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O FRIEND! In the garden of thy heart

 

 

The Hidden Words

O FRIEND! In the garden of thy heart plant naught but the rose of love, and from the nightingale of affection and desire loosen not thy hold. Treasure the companionship of the righteous and eschew all fellowship with the ungodly.

 

Les paroles cachées

Verset: 2.3

O ami! Dans le jardin de ton coeur, ne plante que la rose d’amour; et du rossignol de l’affection et du désir, ne desserre pas ton étreinte. Chéris la compagnie des justes et abstiens-toi de toute relation avec les impies.

Bahá’u’lláh

 

Détachement, sincérité, loyauté, amour, intégrité, bonne foi, et bienveillance.

…vous devez vous comporter de manière à vous détacher comme un soleil brillant au milieu d’autres âmes. Si l’un d’entre vous entrait dans une ville, il devrait y devenir un centre d’attraction, par sa sincérité, sa loyauté et son amour, par son intégrité, sa bonne foi, la confiance qu’il inspire et sa tendre bienveillance à l’égard de tous, afin que les habitants de cette ville puissent s’écrier : Cette personne est sans aucun doute un Baha’i, car ses manières, son comportement, sa conduite, sa moralité et sa nature reflètent les qualités d’un Baha’i. C’est seulement lorsque vous parviendrez à cet état qu’on pourra dire que vous avez été fidèles envers l’alliance et le testament. En vérité, il a contracté, par des textes irréfutables, une alliance avec nous tous, exigeant de nous que nous agissions en conformité avec ses instructions et ses conseils sacrés.
(Sélections des Ecrits de ‘Abdu’l-Baha – M.E.B. édition 1983 – extrait 35, p.70)
 Ouvrir le livre Sélection des écrits d’Abdu’l-Baha

Levez-vous au nom de celui qui est l’objet de toute connaissance

Dieu veuille qu’en ces jours de célestes délices, vous ne vous priviez pas des douces saveurs du Très-Glorieux,et qu’en ce printemps spirituel, vous ayez votre part des torrents de sa grâce. Levez-vous au nom de celui qui est l’objet de toute connaissance et, dans un absolu détachement du savoir humain, élevez la voix pour proclamer sa cause. Je le jure par le soleil de la révélation divine ! À l’instant même, vous verrez jaillir de vos cœurs un flot de science divine et vous contemplerez les merveilles de sa céleste sagesse qui, dans toute leur gloire, se dérouleront à vos yeux. Si vous goûtiez à la douceur des paroles du Très-Miséricordieux, vous n’hésiteriez pas à renoncer à vous-mêmes et à offrir vos vies pour l’amour du Bien-Aimé.
(Bahá’u’lláh, Florilège d’Écrits,Bruxelles, MEB, 2006, paragr. 35.5, p. 57.)

Ô mes amis ! il vous appartient de rafraîchir et de raviver vos âmes par les gracieuses faveurs qui pleuvent sur vous en cet émouvant printemps divin. Le soleil de sa grande gloire a posé ses rayons sur vous et les nuages de sa grâce sans limite vous couvrent de leur ombre. Quelle est prodigue la récompense de celui qui ne se prive pas d’une si grande munificence, et qui ne manque pas de reconnaître, en sa nouvelle parure, la beauté de son Bien-Aimé ! Veillez, car le Malin est là, qui attend, prêt à vous prendre au piège. Protégez-vous de ses artifices perfides et, guidés par la lumière du nom de Dieu, le Clairvoyant, sortez des ténèbres qui vous environnent. Que votre vision soit universelle plutôt que confinée à vous-mêmes. Le Malin est celui qui entrave l’essor et le progrès spirituel des enfants des hommes.
(Bahá’u’lláh, Florilèges d’Écrits, paragr. 43.4, p. 64.)

L’homme est semblable à un arbre. S’il est orné de fruits, il a été et sera toujours l’objet de louanges et d’éloges. Autrement, un arbre sans fruits n’est bon qu’à mettre au feu. Les fruits de l’arbre humain sont exquis, hautement désirés et tendrement choyés. Parmi eux se trouvent un caractère droit, des actes vertueux et une bonne parole. Le printemps des arbres terrestres revient une fois par an, alors que celui des arbres humains arrive pendant les jours de Dieu – exaltée soit sa gloire. Si les arbres des vies humaines s’ornaient en ce divin printemps des fruits qui viennent d’être mentionnés, l’éclat de la lumière de la justice illuminerait, sans aucun doute, tous les habitants de la terre, et chacun d’eux vivrait dans la tranquillité et le contentement à l’ombre protectrice de celui qui est la raison d’être de toute l’humanité. L’eau pour ces arbres est l’eau vivifiante des paroles sacrées prononcées par le Bien-Aimé du monde. De tels arbres sont plantés en un instant, et l’instant suivant, leurs branches atteignent le ciel grâce aux ondées de la miséricorde divine. Un arbre desséché, par contre, n’a jamais été et ne sera jamais digne d’être mentionné.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh, Bruxelles, MEB, 1994, p. 267.)

Chaque chose doit nécessairement avoir une origine et chaque construction un constructeurEn vérité, le Verbe de Dieu est la cause qui a précédé le monde contingent – monde orné des splendeurs de l’Ancien des jours, mais qui est cependant continuellement renouvelé et régénéré. Incommensurablement exalté est le Dieu de sagesse qui a édifié cette structure sublime.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh, Bruxelles, p. 147.)

Persévère dans la pratique de la prière prescrite et des supplications matinales, afin que jour après jour, ta conscience s’affine et que, par le pouvoir de la connaissance de Dieu, tu déchires le voile de l’erreur des gens qui doutent, les menant ainsi vers son infaillible voie. Dans chaque réunion,tu devrais, tel un cierge, répandre la lumière de la connaissance divine.
(‘Abdu’l-Bahá, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne
, Bruxelles, MEB, 2000, p. 13.)

Ô mon frère ! Grandiose peut être la loi de la prière prescrite lorsque, par la miséricorde et la bonté de Dieu, on est capable de l’observer. Lorsqu’on commence à réciter la prière prescrite, on devrait se considérer comme détaché de toute chose créée et comme pur néant devant la volonté et le dessein de Dieu, de telle sorte qu’on ne voit que lui dans le monde de l’être. Telle est la condition des bien-aimés de Dieu et de ceux qui lui sont entièrement dévoués. Celui qui accomplit la prière prescrite de cette manière sera considéré par Dieu et par l’Assemblée céleste comme un de ceux qui ont vraiment offert cette prière.
(Bahá’u’lláh, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne
, p.4.)

Parmi les nouvelles prières prescrites qui furent révélées plus tard, la longue prière devrait être dite lorsqu’on se sent d’humeur à prier. En vérité, elle fut révélée de sorte que s’animerait et parlerait le rocher à qui on la réciterait, se déplacerait et fondrait la montagne à qui on l’adresserait. Heureux qui la récite et accomplit les préceptes de Dieu. Il suffit de lire une de ces prières.
(Bahá’u’lláh, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne, p.5.)
 Passages des Écrits

Le Báb (1819–1850)

Le Báb (1819–1850)

3.b. Figures centrales - Tombeau Bab
Le précurseur de la foi bahá’ie s’est donné le titre de Báb, la « porte » à travers laquelle ses contemporains pouvaient se préparer à la venue d’un second Messager de Dieu, Bahá’u’lláh, plus grand que lui, qui inaugurerait un âge de paix et de justice.

LES BONNES NOUVELLES (Bishárát) Tablettes révélées après le Kitáb-i-Aqdas

Les Bonnes Nouvelles Bisharat

Préface

Après avoir formulé, dans son Kitáb-i-Aqdas, les lois fondamentales de sa dispensation, Bahá’u’lláh, à mesure que sa mission approchait de son terme, énonça certains préceptes et principes qui résident au coeur même de sa foi, réaffirma les vérités qu’il avait antérieurement proclamées, élabora et clarifia certaines des lois déjà données, révéla de nouvelles prophéties et d’autres avertissements, et il institua des ordonnances secondaires destinées à compléter les clauses de son Très-Saint-Livre. Toutes ces instructions ont été enregistrées dans d’innombrables tablettes qu’il continua à révéler jusqu’aux derniers jours de sa vie terrestre… Ces tablettes – ultimes et puissantes émanations de sa plume infatigable – doivent prendre place parmi les oeuvres de choix issues de son esprit, et marquent la consommation de son long ministère de quarante années. [nota: Shoghi Effendi, “Dieu passe près de nous”, Maison d’éditions bahá’íes, Bruxelles, 1976, p. 207]
Porte ton attention sur les tablettes sacrées. Lis les Ishraqat, les Tajalliyat, les Paroles de Paradis, les Bonnes Nouvelles, les Tarazat et le Kitab -i- Aqdas (Livre le plus saint). Alors tu comprendras que ces enseignements célestes constituent l’unique remède pour un monde malade et souffrant, et qu’ils sont un baume bienfaisant pour les blessures de l’humanité. Ils sont l’esprit de vie, I’ arche du salut, I’ aimant qui attire sur ce monde la gloire éternelle, le pouvoir dynamique destiné à motiver la conscience humaine.
[nota: (SEA/1983, p. 60; 29:11) (EXTRAITS DES DISCOURS D »ABDU’L-BAHA)]

LES BONNES NOUVELLES (Bishárát)

Voici l’appel du Très-Glorieux lancé de l’horizon suprême de la prison d’Acre. Il est l’Interprète, l’Omniscient, le Bien-Informé.

Dieu, le Vrai, l’atteste et les révélateurs de ses noms et de ses attributs en témoignent : en lançant cet appel et en proclamant sa parole sublime, notre seule intention est de purifier l’oreille de la création tout entière des rumeurs mensongères par les eaux vivifiantes de la parole divine et de lui permettre d’être en parfaite harmonie avec cette parole sainte, glorieuse et exaltée qui jaillit de la source de la connaissance du Façonneur des cieux, du Créateur des noms. Heureux ceux qui jugent avec équité.
Ô peuples de la terre ! voici la première bonne nouvelle annoncée par le Livre mère, dans cette très grande révélation, à tous les peuples du monde : la loi sur la guerre sainte est effacée du Livre. Glorifié soit le Miséricordieux, le Seigneur de grâces abondantes qui ouvre grand la porte de la générosité céleste à tous ceux qui sont au ciel et sur la terre.

La deuxième bonne nouvelle :
Il est permis aux peuples et aux phratries du monde de s’associer dans la joie et l’allégresse. Ô peuple ! rencontrez les disciples de toutes les religions dans un esprit d’amitié et de fraternité. C’est ainsi que se lève le soleil de son approbation et de son autorité au-dessus de l’horizon du décret de Dieu, le Seigneur des mondes.

La troisième bonne nouvelle :
concerne l’étude des langues. Ce décret a coulé précédemment de la plume du Très-Haut. Il appartient aux souverains du monde – que Dieu les assiste ! – ou aux gouvernements de se consulter et d’adopter une des langues existantes ou une langue nouvelle à enseigner aux enfants dans les écoles du monde entier ; il en sera de même pour l’écriture. Ainsi la terre entière sera considérée comme un seul pays. Heureux celui qui entend son appel et observe ce que lui ordonne Dieu, le Seigneur du trône majestueux.

La quatrième bonne nouvelle :
Si l’un des rois – que Dieu les aide ! -, se lève pour protéger et aider ce peuple opprimé, tous doivent rivaliser d’amour et de dévouement à son égard. Ceci incombe à chacun. Heureux ceux qui agissent dans ce sens.

La cinquième bonne nouvelle :
Où qu’ils résident, les membres de ce peuple doivent se comporter envers le gouvernement de leur pays avec loyauté, honnêteté et fidélité. C’est ce qui est révélé sur l’ordre de celui qui décrète, l’Ancien des jours.

Il incombe impérativement à tous les peuples du monde, sans exception, d’apporter leur aide à cette grande Cause venue du ciel de la volonté du Dieu éternel, dans l’espoir que les eaux vivifiantes de la sagesse divine, les conseils et les exhortations célestes étouffent les feux de l’animosité qui brûlent dans le coeur de certains peuples de la terre, et que la lumière de l’unité et de la concorde brille et rayonne sur le monde.

Nous caressons l’espoir que, grâce aux efforts soutenus des hérauts de la puissance de Dieu – exaltée soit sa gloire -, les armes de guerre à travers le monde soient converties en instruments de
reconstruction et que les luttes, les conflits soient rayés de la vie des hommes.

La sixième bonne nouvelle :
est l’établissement de la paix mineure dont les détails sont déjà révélés par notre plume très exaltée. Grande est la félicité de celui qui la défend et qui observe ce qui est ordonné par Dieu, l’Omniscient, le Sage.

La septième bonne nouvelle :
Le choix des vêtements, de la coupe de la barbe et sa forme est laissé à la discrétion des hommes. Mais prenez garde, ô peuples, de ne pas devenir le jouet de l’ignorant.

La huitième bonne nouvelle :
Les actes pieux des moines et des prêtres, disciples de l’Esprit [nota: Jésus] – la paix de Dieu soit sur lui – sont évoqués en sa présence. Cependant, qu’ils abandonnent, en ce jour, leur vie recluse, dirigent leurs pas vers le monde séculier et oeuvrent pour leur profit et celui des autres. Nous leur permettons de se marier afin de donner au monde un enfant qui fera mention de Dieu, le Seigneur du visible et de l’invisible, le Seigneur du trône exalté.

La neuvième bonne nouvelle :
Lorsque le pécheur prend conscience d’être détaché et libre de tout excepté de Dieu, qu’il implore son indulgence et son pardon. La confession publique des péchés et des fautes n’est pas acceptable, car elle n’a jamais conduit et ne conduira jamais au pardon divin. En outre, une telle confession engendre humiliation et honte chez la personne, et Dieu – exaltée soit sa gloire – ne souhaite pas l’humiliation de ses serviteurs. Il est en vérité le Compatissant, le Miséricordieux. Le pécheur devrait, seul face à Dieu, implorer la grâce de l’Océan de miséricorde, demander le pardon du Ciel de générosité et dire :

Ô Dieu, mon Dieu ! je t’implore par le sang de tes amants sincères qui, enivrés par ta douce parole, se hâtent vers le pinacle de gloire, lieu du martyre très glorieux, et je te supplie, par les mystères enchâssés dans ta connaissance et les perles précieusement gardées dans l’océan de ta générosité, de m’accorder ton pardon, ainsi qu’à mon père et à ma mère. De ceux qui font preuve de miséricorde, tu es en vérité le plus miséricordieux. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, Celui qui toujours pardonne, le Très-Généreux.

Ô Seigneur ! tu me vois, quintessence du péché, me tourner vers l’océan de tes faveurs ; tu me vois, faible, rechercher le royaume de ta puissance divine et pauvre, me tourner vers le soleil de ta richesse. Ô Seigneur, par ta miséricorde et par ta grâce, ne me déçois pas, ne m’exclus pas des révélations de ta générosité en tes jours, ne me ferme pas la porte que tu as ouverte toute grande à ceux qui vivent dans tes cieux et sur ta terre.

Hélas ! hélas ! mes fautes m’ont empêché d’approcher la cour de ta sainteté et mes offenses sont la cause de mon errance loin du tabernacle de ta majesté. J’ai commis ce que tu m’avais interdit de commettre et j’ai ignoré ce que tu m’avais ordonné d’observer.

Par le souverain Seigneur des noms, je te prie de consigner, avec la plume de ta générosité, ce qui me permettra de m’approcher de toi et me lavera des péchés qui se dressent entre ta clémence, ton pardon et moi.

Tu es en vérité le Puissant, le Généreux. Il n’est d’autre Dieu que toi, le Fort, l’Indulgent.

La dixième bonne nouvelle :
En signe de la grâce de Dieu, Révélateur de cette très grande nouvelle, nous avons effacé des saintes Écritures et des Tablettes, la loi prescrivant la destruction des livres.

La onzième bonne nouvelle :
Il est permis d’étudier les sciences et les arts pour autant que ces sciences soient utiles et contribuent au progrès et à l’évolution des peuples. Ainsi en est-il décrété par Celui qui ordonne, le Sage.

La douzième bonne nouvelle :
À chacun d’entre vous, il est enjoint d’exercer une activité, artisanat, commerce ou autre. En signe de générosité, nous avons élevé cette activité au rang de culte rendu à Dieu, le Vrai. Méditez en votre coeur la bienveillance et la faveur de Dieu, et rendez-lui grâce à l’aube et au crépuscule. Ne perdez pas votre temps dans l’oisiveté et la paresse. Consacrez-vous à ce qui sera profitable à vous et aux autres. Ainsi en est-il décidé dans cette Tablette à l’horizon de laquelle resplendit le soleil de la sagesse et de la parole.

Aux yeux de Dieu, les hommes les plus méprisables sont ceux qui vivent dans l’oisiveté et la mendicité. Saisissez la corde des moyens matériels et placez votre entière confiance en Dieu, le Dispensateur de tous les moyens. Selon Dieu, celui qui s’engage dans l’artisanat ou le commerce effectue un acte d’adoration, et ceci n’est qu’un signe de sa générosité infinie et universelle.

La treizième bonne nouvelle :
Les hommes de la Maison de justice de Dieu sont chargés des affaires du peuple. En vérité, ils sont les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et les sources d’autorité dans ses pays.

Ô peuple de Dieu ! la justice éduque le monde, car elle est soutenue par deux piliers, récompense et punition. Ces deux piliers sont les sources de la vie du monde. Chaque jour voit surgir un nouveau problème, chaque problème appelle une solution appropriée ; aussi, ces affaires seront-elles remises entre les mains des membres de la Maison de justice qui agiront selon les besoins et les nécessités de l’époque. Ceux qui, pour l’amour de Dieu, se lèvent pour servir sa cause reçoivent l’inspiration divine du royaume invisible. Il appartient à chacun de leur obéir. Toutes les affaires de l’État doivent être soumises à la Maison de justice, mais les actes d’adoration doivent être observés tels que Dieu les a révélés dans son Livre.

Ô peuple de Bahá ! vous êtes l’orient de l’amour de Dieu, l’aube de sa tendre bonté. Ne souillez pas votre langue en insultant et en injuriant une âme, et protégez vos yeux contre la malséance. Faites part de ce que vous possédez. Si cela est reçu favorablement, vous avez atteint votre but ; si ce n’est pas le cas, il est vain de protester. Laissez cette âme à elle-même et tournez-vous vers le Seigneur, le Protecteur, l’Absolu. Ne soyez pas cause de griefs, encore moins de discordes et de conflits. Je chéris l’espoir que vous receviez une éducation véritable à l’ombre de l’arbre de sa tendre miséricorde et que vous agissiez conformément à ce que Dieu désire. Vous êtes tous les feuilles d’un seul arbre, les gouttes d’un seul océan.

La quatorzième bonne nouvelle :
Il n’est pas nécessaire d’entreprendre des voyages particuliers pour se rendre aux tombeaux des morts. Si des personnes fortunées offrent le coût de tels voyages à la Maison de justice, cela sera agréable et acceptable aux yeux de Dieu. Heureux ceux qui observent ses préceptes.

La quinzième bonne nouvelle :
Bien qu’une forme républicaine de gouvernement soit avantageuse pour tous les peuples du monde, la majesté de la royauté est un des signes de Dieu. Nous ne désirons pas que les pays en soient dépourvus. En la présence de Dieu, grande sera la récompense des gens avisés qui combinent ces deux formes en une seule.

Dans les religions précédentes, des décrets tels que la guerre sainte, la destruction des livres, l’interdiction de s’associer ou de sympathiser avec d’autres peuples ou de lire certains livres ont été promulgués et soutenus conformément aux exigences de l’époque ; mais dans cette révélation puissante, dans cette proclamation capitale, les multiples dons et faveurs de Dieu enveloppent tous les hommes et, de l’horizon de la volonté du Seigneur éternel, son décret infaillible a prescrit tout ce que nous venons d’énoncer.

Nous rendons grâce à Dieu – que son nom soit sanctifié et glorifié – pour tout ce qu’il a généreusement révélé en ce jour béni, glorieux et incomparable. Si chacun sur terre possédait une infinité de langues, rendait continûment grâce à Dieu et magnifiait son nom jusqu’à la fin qui ne connaît pas de fin, ces actions de grâces ne seraient pas suffisantes pour mériter une seule des faveurs que nous avons mentionnées dans cette Tablette. De ceci atteste chaque homme sage et avisé, éclairé et savant.

Nous implorons Dieu – exaltée soit sa gloire – d’aider les dirigeants et les souverains, détenteurs du pouvoir et sources de la gloire, à mettre en vigueur ses lois et ses décrets. Il est en vérité l’Omnipotent, le Tout-Puissant, celui qui toujours répond à l’appel des hommes.

Tablettes révélées après le Kitáb-i-Aqdas

En ce qui concerne la vie économique LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE Message du 1er Mars 2017

En ce qui concerne la vie économique – Message du 01 Mars 2017-fr

Message du 01 Mars 2017 revise-ASN-France

T R A D U C T I O N

1er mars 2017

Aux bahá’ís du monde

Très chers amis,

Dans un monde de plus en plus interconnecté, les conditions sociales de tous les peuples sont davantage mises en lumière, ce qui donne une plus grande visibilité à leur situation. Bien que certains événements permettent d’espérer, beaucoup de choses devraient peser lourd sur la conscience du genre humain. L’iniquité, la discrimination et l’exploitation empoisonnent la vie de l’humanité, apparemment insensible aux traitements administrés par les programmes politiques de toute sorte. L’incidence économique de ces afflictions a provoqué de longues souffrances chez tant de gens, de même que de profonds défauts structurels dans la société. Aucune personne dont le coeur a été attiré par les enseignements de la Beauté bénie ne peut rester insensible à ces conséquences. « Le monde est en désarroi », observe Bahá’u’lláh dans le Lawḥ-i-Dunyá, « et la dernière confusion règne dans l’esprit de ses habitants. Nous implorons le Tout-Puissant pour qu’il les illumine, par sa grâce, de la gloire de sa justice et leur permette de découvrir ce qui leur sera profitable en tout temps et en toutes circonstances. » Alors que la communauté bahá’íe s’efforce de contribuer, sur le plan de la pensée et sur le plan de l’action, à l’amélioration du monde, la situation défavorable que connaissent de nombreuses populations exigera de plus en plus son attention.

Le bien-être de tout segment de l’humanité est inextricablement lié au bien-être de tous. Quand un ou l’autre groupe se préoccupe de son propre bien-être sans tenir compte de celui de ses voisins ou cherche à réaliser des gains économiques sans égard à leurs conséquences sur l’environnement naturel qui pourvoit à la subsistance de tous, la vie collective de l’humanité en souffre. Une opposition obstinée fait donc obstacle au progrès social : constamment, l’avarice et l’égoïsme l’emportent au détriment du bien commun. Des quantités abusives de richesses sont amassées, et l’instabilité qui s’ensuit est aggravée par la répartition si inégale des revenus et des chances, tant entre les nations qu’en leur sein. Mais il ne doit pas nécessairement en être ainsi. Peu importe dans quelle mesure ces conditions sont le produit de l’histoire, elles n’ont pas à définir l’avenir, et même si les approches actuelles de la vie économique ont pu satisfaire les besoins au stade de l’adolescence de l’humanité, elles sont certainement inadaptées à l’aube de l’ère de sa maturité. Rien ne justifie qu’on perpétue des structures, des règles et des systèmes qui ne parviennent manifestement pas à servir les intérêts de tous les peuples. Les enseignements de la Foi ne laissent pas de place au doute : la production, la distribution et l’utilisation de la richesse et des ressources comportent une dimension morale inhérente.

Les tensions qu’entraîne le long processus de transition d’un monde divisé vers un monde uni se font sentir dans les relations internationales autant que dans les divisions de plus en plus profondes qui affectent les sociétés, grandes et petites. Ces modes de pensée dominants se révélant gravement déficients, le monde a désespérément besoin d’une éthique commune, d’un système infaillible pour faire face aux crises qui s’accumulent tels des nuages menaçants. La vision qu’offre Bahá’u’lláh remet en question plusieurs des présupposés qu’on autorise à façonner le discours contemporain – par exemple, que l’égoïsme, loin de devoir être réfréné, entraîne la prospérité, et que le progrès dépend de son expression dans une concurrence acharnée. Juger de la valeur d’une personne surtout en fonction de ce qu’elle peut accumuler et de la somme des biens qu’elle peut consommer comparativement aux autres est totalement étranger à la pensée bahá’íe. Mais les enseignements n’approuvent pas non plus un rejet catégorique de la richesse comme étant intrinsèquement répugnante ou immorale, et l’ascétisme est interdit. La richesse doit servir l’humanité. Son utilisation doit se faire en accord avec les principes spirituels ; des systèmes doivent être créés en s’inspirant de ces principes. De plus, selon les paroles mémorables de Bahá’u’lláh, « aucune lumière ne peut être comparée à la lumière de la justice. C’est d’elle que dépendent l’établissement de l’ordre dans le monde et la tranquillité des nations ».

Bien que, dans sa révélation, Bahá’u’lláh n’expose pas de système économique détaillé, la réorganisation de la société humaine est un thème qui revient constamment dans l’ensemble de ses enseignements. L’examen de ce thème suscite inévitablement des questions liées à l’économie. Bien sûr, l’ordre futur conçu par Bahá’u’lláh est bien supérieur à tout ce que peut imaginer la génération actuelle. Néanmoins, son avènement éventuel dépendra d’efforts tenaces, de la part de ses adeptes, pour mettre ses enseignements en application aujourd’hui. Dans cette optique, nous espérons que les commentaires qui suivent susciteront une réflexion sérieuse et constante chez les amis. L’objectif consiste à comprendre comment prendre part aux affaires matérielles de la société d’une façon qui soit conforme aux préceptes divins et comment, concrètement, la justice et la générosité, la collaboration et la réciprocité peuvent favoriser la prospérité collective.

Notre appel à examiner les incidences de la révélation de Bahá’u’lláh sur la vie économique vise à atteindre les institutions et les communautés bahá’íes, mais il s’adresse plus particulièrement à chaque croyant. Pour qu’apparaisse un nouveau modèle de vie communautaire, modelé sur les enseignements, l’ensemble des fidèles ne doivent-ils pas manifester, dans leur vie, la rectitude de conduite qui est l’une de ses caractéristiques les plus distinctives ? Chaque choix que fait un bahá’í – en tant qu’employé ou employeur, producteur ou consommateur, emprunteur ou prêteur, bienfaiteur ou bénéficiaire – laisse une trace, et l’obligation morale de mener une vie cohérente requiert que les décisions économiques qu’il prend soient conformes à des idéaux élevés, que la pureté des actions accomplies pour remplir ces buts soit à la mesure de la pureté de ses objectifs. Bien entendu, les amis se tournent habituellement vers les enseignements pour fixer la norme à atteindre. Mais l’implication croissante de la communauté dans la société exige qu’on porte une attention toujours plus grande à la dimension économique de l’existence sociale. Surtout dans les groupements où le processus de construction communautaire commence à accueillir un nombre considérable de personnes, les exhortations contenues dans les Écrits bahá’ís doivent de plus en plus éclairer les relations économiques au sein des familles, des quartiers et des populations. Non satisfaits des valeurs qui prévalent dans l’ordre actuel qui les entoure, les amis, partout, devraient envisager d’appliquer les enseignements à leur vie et, profitant des possibilités que leur offre leur situation, apporter leurs contributions personnelles et collectives à la justice économique et au progrès social, et ce, où qu’ils résident. Ces efforts s’ajouteront à la masse grandissante de connaissances sur ce sujet.

La réalité spirituelle de l’homme constitue un concept fondamental à explorer dans ce contexte. Dans la révélation de Bahá’u’lláh, la noblesse inhérente à chaque être humain est proclamée sans équivoque ; il s’agit d’un principe fondamental de la croyance bahá’íe, sur lequel repose tout espoir pour l’avenir de l’humanité. La capacité de l’âme à rendre manifestes tous les noms et attributs de Dieu – celui qui est le Compatissant, le Dispensateur, le Généreux – est maintes fois affirmée dans les Écrits. La vie économique est un domaine dans lequel peuvent s’exprimer l’honnêteté, l’intégrité, la droiture, la générosité et d’autres qualités de l’esprit. L’individu n’est pas simplement une unité économique intéressée, s’appliquant à revendiquer une part toujours plus grande des ressources matérielles du monde. « Du service et de la vertu découle le mérite de l’homme, déclare Bahá’u’lláh, et non de l’étalage des biens et des richesses. » Puis il ajoute : « Ne dilapidez pas la richesse de votre vie si précieuse par un attachement mauvais et corrompu, et ne consacrez pas vos forces à promouvoir votre intérêt personnel. » En se consacrant au service de son prochain, on trouve un sens et un but à sa vie et on contribue à élever la société même. Au début de son célèbre traité, Le secret de la civilisation divine, ‘Abdu’l-Bahá affirme :

Et l’honneur et la distinction de l’individu résident en ceci que, parmi les multitudes du monde, il devienne une source de bien social. Peut-on concevoir un plus grand bienfait que celui-ci : un individu, regardant en lui-même, découvre que, par la grâce fortifiante de Dieu, il est devenu une cause de paix et de bienêtre, de bonheur et d’avantage pour ses frères ? Non, par le seul vrai Dieu, il n’y a pas de plus grande bénédiction ni de plus complet délice !

Dans cette perspective, plusieurs activités économiques apparemment banales revêtent une nouvelle signification en raison de leur potentiel à contribuer au bien-être et à la prospérité de l’humanité. « Chacun doit pratiquer une profession, un métier ou un artisanat, explique le Maître, afin de pouvoir porter le fardeau des autres et éviter d’être lui-même un fardeau pour autrui. » Bahá’u’lláh exhorte les démunis à « s’efforce[r] de trouver des moyens d’existence », alors que ceux qui possèdent la richesse « doivent aux pauvres les plus grands égards ». « La richesse, affirme ‘Abdu’l-Bahá, est louable au plus haut point si elle est acquise par l’effort personnel d’un individu et avec la grâce de Dieu, dans le commerce, l’agriculture, l’art et l’industrie et si elle est employée à des buts philanthropiques. » Parallèlement, les Paroles cachées sont remplies de mises en garde contre son dangereux attrait, qui préviennent que la richesse est une « lourde barrière » entre le croyant et le légitime Objet de son adoration. Il n’est donc pas étonnant que Bahá’u’lláh exalte le rang du riche que la richesse n’empêche pas d’accéder au royaume éternel ; la splendeur d’une telle âme « illumine les habitants du paradis comme le soleil éclaire les peuples de la terre ». ‘Abdu’l-Bahá déclare que « si un individu, judicieux et plein de ressources, introduisait des mesures qui enrichiraient universellement les masses, il ne pourrait exister de plus grande entreprise et elle serait, aux yeux de Dieu, la réalisation suprême ». Car la richesse est fort louable « pour autant que toute la population en jouisse ». Examiner sa vie afin de déterminer ce qui constitue une nécessité, puis s’acquitter avec joie de son obligation relative à la loi du ḥuqúqu’lláh est une discipline indispensable pour établir un équilibre dans ses priorités, purifier toutes les richesses qu’on possède, et s’assurer que la part qui constitue le droit de Dieu pourvoit au bien commun. En tout temps, le contentement et la modération, la générosité et la solidarité, le sacrifice et la confiance en le Tout-Puissant sont des qualités qui conviennent à l’âme qui craint Dieu.

Les forces du matérialisme mettent en avant un argument fort contradictoire : que le bonheur dépend de l’acquisition perpétuelle, que plus on possède de choses, mieux c’est, que se préoccuper de l’environnement peut toujours attendre. Ces messages attrayants alimentent un sentiment d’être investi d’un droit personnel qui s’enracine de plus en plus solidement et qui emprunte le langage de la justice et des droits pour maquiller l’égoïsme. L’indifférence devant les épreuves qui accablent autrui devient usuelle alors que divertissement et distractions ludiques sont consommés avec avidité. L’influence démoralisante du matérialisme s’insinue dans chaque culture, et tous les bahá’ís reconnaissent qu’à moins de s’efforcer de demeurer vigilants devant ses effets, ils sont susceptibles d’adopter jusqu’à un certain point, sans le vouloir, la vision du monde qu’il véhicule. Les parents doivent être pleinement conscients que les enfants, même dans leur tendre enfance, s’imprègnent des normes de leur milieu. Le programme d’autonomisation spirituelle des préjeunes encourage le discernement éclairé à un âge où l’appel du matérialisme se fait plus insistant. L’accès à l’âge adulte implique une responsabilité, qu’on partage avec sa génération : celle de ne pas permettre aux préoccupations matérielles de dissimuler l’injustice et le dénuement. Avec le temps, les qualités et les attitudes que les cours de l’institut de formation cultivent grâce au contact avec la parole de Dieu aident chacun à voir au-delà des chimères que le monde utilise, à chaque étape de la vie, pour détourner l’attention du service et la fixer sur le moi. Et en dernière analyse, étudier la parole de Dieu de façon systématique et en explorer les implications permet de prendre davantage conscience de la nécessité de gérer ses affaires matérielles conformément aux enseignements divins.

Très chers amis, les extrêmes de richesse et de pauvreté dans le monde deviennent de plus en plus intolérables. Alors que l’iniquité persiste, l’ordre établi est perçu comme incertain, et ses valeurs sont remises en question. Quelles que soient les épreuves auxquelles un monde déchiré devra faire face dans l’avenir, nous implorons le Tout-Puissant d’aider ses bien-aimés à surmonter tout obstacle dans leur sentier et à servir l’humanité. Plus une communauté bahá’íe est présente au sein d’une population, plus elle est responsable de s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté dans son milieu. Bien que les amis en soient encore à leurs toutes premières expériences dans ce type de travail et dans leur participation aux discours qui y sont liés, le processus de construction communautaire du Plan de cinq ans crée partout un environnement idéal pour accroître, petit à petit mais de façon constante, le savoir et l’expérience sur l’objectif supérieur de l’activité économique. Dans le contexte de l’oeuvre séculaire que constitue l’édification d’une civilisation divine, puisse cette exploration devenir, dans les années à venir, une particularité plus marquée de la vie communautaire, de la pensée institutionnelle et de l’action individuelle.

[signé : La Maison universelle de justice]

Vraie richesse

Vraie richesse

La lumière qui se réfléchit dans un miroir est sa richesse. Sans la lumière, le miroir n’a peu de valeur. Nos qualités spirituelles, nos connaissances, notre service à l’humanité sont notre vraie richesse. Les besoins matériels sont nécessaires et acceptables mais seulement si l’on s’en sert pour promouvoir les vertus humaines et le bonheur.

Bahá’u’lláh a dit:

‘Le mérite de l’homme repose sur le service et la vertu, et non sur le déploiement des biens et des richesses. Prenez soin de purifier vos paroles des chimères et des désirs terrestres et de laver vos actes de la ruse et de la suspicion. Ne gaspillez pas la richesse de votre précieuse vie à poursuivre  un attachement mauvais et corrompu, et que vos efforts ne soient pas consacrés à promouvoir votre intérêt personnel.’

Qualités Spirituelles

Qualités Spirituelles

La manière dont nous possédons des qualités spirituelles diffère profondément de la manière dont nous possédons des choses matérielles. Quand un miroir réfléchit le soleil, dans un sens, il possède l’image du soleil. Mais en fait, le soleil ne se trouve pas dans le miroir. Nos qualités spirituelles sont des dons de Dieu que nous recevons lorsque nous tournons le miroir de notre coeur vers lui.

Abdu’l-Bahá a dit:

‘Le plus important pour nous est de polir le miroir de notre coeur afin qu’il soit éclairé et devienne réceptif à la lumière divine. Un coeur peut avoir la capacité d’un miroir poli un autre peut être recouvert et obscurci par la poussière et les scories de ce monde. Bien que le même soleil brille sur tous les deux, dans un miroir poli pur et sanctifié, on peut contempler le soleil dans toute sa plénitude, sa gloire et sa puissance, révélant sa majesté et son affluence: tandis que dans un miroir terni et voilé, il n’y a aucune capacité de réflexion, même si le soleil lui envoie ses rayons de la même manière, sans en être aucunement amoindri ou défavorisé. Nous devons donc chercher à polir le miroir de notre coeur, afin que chacun de nous devienne un réflecteur de cette lumière et un réceptacle des bontés divines qui pourront alors y être pleinement révélées.’

Enseignement et Vie Intérieure

 

“L’institution de l’école constitue une partie vitale et inséparable de toute campagne d’enseignement et pour cette raison, les croyants doivent lui accorder la très grande importance qu’elle mérite sur le plan et les activités de l’enseignement. Elle devrait offrir aux croyants l’occasion d’approfondir leur connaissance des enseignements par des cours, des discussions et au moyen d’une vie communautaire étroite et intense. »
“Ce n’est pas par la force de notre nombre, ce n’est pas par la simple présentation d’un éventail de nouveaux et nobles principes, ce n’est pas par une campagne d’enseignement organisée, aussi soignée soit-elle et même si c’est à l’échelle mondiale, ce n’est pas par la fermeté́ de notre foi ou l’exaltation de notre enthousiasme, que nous pouvons espérer, en fin de compte, faire valoir, aux yeux d’une époque critique et sceptique, la revendication suprême de la révélation d’Abhá. Une chose et une seule chose assurera infailliblement et à elle seule le triomphe indiscutable de cette Cause sacrée, à savoir, la mesure dans laquelle notre vie intérieure et notre caractère privé reflètent les nombreux aspects de la splendeur de ces principes éternels proclamés par Bahá’u’lláh.”
(Shoghi Effendi)

Au moment de la révélation, tous les hommes ont le même rang

Au moment de la révélation, tous les hommes ont le même rang. Par la suite, ils deviennent différents en fonction du fait qu’ils acceptent ou rejettent, s’élèvent ou chutent, se meuvent ou restent immobiles, reconnaissent ou refusent. 

Par exemple, le seul vrai Dieu, magnifiée soit sa gloire, demande par l’intermédiaire de sa Manifestation : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? »

L’âme qui répond « Oui, en vérité ! » est élevée, aux yeux de Dieu, parmi les plus remarquables. Nous voulons dire ceci : Avant que le Verbe de Dieu ne soit dispensé tous les hommes sont égaux, leur rang est identique. Les différences n’apparaissent qu’ensuite comme tu l’as sans doute remarqué.”

Bahá’u’lláh, Tabernacle de l’Unité, Section II, Verset: 2.50, p…

“Le rang qu’atteindra celui qui a réellement reconnu cette Révélation est le même que celui qui est accordé à ceux d’entre les prophètes de la maison d’Israël non considérés comme des Manifestations “douées d’immuabilité.”

Voulant donner une appréciation du rang du vrai croyant, Il remarque : “Par les douleurs qui affligent la beauté du Très Glorieux ! Le rang prescrit pour le vrai croyant est tel que si la plus infime portion de sa gloire devait être dévoilé à l’humanité, chaque observateur serait consumé du désir de l’atteindre. Il a été pour cette raison décrété qu’ici-bas, le plein éclat de la gloire de son propre rang serait celé aux yeux d’un tel croyant.” Baha’u’llah affirme encore que “si le voile était levé, si toute la gloire de la position de ceux qui se sont entièrement donnés à Dieu, en renonçant au monde par amour pour lui, était rendue manifeste, toute la création serait confondue d’étonnement.”

Bahá’u’lláh, cite par Shoghi Effendi dans  La dispensation de Baha’u’llah Shoghi Effendi