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Prière du jeûne

O mon Dieu ! Alors que je réfrène les appétits du corps et m’abstiens de manger et de boire, même ainsi, purifie et sanctifie mon coeur et ma vie de tout sauf de ton amour, protège et préserve mon âme des passions égoïstes et des pulsions animales. Aussi, fais que l’esprit s’imprègne des fragrances de sainteté et s’abstienne de tout ce qui n’est pas la mention de Toi !

ABDU’L-BAHÀ
Star of the West, vol 4, n°18, page 305, traduction P.Coulon )

Repenser et renforcer le développement social dans le monde contemporain

Nations Unies

E/CN.5/2016/NGO/5

Conseil économique et social

Commission du développement social 

Cinquante-quatrième session 

3-12 février 2016

Suite donnée au Sommet mondial pour le développement social et à la vingt-quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale : thème prioritaire : repenser et renforcer le développement social dans le monde contemporain 

Déclaration présentée par la Communauté internationale baha’íe, organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès du Conseil économique et social 

Le Secrétaire général a reçu la déclaration ci-après, dont le texte est distribué conformément aux paragraphes 36 et 37 de la résolution 1996/31 du Conseil économique et social

Repenser et renforcer le développement social dans le monde contemporain Nations Unis N1535737

Sélections d’Ecrits Baha’is

Tablette de la sagesse

Au nom de Dieu, le Suprême, le Très-Haut.

La source de tout bien
est la confiance en Dieu, la soumission à ses ordres,
et la satisfaction de sa sainte volonté et de son bon plaisir.

L’essence de la sagesse
est la crainte de Dieu, la terreur inspirée par son châtiment et sa
punition, et l’appréhension de sa justice et de son décret.

L’essence de la religion
est de témoigner de ce que le Seigneur a révélé
et de suivre ce qu’Il a ordonné dans son Livre puissant.

La source de toute gloire
est d’accepter tout ce que le Seigneur a accordé
et de se satisfaire de ce que Dieu a ordonné.

L’essence de l’amour
est pour l’homme de tourner son coeur vers l’Aimé, de se séparer de tout autre
sauf de Lui, et de ne désirer rien d’autre que ce qui est le désir de son Seigneur.

Le vrai souvenir
est de mentionner le Seigneur, le Très-Loué, et d’oublier tout autre que Lui.

La vraie confiance
est pour le serviteur de continuer à exercer sa profession et de suivre sa vocation
dans ce monde, de s’accrocher fermement au Seigneur, de ne rechercher que sa grâce,
car c’est en ses mains que se trouve la destinée de tous ses serviteurs.

L’essence du détachement
est pour l’homme de tourner son visage vers le parvis du Seigneur,
d’entrer en sa présence, de contempler sa face et de se présenter en témoin devant Lui.

L’essence de la compréhension
est d’attester de sa pauvreté et de se soumettre à la volonté du Seigneur,
le Souverain, le Miséricordieux, le Tout-Puissant.

La source du courage
et de la puissance est la promotion de la parole de Dieu et la fermeté dans son amour.

L’essence de la charité
pour le serviteur est de relater les bienfaits de son Seigneur,
et de Lui rendre grâce en tout temps et en toutes circonstances.

L’essence de la foi
est la rareté des mots et l’abondance des actes; celui dont les mots dépassent
les actes, qu’il sache en vérité que sa mort est préférable à sa vie.

L’essence de la vraie sécurité
est d’observer le silence, de considérer la fin des choses et de renoncer au monde.

Le commencement de la magnanimité
est pour un homme de consacrer ses richesses à lui-même,
à sa famille et aux pauvres parmi ses frères dans sa foi.

L’essence de la richesse
est l’amour pour moi; quiconque m’aime possède tout,
tandis que celui qui ne m’aime pas fait, en vérité, partie des pauvres
et des nécessiteux. C’est ce que le Doigt de gloire et de splendeur a révélé.

La source de tout mal
est pour l’homme de se détourner de son Seigneur et de fixer son coeur sur des
choses impies. Le feu le plus dévastateur est de mettre en doute les signes de Dieu, de
contester sans raison ce qu’Il a révélé, de le renier et de se tenir orgueilleusement devant Lui.

La source de tout savoir
est la connaissance de Dieu – que sa gloire soit exaltée –
et ceci ne peut être réalisé que par la connaissance de sa divine manifestation.

L’essence de l’abaissement
est de quitter l’ombre protectrice du Miséricordieux pour chercher refuge auprès du Malin.

La source de l’erreur
consiste à renier le seul vrai Dieu, à mettre sa confiance en tout autre que Lui et à fuir son décret.

La vraie perte
est pour celui dont les jours se sont passés dans l’ignorance complète de lui-même.

L’essence de tout ce que Nous avons révélé
pour toi est la justice, elle consiste pour l’homme à se libérer des vaines chimères
et des imitations, à considérer sous l’angle de l’unicité son oeuvre glorieuse
et à examiner toutes choses d’un oeil attentif.

C’est ainsi que Nous t’avons instruit,
que Nous t’avons révélé des paroles de sagesse
afin que tu puisses être reconnaissant envers le Seigneur,
ton Dieu, et l’en glorifier parmi tous les peuples.

Baha’u’llah

Les bonnes idées doivent être mises en pratique

Les bonnes idées doivent être mises en pratique.

Partout dans le monde on entend célébrer les belles paroles et admirer les nobles préceptes. Tous les hommes déclarent qu’ils aiment le bien et détestent tout ce qui est mal.

La sincérité est digne d’admiration, tandis que le mensonge est méprisable. La loyauté est une vertu et la trahison une honte pour la nature humaine.
C’est une bonne chose d’apporter la joie au coeur des hommes et c’est mal de leur causer de la peine. Se montrer bon et indulgent est correct, tandis que haïr est une faute.
La justice est une noble qualité et l’injustice une iniquité. C’est un devoir de se montrer compatissant, de ne faire de tort à personne et d’éviter à tout prix la jalousie et la méchanceté.
La sagesse et la lumière font la gloire de l’homme, et non pas l’ignorance et l’obscurité. Il est bon de se tourner vers Dieu et il est stupide de l’ignorer.
Il est de notre devoir de guider les hommes dans le but de les élever, non de les induire en erreur ni de provoquer leur chute.
Il existe bien d’autres préceptes semblables à ceux-ci. Mais toutes ces maximes ne sont que de belles paroles et nous en voyons bien peu qui soient mises en pratique. Nous nous apercevons au contraire que les hommes sont emportés par la passion et l’égoïsme, chacun ne songeant qu’à ce qui lui sera profitable, même si cela doit entraîner la ruine de son prochain.
Ils sont tous anxieux de faire fortune et se soucient peu ou pas du tout du bien-être des autres. Ils s’inquiètent de leur propre paix et de leur confort, alors que le sort de leurs semblables ne les trouble pas du tout. Telle est malheureusement la voie suivie par la plupart des hommes.
Mais les baha’is ne doivent pas être ainsi; il leur faut se comporter d’une manière plus noble. Pour eux, les actions doivent dépasser les paroles. Ce n’est pas seulement leurs paroles qui doivent manifester l’indulgence mais leurs actes, confirmant ainsi, en toutes occasions, ce qu’ils proclament. Leur manière d’agir doit démontrer leur loyauté, et leurs actes refléter l’inspiration divine.
Que vos actions proclament hautement au monde que vous êtes vraiment des baha’is, car ce sont les actes qui parlent au monde et qui sont la cause du progrès de l’humanité.
Si nous sommes de vrais baha’is, point n’est besoin de paroles. Nos actes serviront le monde: ils aideront à répandre la civilisation, à faire progresser la science et fleurir les arts.
Sans actes, rien ne peut être accompli dans le monde matériel, et les paroles à elles seules ne peuvent faire avancer un homme vers le royaume spirituel.
Ce n’est pas seulement avec des paroles du bout des lèvres que les élus de Dieu sont parvenus à la sainteté, c’est par une vie de patience et de service effectif qu’ils ont apporté la lumière dans le monde. Faites donc tous vos efforts pour que, de jour en jour, vos actes deviennent de belles prières.
Tournez-vous vers Dieu et tâchez d’agir toujours selon la droiture et la noblesse. Enrichissez le pauvre, relevez celui qui est déchu, consolez l’affligé, guérissez le malade, rassurez le timide, délivrez l’opprimé, rendez l’espoir au désespéré et donnez asile au malheureux. Telle est la tâche d’un vrai baha’i et c’est ce qu’on attend de lui.
Si nous nous efforçons d’accomplir tous ces préceptes, nous sommes de vrais baha’is; si nous les négligeons, nous ne sommes pas des disciples de la lumière et nous n’avons pas le droit de porter ce nom. Dieu, qui lit dans tout les coeurs, sait jusqu’à quel point notre vie est l’accomplissement de nos paroles.

Les causeries d’Abdu’l-Bahá à Paris,  chapitre 1

Ne vous découragez pas d’être en petit nombre

Ne vous découragez pas d’être en petit nombre

Quand le Christ apparut, ce fut à Jérusalem qu’il se manifesta. Il invita les hommes à entrer dans le royaume de Dieu et à participer à la vie éternelle, les incitant à acquérir des perfections humaines.
Cette radieuse étoile indiqua la voie lumineuse à l’humanité puis, à la fin, sacrifia sa vie pour elle. Tout au long de sa sainte existence, le Christ endura les persécutions et les souffrances, et malgré cela, l’humanité fut son ennemie.
Les hommes le renièrent, le méprisèrent, le malmenèrent et le maudirent, ne le traitant pas comme un être humain. Et pourtant, en dépit de tout, il fut la personnification de la pitié, de la bonté suprême et de l’amour.
Il aima tous les hommes, mais eux le traitèrent en ennemi et furent incapables de l’apprécier. Ils n’accordèrent aucune valeur à ses paroles et ne furent pas illuminés par la flamme de son amour. Plus tard, ils découvrirent qui il était: il était la lumière divine et sacrée, et ses paroles donnaient la vie éternelle.
Son coeur fut rempli d’amour pour l’humanité tout entière, sa bonté était destinée à tous les êtres. Quand les hommes commencèrent à s’en rendre compte, ils se repentirent, mais il avait été crucifié.
Ce fut seulement bien des années après son ascension qu’ils comprirent qui il était, car à l’époque, il n’avait que très peu de disciples. Quelques-uns seulement croyaient à ses préceptes et observaient ses lois.
L’ignorant disait: “Qui est cet individu ? Il n’a que quelques disciples !” Mais ceux qui savaient disaient: “Il est le soleil qui brillera sur l’Orient et l’Occident, la manifestation qui donnera la vie au monde. ” Ce que les premiers disciples avaient compris, le monde s’en rendit compte plus tard.
Aussi, vous qui êtes en Europe, ne soyez pas découragés parce que vous êtes peu nombreux ou parce que l’on pense que votre cause est sans importance. S’il ne vient que peu de personnes à vos réunions, ne perdez pas courage.
Et si vous êtes en butte aux contradictions et tournés en ridicule, n’en soyez pas affligés, car les apôtres du Christ eurent le même sort. Ils furent abaissés et persécutés, maudits et maltraités, mais à la fin, ils eurent la victoire et leurs ennemis furent confondus.
Si l’histoire devait se répéter et qu’il en advint de même pour vous, n’en soyez pas attristés mais soyez plein de joie, et remerciez Dieu de vous avoir appelés à souffrir comme ses saints d’autrefois.
Si vous rencontrez de l’opposition, faites preuve de douceur. Si l’on vous contredit, restez fermes dans votre foi. Si quelqu’un vous délaisse et vous fuit, recherchez le pour lui témoigner votre bienveillance. Ne faites de mal à personne. Priez pour tous.
Tâchez de faire rayonner votre lumière sur le monde et de faire flotter votre étendard bien haut dans les cieux. Le parfum suave de vos vies exemplaires pénétrera partout.
La lumière de vérité allumée dans vos coeurs resplendira jusqu’au lointain horizon. L’indifférence et le mépris du monde n’ont aucune importance alors que votre vie, elle, est de la plus haute importance.
Tous ceux qui cherchent la vérité du royaume céleste luiront comme des étoiles. Ils sont semblables à des arbres fruitiers surchargés de fruits sélectionnés, ou encore à des océans remplis de perles précieuses. Ayez simplement foi en la grâce de Dieu et répandez la vérité divine.

Abdu’l-Baha

Les causeries d’Abdu’l-Baha à Paris

Anniversary of the Martyrdom of the BÁB

Anniversary of the
MARTYRDOM of
the BÁB

His Brief Ministry Ends

Nabil, The Dawn-Breakers
pp. 510 – 517

Sám Khán was, in the meantime, finding himself increasingly affected by the behaviour of his Captive and the treatment that had been meted out to Him. He was seized with great fear lest his action should bring upon him the wrath of God. “I profess the Christian Faith,” he explained to the Báb, “and entertain no ill will against you. If your Cause be the Cause of Truth, enable me to free myself from the obligation to shed your blood.” “Follow your instructions,” the Báb replied, “and if your intention be sincere, the Almighty is surely able to relieve you from your perplexity.” Sám Khán ordered his men to drive a nail into the pillar that lay between the door of the room that Siyyid Husayn occupied and the entrance to the adjoining one, and to make fast two ropes to that nail, from which the Báb and His companion were to be separately suspended. Mírzá Muhammad-`Alí begged Sám Khán to be placed in such a manner that his own body would shield that of the Báb. He was eventually suspended in such a position that his head reposed on the breast of his Master. As soon as they were fastened, a regiment of soldiers ranged itself in three files, each of two hundred and fifty men, each of which was ordered to open fire in its turn until the whole detachment had discharged the volleys of its bullets. The smoke of the firing of the seven hundred and fifty rifles was such as to turn the light of the noonday sun into darkness. There had crowded onto the roof of the barracks, as well as the tops of the adjoining houses, about ten thousand people, all of whom were witnesses to that sad and moving scene.

As soon as the cloud of smoke had cleared away, an astounded multitude were looking upon a scene which their eyes could scarcely believe. There, standing before them alive and unhurt, was the companion of the Báb, whilst He Himself had vanished uninjured from their sight. Though the cords with which they were suspended had been rent in pieces by the bullets, yet their bodies had miraculously escaped the volleys. Even the tunic which Mírzá Muhammad-`Alí was wearing had, despite the thickness of the smoke, remained unsullied. “The Siyyid-i-Báb has gone from our sight!” rang out the voices of the bewildered multitude. They set out in a frenzied search for Him, and found Him, eventually, seated in the same room which He had occupied the night before, engaged in completing His interrupted conversation, with Siyyid Husayn. An expression of unruffled calm was upon His face. His body had emerged unscathed from the shower of bullets which the regiment had directed against Him. “I have finished My conversation with Siyyid Husayn,” the Báb told the farrásh-báshí. “Now you may proceed to fulfil your intention.” The man was too much shaken to resume what he had already attempted. Refusing to accomplish his duty, he, that same moment, left that scene and resigned his post. He related all that he had seen to his neighbour, Mírzá Siyyid Muhsin, one of the notables of Tabríz, who, as soon as he heard the story, was converted to the Faith.

I was privileged to meet, subsequently, this same Mírzá Siyyid Muhsin, who conducted me to the scene of the Báb’s martyrdom and showed me the wall where He had been suspended. I was taken to the room in which He had been found conversing with Siyyid Husayn, and was shown the very spot where He had been seated. I saw the very nail which His enemies had hammered into the wall and to which the rope which had supported His body had been attached.

Sám Khán was likewise stunned by the force of this tremendous revelation. He ordered his men to leave the barracks immediately, and refused ever again to associate himself and his regiment with any act that involved the least injury to the Báb. He swore, as he left that courtyard, never again to resume that task even though his refusal should entail the loss of his own life.

No sooner had Sám Khán departed than Áqá Ján Khan-i-Khamsih, colonel of the body-guard, known also by the names of Khamsíh and Nasiri, volunteered to carry out the order for execution. On the same wall and in the same manner, the Báb and His companion were again suspended, while the regiment formed in line to open fire upon them. Contrariwise to the previous occasion, when only the cord with which they were suspended had been shot into pieces, this time their bodies were shattered and were blended into one mass of mingled flesh and bone. “Had you believed in Me, O wayward generation,” were the last words of the Báb to the gazing multitude as the regiment was preparing to fire the final volley, “every one of you would have followed the example of this youth, who stood in rank above most of you, and willingly would have sacrificed himself in My path. The day will come when you will have recognised Me; that day I shall have ceased to be with you.”

The very moment the shots were fired, a gale of exceptional severity arose and swept over the whole city. A whirlwind of dust of incredible density obscured the light of the sun and blinded the eyes of the people. The entire city remained enveloped in that darkness from noon till night. Even so strange a phenomenon, following immediately in the wake of that still more astounding failure of Sám Khán’s regiment to injure the Báb, was unable to move the hearts of the people of Tabríz, and to induce them to pause and reflect upon the significance of such momentous events. They witnessed the effect which so marvellous an occurrence had produced upon Sám Khán; they beheld the consternation of the farrásh-báshí and saw him make his irrevocable decision; they could even examine that tunic which, despite the discharge of so many bullets, had remained whole and stainless; they could read in the face of the Báb, who had emerged unhurt from that storm, the expression of undisturbed serenity as He resumed His conversation with Siyyid Husayn; and yet none of them troubled himself to enquire as to the significance of these unwonted signs and wonders.

The martyrdom of the Báb took place at noon on Sunday, the twenty-eighth of Sha’bán, in the year 1266 A.H., thirty-one lunar years, seven months, and twenty-seven days from the day of His birth in Shíráz.