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Une société sans violence, un don à faire à nos enfants

Hossain B. Danesh, M.D., F.R.C.P. (C)* Traduction française de Danielle Finné-MacDonnell

La version originale de cet ouvrage, publié en anglais sous le titre “The Violence-Free Society: A Gift for Our Children” était le volume 6 de cette série.

Préface

Il est banal de dire que, pour survivre, la race humaine doit créer une société mondiale fondée sur la coopération universelle. Il va de soi aussi qu’une telle société, tant au cours de son évolution qu’à son apogée, ne peut tolérer la violence, encore moins s’édifier sur elle. Pourtant, au moment même ou le genre humain fait ses premiers pas vers l’unité mondiale, la violence, tant physique que mentale, devient le trait caractéristique de la société moderne. La violation des droits de l’homme, la deformation de la verité, les bouleversements dans les rapports humains, l’avilisscment de la nature humaine, la destruction pure et simple constituent le thème principal de la littérature modeme el alimentent sans cesse les média, qui en arrivent parfois à glorifier de tels comportements. La violence imprègne tout, et peu d’enfants qui naissent de nos jours pourront espérer connaître une vie où celle-ci n’existe pas.

La tentative des savants et des moralistes d’analyser ce problème et de suggérer des solutions dans le contexte culturel actuel a échoué pour deux raisons: d’abord, les causes mêmes de la violence leur ont échappé: ensuite, les changements sociaux nécessaires pour opérer une transformation sont beaucoup plus fondamentaux qu’on ne le suppose généralement. Le Dr Hossain B. Danesh, psychiatre, traite en profondeur ces deux thèmes. Il offre une explication convaincante des raisons qui poussent l’homme à avoir recours à la violence. Il cite des études anthropologiques et sociologiques montrant à quel point la violence peut faire partie de la structure sociale.

II applique les enseignements de la foi bahá’íe et ses propres perceptions à l’analyse de la violence et esquisse la structure d’une société fonctionnant comme une entité organique, en  harmonie avec la nature profonde de l’homme, et dans laquelle la compréhension de la nature humaine et la justice sociale libéreront l’humanité de cette plaie qu’est la violence.

Peter P. Morgan

* Je tiens à remercier Linda O’Neil et Christine Zerbinis de leur aide extrêmement précieuse lors de la rédaction de cet ouvrage.

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“Sache que, lorsque le Fils de l’homme rendit son âme à Dieu …”

Sache que, lorsque le Fils de l’homme rendit son âme à Dieu, toute la création fut secouée d’un long sanglot.

Mais il avait, en se sacrifiant, insufflé dans toutes choses créées une capacité nouvelle.

Les preuves qu’ont eues de lui tous les peuples de la terre sont aujourd’hui manifestes devant toi.

La plus profonde sagesse qu’aient exprimée les plus sages des hommes, les plus hautes connaissances qu’aient acquises les plus savants d’entre eux, les arts que les mains les plus habiles aient produits, l’influence qu’ont pu exercer les plus puissants monarques, ne sont que des manifestations du pouvoir vivifiant dégagé par son esprit transcendant, omnipénétrant et resplendissant.

Nous attestons que lorsqu’il vint au monde, il répandit sur toutes choses créées la splendeur de sa gloire.

Par lui, le lépreux guérit de la lèpre de l’ignorance et de la perversité. Par lui, le débauché et le pervers furent purifiés. Par le pouvoir qu’il tenait du Tout-Puissant, les yeux des aveugles s’ouvrirent à la lumière du jour et l’âme des pécheurs fut sanctifiée.

Peut être qualifié de lèpre tout voile qui s’interpose entre l’homme et la reconnaissance du Seigneur, son Dieu.

Et quiconque refuse délibérément à Dieu l’accès de son âme est un lépreux dont le souvenir ne sera point rappelé dans le royaume de Dieu le Tout-Puissant.

Nous attestons que, par le pouvoir du Verbe de Dieu, tout lépreux cessa d’être impur, toute maladie fut guérie et toute infirmité humaine abolie.

C’est lui qui effaça la souillure du monde.

Béni est l’homme qui se tourne vers lui avec un visage rayonnant de lumière !

Extraits des Ecrits de Baha’u’llah – 26

A True Bahá’í

A student of the modern methods of the higher criticism asked ‘Abdu’l-Bahá if he would do well to continue in the church with which he had been associated all his life, and whose language was full of meaning to him. ‘Abdu’l-Bahá answered: “You must not dissociate yourself from it. Know this; 98 the Kingdom of God is not in any Society; some seekers go through many Societies as a traveller goes through many cities till he reach his destination. If you belong to a Society already do not forsake your brothers.

You can be a Bahá’í-Christian, a Bahá’í-Freemason, a Bahá’í-Jew, a Bahá’í-Muḥammadán. The number nine contains eight, and seven, and all the other numbers, and does not deny any of them. Do not distress or deny anyone by saying ‘He is not a Bahá’í!’ He will be known by his deeds. There are no secrets among Bahá’ís; a Bahá’í does not hide anything.”

‘Abdu’l-Bahá in London

Le Coeur Pur

Quand on Lui demanda une définition d’un coeur pur, ‘Abdu’l-Bahá dit: “Le coeur pur est celui qui est entièrement coupé du moi. Etre altruiste c’est être pur”.

(‘Abdu’l-Bahá, ‘Abdu’l-Bahá à Londres, Chapitre 2.46)

 

Il est facile de lire les saintes Ecritures, mais c’est uniquement avec un coeur pur et un esprit clair qu’on peut comprendre leur véritable signification. Demandons l’aide de Dieu afin d’être capables de comprendre les livres saints.

Prions pour que les yeux voient, pour que les oreilles entendent, et pour les coeurs qui désirent ardemment la paix.

La grâce éternelle de Dieu est incommensurable. De tout temps, Il a choisi certaines âmes sur lesquelles Il a répandu la divine bonté de son coeur, illuminant leur esprit de lumière céleste, leur révélant les mystères sacrés, et présentant à leurs yeux, dans toute sa pureté, le miroir de Vérité. Ce sont les disciples de Dieu, et sa bonté n’a pas de limites.

Vous qui êtes les serviteurs du Très-Haut, vous pouvez aussi être des disciples. Les trésors de Dieu sont infinis. L’esprit qui souffle à travers les saintes Ecritures est une nourriture pour tous ceux qui ont faim.

Dieu, qui s’est révélé aux prophètes, donnera sûrement le pain quotidien ainsi qu’une part de ses richesses à tous ceux qui le lui demanderont avec constance.

Abdu’l-Bahá, Les Causeries d’’Abdu’l-Bahá à Paris, Chapitre: I

Attachez-vous plutôt à rechercher des coeurs qui soient purs

Ne vous arrêtez pas à considérer votre petit nombre, mais attachez-vous plutôt à rechercher des coeurs qui soient purs. Une seule âme consacrée es: préférable à des milliers d’autres.
Si un petit nombre de personnes se rassemblent avec amour, dans un esprit de pureté et de sainteté absolues, le coeur détaché du monde, éprouvant les émotions du royaume ainsi que les puissantes forces magnétiques du Divin, et unies dans leur heureuse fraternité, un tel rassemblement exercera son influence sur toute la terre.
La nature de ce groupe de personnes, les mots qu’elles prononcent, les actes qu’elles exécutent, contribueront à libérer les célestes bienfaits, à faire sentir les prémisses de la béatitude éternelle. Les armées de l’assemblée divine les défendront et les anges du paradis d’Abha, tour à tour, se porteront à leur secours.
Les confirmations de Dieu et de ses célestes pouvoirs, voilà le sens du mot “anges”. De même les anges sont des êtres bénis qui ont rompu leurs liens avec ce monde inférieur, se sont dégagés de la chaîne du moi et des désirs charnels, et ont ancré leurs coeurs dans les célestes royaumes du Seigneur.
Ils appartiennent au Royaume, ils sont célestes; ils appartiennent à Dieu, ils sont spirituels; ils sont les révélateurs de la munificente grâce divine, les aurores de ses bienfaits spirituels.
Ö servante de Dieu! Loué soit Dieu, ton époux affectionné a perçu le doux parfum des brises odorantes qui émanent des jardins célestes. Tu dois maintenant, jour après jour, par l’amour de Dieu et par tes bonnes actions, l’attirer toujours plus près de la Foi.

‘’Abdu’l-Bahá, Selection des Écrits d’’Abdu’l-Bahá, Chapitre: #8

Des devoirs de sympathie et de bonté envers les étrangers

1. Des devoirs de sympathie et de bonté envers les étrangers

(1.1)
Dès qu’un homme se tourne vers Dieu, il voit le soleil resplendir partout. Tous les hommes deviennent ses frères.

(1.2)
Quand vous vous trouvez avec des étrangers, que le souci des conventions ne vous rende pas froid et distant. Ne les considérez pas avec suspicion comme des malfaiteurs, des voleurs ou des rustres. Vous estimez nécessaire d’être prudent, de ne pas courir le risque de lier connaissance avec des personnes peut-être indésirables. Je vous demande de ne pas songer uniquement à vous-mêmes.

(1.3)
Soyez bons pour les étrangers, qu’ils soient Turcs, Japonais, Persans, Russes, Chinois ou de toute autre nationalité. Faites en sorte qu’ils se sentent chez eux; tâchez de savoir où ils logent, cherchez à leur rendre service; Essayez de leur rendre la vie un peu plus agréable.

(1.4)
Même si, un jour, vos premiers soupçons étaient fondés, continuez de la même manière à leur manifester de la bienveillance; cette bonté les aidera à devenir meilleurs.

(1.5)
Après tout, pourquoi traiter en étrangers les habitants des autres pays ? Que ceux qui vous rencontrent sachent, sans que vous ayez à le proclamer, qu’en vérité vous êtes un bahá’í.

(1.6)
Mettez en pratique le précepte de Bahá’u’lláh: bonté envers toutes les nations. Ne vous contentez pas des paroles amicales, mais que votre coeur soit embrasé par une affectueuse bonté envers tous ceux qui peuvent croiser votre chemin.

(1.7)
O vous, peuples d’Occident, soyez bons envers ceux qui viennent des pays orientaux pour séjourner parmi vous. Oubliez votre formalisme quand vous conversez avec eux; ils n’y sont pas accoutumés. Cette attitude paraît froide et inamicale aux peuples d’Orient. Ayez plutôt une attitude de sympathie.

(1.8)
Montrez-vous pénétrés d’un amour universel. Quand vous rencontrez un Persan ou quelqu’un d’autre étranger, parlez-lui comme à un ami. S’il a l’air seul, tâchez de l’aider, offrez-lui spontanément vos services. S’il est triste, consolez-le; s’il est pauvre secourez-le; s’il est opprimé, délivrez-le; s’il est dans la détresse, réconfortez-le. En agissant ainsi, vous prouverez, non seulement en paroles mais en fait et en vérité, que vous considérez tous les hommes comme vos frères.

(1.9)
A quoi sert-il de convenir que l’amitié universelle est un bien et de parler de la solidarité du genre humain comme d’un grand idéal ? A rien si ces idées ne sont pas transformées en actes.

(1.10)
Le mal persiste dans le monde précisément parce que les gens ne parlent que de leurs idéaux sans s’efforcer de les mettre en pratique.

(1.11)
Si les actes remplaçaient les paroles, la détresse du monde serait bientôt transformée en bien-être.

(1.12)
Un homme qui fait beaucoup de bien sans en parler est sur le chemin de la perfection. Celui qui, ayant fait un peu de bien, l’amplifie dans ses discours, n’a que très peu de mérite.

(1.13)
Si je vous aime, je n’ai pas besoin de vous en parler sans cesse, vous le saurez sans que j’en souffle mot. D’autre part, si Je ne vous aime pas, vous le saurez également, et vous ferais-je mille protestations d’amitié que vous ne me croiriez pas.

(1.14)
Les gens font profession de bonté, multipliant les belles paroles afin de paraître plus grands et meilleurs que leurs semblables et d’acquérir une bonne renommée.

(1.15)
Ceux qui font le plus de bien sont ceux qui en parlent le moins. Les enfants de Dieu agissent bien sans s’en vanter, obéissant à ses lois.

(1.16)
J’espère que vous vous garderez toujours de toute tyrannie et oppression, que vous travaillerez sans relâche jusqu’à ce que règne la justice dans tous les pays, que vous conserverez un coeur pur et des mains nettes de toute action injuste. C’est la condition requise pour vous approcher de Dieu et c’est ce que j’attends de vous.

Causeries d’Abdu’l‐Bahá à Paris –  1911

Abdu’l-Bahá à Paris

Grâce à l’heureuse initiative d’une Américaine, Mme Phoebe Hearst, le 10 décembre 1898, une quinzaine d’occidentaux, de haut niveau culturel et social, résidant à Paris, arrivèrent en pèlerinage à Saint-Jean-d’Acre, pour rencontrer Abdu’l-Bahá, dans la ville-prison, où le retenait encore le gouvernement ottoman, maître de la Palestine. Cette rencontre confirma et précisa les projets de voyages que Abdu’l-Bahá réalisa en Europe 12 ans plus tard, quand les événements politiques le rendirent enfin libre de ses mouvements.

Le 5 octobre 1911, le Maître arrivait à Paris, pour un premier séjour de 7 semaines. Il y revint ensuite encore deux fois, en 1913.

Deux personnes ont joué un rôle prépondérant pour préparer le terrain d’accueil et le séjour de Abdu’l-Bahá à Paris : Laura Barney, une Américaine et Hippolyte Dreyfus, jeune avocat français qui, séduit par le message bahá’í, avait entrepris, dès son retour de Terre-Sainte, d’apprendre l’arabe et le persan afin de traduire et publier en français une partie des œuvres de Bahá’u’lláh. En 1905, le Livre de la Certitude, était paru aux éditions Ernest Leroux. En 1909, Les Leçons de Saint-Jean-d’Acre, recueil de “Questions-réponses” pour lequel Laura Barney avait fait de nombreux séjours à Saint-Jean-d’Acre, chez Abdu’l-Bahá, avaient ouvert aux chercheurs les portes du dialogue Orient-Occident, dans une langue simple et rationnelle.

La publication de ce livre, juste deux ans avant la venue de Abdu’l-Bahá à Paris a joué un double rôle: d’une part, l’effet de sa publication a aidé le groupe de fidèles chargés d’organiser le séjour du Maître à identifier les catégories de personnes intéressées aux questions spirituelles, d’autre part, la collaboration d’Hippolyte et de Laura, penchés sur la traduction de cet ouvrage leur avait fait découvrir leur penchant mutuel; leur mariage, en juillet 1911, précéda de trois mois l’arrivée de Abdu’l-Bahá. Ils s’installèrent 15 rue Greuze, dans le secteur du Trocadéro.

Plusieurs Bahá’ís habitaient dans le voisinage, également. Dès son arrivée, Abdu’l-Bahá fut conduit à l’appartement loué pour lui, au 4 avenue de Camoens, bel immeuble neuf, entresol, grand salon pour une centaine de personnes, un bureau pour le Maître, tout le confort. Les Dreyfus-Barney avaient mis tout leur cœur et leur compétence pour organiser le séjour parisien du Maître bien-aimé.

En 1903, le 6 octobre, le grand quotidien parisien, Le Temps, avait déjà publié un article sur le Babisme et le Bahaïsme, une simple demi-colonne, non signée, mais objective et bienveillante.

Le 3 novembre, 1911, dix-huit jours après l’arrivée de ‘Abdu’l-Bahá, Le Temps lui consacrait trois colonnes, sous la plume de Jean Lefranc. Les extraits suivants donnent bien la mesure de la prestance de ce personnage exceptionnel et du charme qu’il dégageait :

“Dans un logis de l’aristocratie, avenue de Camoens, à l’ombre du Trocadéro et de la Tour Eiffel, Abdu’l-Bahá reçoit chaque jour ses disciples. C’est un noble oriental à la longue barbe blanche, coiffé d’un turban blanc et vêtu d’une ample robe vert olive. Il ne parle que le persan mais sa voix est douce, et M. Hippolyte Dreyfus qui traduit en fervent bahá’í ses paroles exprime avec une éloquence fidèle la saveur biblique de son langage inspiré….”

“…J’ai entendu Abdu’l-Bahá, l’autre soir chez les Théosophes… Le lendemain je fus reçu chez lui…dans son cabinet de travail, il me prit les mains et les garda longtemps dans les siennes. Il me dit que la presse était une des plus grandes puissances du monde… Le visage vénérable de Abdu’l-Bahá, où brillent ses yeux jeunes, exprime l’intelligence et la bonté. Il est paternel, affectueux et simple; il inspire confiance et respect. Son pouvoir divin lui vient sans doute de savoir aimer les hommes et de savoir se faire aimer d’eux….” Et le journaliste de conclure : “Oh, que les religions sont belles quand elles ne sont pas encore ! »

“Le jardin qui réjouit les yeux et le cœur est celui où poussent côte à côte des fleurs de toutes les couleurs, de toutes formes et de tous parfums. C’est cet heureux contraste de couleurs qui en fait le charme et la beauté!…Il devrait en être ainsi des enfants des hommes. Les différences au sein de la famille humaine devraient être cause d’amour et d’harmonie”

Extrait des Causeries de Abdu’l-Bahá à Paris

 

O FRIEND! In the garden of thy heart

 

 

The Hidden Words

O FRIEND! In the garden of thy heart plant naught but the rose of love, and from the nightingale of affection and desire loosen not thy hold. Treasure the companionship of the righteous and eschew all fellowship with the ungodly.

 

Les paroles cachées

Verset: 2.3

O ami! Dans le jardin de ton coeur, ne plante que la rose d’amour; et du rossignol de l’affection et du désir, ne desserre pas ton étreinte. Chéris la compagnie des justes et abstiens-toi de toute relation avec les impies.

Bahá’u’lláh

 

Détachement, sincérité, loyauté, amour, intégrité, bonne foi, et bienveillance.

…vous devez vous comporter de manière à vous détacher comme un soleil brillant au milieu d’autres âmes. Si l’un d’entre vous entrait dans une ville, il devrait y devenir un centre d’attraction, par sa sincérité, sa loyauté et son amour, par son intégrité, sa bonne foi, la confiance qu’il inspire et sa tendre bienveillance à l’égard de tous, afin que les habitants de cette ville puissent s’écrier : Cette personne est sans aucun doute un Baha’i, car ses manières, son comportement, sa conduite, sa moralité et sa nature reflètent les qualités d’un Baha’i. C’est seulement lorsque vous parviendrez à cet état qu’on pourra dire que vous avez été fidèles envers l’alliance et le testament. En vérité, il a contracté, par des textes irréfutables, une alliance avec nous tous, exigeant de nous que nous agissions en conformité avec ses instructions et ses conseils sacrés.
(Sélections des Ecrits de ‘Abdu’l-Baha – M.E.B. édition 1983 – extrait 35, p.70)
 Ouvrir le livre Sélection des écrits d’Abdu’l-Baha

Levez-vous au nom de celui qui est l’objet de toute connaissance

Dieu veuille qu’en ces jours de célestes délices, vous ne vous priviez pas des douces saveurs du Très-Glorieux,et qu’en ce printemps spirituel, vous ayez votre part des torrents de sa grâce. Levez-vous au nom de celui qui est l’objet de toute connaissance et, dans un absolu détachement du savoir humain, élevez la voix pour proclamer sa cause. Je le jure par le soleil de la révélation divine ! À l’instant même, vous verrez jaillir de vos cœurs un flot de science divine et vous contemplerez les merveilles de sa céleste sagesse qui, dans toute leur gloire, se dérouleront à vos yeux. Si vous goûtiez à la douceur des paroles du Très-Miséricordieux, vous n’hésiteriez pas à renoncer à vous-mêmes et à offrir vos vies pour l’amour du Bien-Aimé.
(Bahá’u’lláh, Florilège d’Écrits,Bruxelles, MEB, 2006, paragr. 35.5, p. 57.)

Ô mes amis ! il vous appartient de rafraîchir et de raviver vos âmes par les gracieuses faveurs qui pleuvent sur vous en cet émouvant printemps divin. Le soleil de sa grande gloire a posé ses rayons sur vous et les nuages de sa grâce sans limite vous couvrent de leur ombre. Quelle est prodigue la récompense de celui qui ne se prive pas d’une si grande munificence, et qui ne manque pas de reconnaître, en sa nouvelle parure, la beauté de son Bien-Aimé ! Veillez, car le Malin est là, qui attend, prêt à vous prendre au piège. Protégez-vous de ses artifices perfides et, guidés par la lumière du nom de Dieu, le Clairvoyant, sortez des ténèbres qui vous environnent. Que votre vision soit universelle plutôt que confinée à vous-mêmes. Le Malin est celui qui entrave l’essor et le progrès spirituel des enfants des hommes.
(Bahá’u’lláh, Florilèges d’Écrits, paragr. 43.4, p. 64.)

L’homme est semblable à un arbre. S’il est orné de fruits, il a été et sera toujours l’objet de louanges et d’éloges. Autrement, un arbre sans fruits n’est bon qu’à mettre au feu. Les fruits de l’arbre humain sont exquis, hautement désirés et tendrement choyés. Parmi eux se trouvent un caractère droit, des actes vertueux et une bonne parole. Le printemps des arbres terrestres revient une fois par an, alors que celui des arbres humains arrive pendant les jours de Dieu – exaltée soit sa gloire. Si les arbres des vies humaines s’ornaient en ce divin printemps des fruits qui viennent d’être mentionnés, l’éclat de la lumière de la justice illuminerait, sans aucun doute, tous les habitants de la terre, et chacun d’eux vivrait dans la tranquillité et le contentement à l’ombre protectrice de celui qui est la raison d’être de toute l’humanité. L’eau pour ces arbres est l’eau vivifiante des paroles sacrées prononcées par le Bien-Aimé du monde. De tels arbres sont plantés en un instant, et l’instant suivant, leurs branches atteignent le ciel grâce aux ondées de la miséricorde divine. Un arbre desséché, par contre, n’a jamais été et ne sera jamais digne d’être mentionné.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh, Bruxelles, MEB, 1994, p. 267.)

Chaque chose doit nécessairement avoir une origine et chaque construction un constructeurEn vérité, le Verbe de Dieu est la cause qui a précédé le monde contingent – monde orné des splendeurs de l’Ancien des jours, mais qui est cependant continuellement renouvelé et régénéré. Incommensurablement exalté est le Dieu de sagesse qui a édifié cette structure sublime.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh, Bruxelles, p. 147.)

Persévère dans la pratique de la prière prescrite et des supplications matinales, afin que jour après jour, ta conscience s’affine et que, par le pouvoir de la connaissance de Dieu, tu déchires le voile de l’erreur des gens qui doutent, les menant ainsi vers son infaillible voie. Dans chaque réunion,tu devrais, tel un cierge, répandre la lumière de la connaissance divine.
(‘Abdu’l-Bahá, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne
, Bruxelles, MEB, 2000, p. 13.)

Ô mon frère ! Grandiose peut être la loi de la prière prescrite lorsque, par la miséricorde et la bonté de Dieu, on est capable de l’observer. Lorsqu’on commence à réciter la prière prescrite, on devrait se considérer comme détaché de toute chose créée et comme pur néant devant la volonté et le dessein de Dieu, de telle sorte qu’on ne voit que lui dans le monde de l’être. Telle est la condition des bien-aimés de Dieu et de ceux qui lui sont entièrement dévoués. Celui qui accomplit la prière prescrite de cette manière sera considéré par Dieu et par l’Assemblée céleste comme un de ceux qui ont vraiment offert cette prière.
(Bahá’u’lláh, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne
, p.4.)

Parmi les nouvelles prières prescrites qui furent révélées plus tard, la longue prière devrait être dite lorsqu’on se sent d’humeur à prier. En vérité, elle fut révélée de sorte que s’animerait et parlerait le rocher à qui on la réciterait, se déplacerait et fondrait la montagne à qui on l’adresserait. Heureux qui la récite et accomplit les préceptes de Dieu. Il suffit de lire une de ces prières.
(Bahá’u’lláh, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne, p.5.)
 Passages des Écrits