolise le pouvoir que possède la révélation divine de refaçonner la perception humaine de la réalité matérielle, sociale et spirituelle. Elle permet de distinguer des moments sacrés, de repenser la place de l’humanité dans le temps et l’espace et de renouveler le rythme de la vie. Le prochain Naw-Rúz marquera une autre étape historique dans la manifestation de l’unité du peuple de Bahá et le déroulement de l’ordre mondial de Bahá’u’lláh.

[signé : la Maison universelle de justice]

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