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A True Bahá’í

A student of the modern methods of the higher criticism asked ‘Abdu’l-Bahá if he would do well to continue in the church with which he had been associated all his life, and whose language was full of meaning to him. ‘Abdu’l-Bahá answered: “You must not dissociate yourself from it. Know this; 98 the Kingdom of God is not in any Society; some seekers go through many Societies as a traveller goes through many cities till he reach his destination. If you belong to a Society already do not forsake your brothers.

You can be a Bahá’í-Christian, a Bahá’í-Freemason, a Bahá’í-Jew, a Bahá’í-Muḥammadán. The number nine contains eight, and seven, and all the other numbers, and does not deny any of them. Do not distress or deny anyone by saying ‘He is not a Bahá’í!’ He will be known by his deeds. There are no secrets among Bahá’ís; a Bahá’í does not hide anything.”

‘Abdu’l-Bahá in London

Le Coeur Pur

Quand on Lui demanda une définition d’un coeur pur, ‘Abdu’l-Bahá dit: “Le coeur pur est celui qui est entièrement coupé du moi. Etre altruiste c’est être pur”.

(‘Abdu’l-Bahá, ‘Abdu’l-Bahá à Londres, Chapitre 2.46)

 

Il est facile de lire les saintes Ecritures, mais c’est uniquement avec un coeur pur et un esprit clair qu’on peut comprendre leur véritable signification. Demandons l’aide de Dieu afin d’être capables de comprendre les livres saints.

Prions pour que les yeux voient, pour que les oreilles entendent, et pour les coeurs qui désirent ardemment la paix.

La grâce éternelle de Dieu est incommensurable. De tout temps, Il a choisi certaines âmes sur lesquelles Il a répandu la divine bonté de son coeur, illuminant leur esprit de lumière céleste, leur révélant les mystères sacrés, et présentant à leurs yeux, dans toute sa pureté, le miroir de Vérité. Ce sont les disciples de Dieu, et sa bonté n’a pas de limites.

Vous qui êtes les serviteurs du Très-Haut, vous pouvez aussi être des disciples. Les trésors de Dieu sont infinis. L’esprit qui souffle à travers les saintes Ecritures est une nourriture pour tous ceux qui ont faim.

Dieu, qui s’est révélé aux prophètes, donnera sûrement le pain quotidien ainsi qu’une part de ses richesses à tous ceux qui le lui demanderont avec constance.

Abdu’l-Bahá, Les Causeries d’’Abdu’l-Bahá à Paris, Chapitre: I

Attachez-vous plutôt à rechercher des coeurs qui soient purs

Ne vous arrêtez pas à considérer votre petit nombre, mais attachez-vous plutôt à rechercher des coeurs qui soient purs. Une seule âme consacrée es: préférable à des milliers d’autres.
Si un petit nombre de personnes se rassemblent avec amour, dans un esprit de pureté et de sainteté absolues, le coeur détaché du monde, éprouvant les émotions du royaume ainsi que les puissantes forces magnétiques du Divin, et unies dans leur heureuse fraternité, un tel rassemblement exercera son influence sur toute la terre.
La nature de ce groupe de personnes, les mots qu’elles prononcent, les actes qu’elles exécutent, contribueront à libérer les célestes bienfaits, à faire sentir les prémisses de la béatitude éternelle. Les armées de l’assemblée divine les défendront et les anges du paradis d’Abha, tour à tour, se porteront à leur secours.
Les confirmations de Dieu et de ses célestes pouvoirs, voilà le sens du mot “anges”. De même les anges sont des êtres bénis qui ont rompu leurs liens avec ce monde inférieur, se sont dégagés de la chaîne du moi et des désirs charnels, et ont ancré leurs coeurs dans les célestes royaumes du Seigneur.
Ils appartiennent au Royaume, ils sont célestes; ils appartiennent à Dieu, ils sont spirituels; ils sont les révélateurs de la munificente grâce divine, les aurores de ses bienfaits spirituels.
Ö servante de Dieu! Loué soit Dieu, ton époux affectionné a perçu le doux parfum des brises odorantes qui émanent des jardins célestes. Tu dois maintenant, jour après jour, par l’amour de Dieu et par tes bonnes actions, l’attirer toujours plus près de la Foi.

‘’Abdu’l-Bahá, Selection des Écrits d’’Abdu’l-Bahá, Chapitre: #8

Des devoirs de sympathie et de bonté envers les étrangers

1. Des devoirs de sympathie et de bonté envers les étrangers

(1.1)
Dès qu’un homme se tourne vers Dieu, il voit le soleil resplendir partout. Tous les hommes deviennent ses frères.

(1.2)
Quand vous vous trouvez avec des étrangers, que le souci des conventions ne vous rende pas froid et distant. Ne les considérez pas avec suspicion comme des malfaiteurs, des voleurs ou des rustres. Vous estimez nécessaire d’être prudent, de ne pas courir le risque de lier connaissance avec des personnes peut-être indésirables. Je vous demande de ne pas songer uniquement à vous-mêmes.

(1.3)
Soyez bons pour les étrangers, qu’ils soient Turcs, Japonais, Persans, Russes, Chinois ou de toute autre nationalité. Faites en sorte qu’ils se sentent chez eux; tâchez de savoir où ils logent, cherchez à leur rendre service; Essayez de leur rendre la vie un peu plus agréable.

(1.4)
Même si, un jour, vos premiers soupçons étaient fondés, continuez de la même manière à leur manifester de la bienveillance; cette bonté les aidera à devenir meilleurs.

(1.5)
Après tout, pourquoi traiter en étrangers les habitants des autres pays ? Que ceux qui vous rencontrent sachent, sans que vous ayez à le proclamer, qu’en vérité vous êtes un bahá’í.

(1.6)
Mettez en pratique le précepte de Bahá’u’lláh: bonté envers toutes les nations. Ne vous contentez pas des paroles amicales, mais que votre coeur soit embrasé par une affectueuse bonté envers tous ceux qui peuvent croiser votre chemin.

(1.7)
O vous, peuples d’Occident, soyez bons envers ceux qui viennent des pays orientaux pour séjourner parmi vous. Oubliez votre formalisme quand vous conversez avec eux; ils n’y sont pas accoutumés. Cette attitude paraît froide et inamicale aux peuples d’Orient. Ayez plutôt une attitude de sympathie.

(1.8)
Montrez-vous pénétrés d’un amour universel. Quand vous rencontrez un Persan ou quelqu’un d’autre étranger, parlez-lui comme à un ami. S’il a l’air seul, tâchez de l’aider, offrez-lui spontanément vos services. S’il est triste, consolez-le; s’il est pauvre secourez-le; s’il est opprimé, délivrez-le; s’il est dans la détresse, réconfortez-le. En agissant ainsi, vous prouverez, non seulement en paroles mais en fait et en vérité, que vous considérez tous les hommes comme vos frères.

(1.9)
A quoi sert-il de convenir que l’amitié universelle est un bien et de parler de la solidarité du genre humain comme d’un grand idéal ? A rien si ces idées ne sont pas transformées en actes.

(1.10)
Le mal persiste dans le monde précisément parce que les gens ne parlent que de leurs idéaux sans s’efforcer de les mettre en pratique.

(1.11)
Si les actes remplaçaient les paroles, la détresse du monde serait bientôt transformée en bien-être.

(1.12)
Un homme qui fait beaucoup de bien sans en parler est sur le chemin de la perfection. Celui qui, ayant fait un peu de bien, l’amplifie dans ses discours, n’a que très peu de mérite.

(1.13)
Si je vous aime, je n’ai pas besoin de vous en parler sans cesse, vous le saurez sans que j’en souffle mot. D’autre part, si Je ne vous aime pas, vous le saurez également, et vous ferais-je mille protestations d’amitié que vous ne me croiriez pas.

(1.14)
Les gens font profession de bonté, multipliant les belles paroles afin de paraître plus grands et meilleurs que leurs semblables et d’acquérir une bonne renommée.

(1.15)
Ceux qui font le plus de bien sont ceux qui en parlent le moins. Les enfants de Dieu agissent bien sans s’en vanter, obéissant à ses lois.

(1.16)
J’espère que vous vous garderez toujours de toute tyrannie et oppression, que vous travaillerez sans relâche jusqu’à ce que règne la justice dans tous les pays, que vous conserverez un coeur pur et des mains nettes de toute action injuste. C’est la condition requise pour vous approcher de Dieu et c’est ce que j’attends de vous.

Causeries d’Abdu’l‐Bahá à Paris –  1911

Abdu’l-Bahá à Paris

Grâce à l’heureuse initiative d’une Américaine, Mme Phoebe Hearst, le 10 décembre 1898, une quinzaine d’occidentaux, de haut niveau culturel et social, résidant à Paris, arrivèrent en pèlerinage à Saint-Jean-d’Acre, pour rencontrer Abdu’l-Bahá, dans la ville-prison, où le retenait encore le gouvernement ottoman, maître de la Palestine. Cette rencontre confirma et précisa les projets de voyages que Abdu’l-Bahá réalisa en Europe 12 ans plus tard, quand les événements politiques le rendirent enfin libre de ses mouvements.

Le 5 octobre 1911, le Maître arrivait à Paris, pour un premier séjour de 7 semaines. Il y revint ensuite encore deux fois, en 1913.

Deux personnes ont joué un rôle prépondérant pour préparer le terrain d’accueil et le séjour de Abdu’l-Bahá à Paris : Laura Barney, une Américaine et Hippolyte Dreyfus, jeune avocat français qui, séduit par le message bahá’í, avait entrepris, dès son retour de Terre-Sainte, d’apprendre l’arabe et le persan afin de traduire et publier en français une partie des œuvres de Bahá’u’lláh. En 1905, le Livre de la Certitude, était paru aux éditions Ernest Leroux. En 1909, Les Leçons de Saint-Jean-d’Acre, recueil de “Questions-réponses” pour lequel Laura Barney avait fait de nombreux séjours à Saint-Jean-d’Acre, chez Abdu’l-Bahá, avaient ouvert aux chercheurs les portes du dialogue Orient-Occident, dans une langue simple et rationnelle.

La publication de ce livre, juste deux ans avant la venue de Abdu’l-Bahá à Paris a joué un double rôle: d’une part, l’effet de sa publication a aidé le groupe de fidèles chargés d’organiser le séjour du Maître à identifier les catégories de personnes intéressées aux questions spirituelles, d’autre part, la collaboration d’Hippolyte et de Laura, penchés sur la traduction de cet ouvrage leur avait fait découvrir leur penchant mutuel; leur mariage, en juillet 1911, précéda de trois mois l’arrivée de Abdu’l-Bahá. Ils s’installèrent 15 rue Greuze, dans le secteur du Trocadéro.

Plusieurs Bahá’ís habitaient dans le voisinage, également. Dès son arrivée, Abdu’l-Bahá fut conduit à l’appartement loué pour lui, au 4 avenue de Camoens, bel immeuble neuf, entresol, grand salon pour une centaine de personnes, un bureau pour le Maître, tout le confort. Les Dreyfus-Barney avaient mis tout leur cœur et leur compétence pour organiser le séjour parisien du Maître bien-aimé.

En 1903, le 6 octobre, le grand quotidien parisien, Le Temps, avait déjà publié un article sur le Babisme et le Bahaïsme, une simple demi-colonne, non signée, mais objective et bienveillante.

Le 3 novembre, 1911, dix-huit jours après l’arrivée de ‘Abdu’l-Bahá, Le Temps lui consacrait trois colonnes, sous la plume de Jean Lefranc. Les extraits suivants donnent bien la mesure de la prestance de ce personnage exceptionnel et du charme qu’il dégageait :

“Dans un logis de l’aristocratie, avenue de Camoens, à l’ombre du Trocadéro et de la Tour Eiffel, Abdu’l-Bahá reçoit chaque jour ses disciples. C’est un noble oriental à la longue barbe blanche, coiffé d’un turban blanc et vêtu d’une ample robe vert olive. Il ne parle que le persan mais sa voix est douce, et M. Hippolyte Dreyfus qui traduit en fervent bahá’í ses paroles exprime avec une éloquence fidèle la saveur biblique de son langage inspiré….”

“…J’ai entendu Abdu’l-Bahá, l’autre soir chez les Théosophes… Le lendemain je fus reçu chez lui…dans son cabinet de travail, il me prit les mains et les garda longtemps dans les siennes. Il me dit que la presse était une des plus grandes puissances du monde… Le visage vénérable de Abdu’l-Bahá, où brillent ses yeux jeunes, exprime l’intelligence et la bonté. Il est paternel, affectueux et simple; il inspire confiance et respect. Son pouvoir divin lui vient sans doute de savoir aimer les hommes et de savoir se faire aimer d’eux….” Et le journaliste de conclure : “Oh, que les religions sont belles quand elles ne sont pas encore ! »

“Le jardin qui réjouit les yeux et le cœur est celui où poussent côte à côte des fleurs de toutes les couleurs, de toutes formes et de tous parfums. C’est cet heureux contraste de couleurs qui en fait le charme et la beauté!…Il devrait en être ainsi des enfants des hommes. Les différences au sein de la famille humaine devraient être cause d’amour et d’harmonie”

Extrait des Causeries de Abdu’l-Bahá à Paris

 

O FRIEND! In the garden of thy heart

 

 

The Hidden Words

O FRIEND! In the garden of thy heart plant naught but the rose of love, and from the nightingale of affection and desire loosen not thy hold. Treasure the companionship of the righteous and eschew all fellowship with the ungodly.

 

Les paroles cachées

Verset: 2.3

O ami! Dans le jardin de ton coeur, ne plante que la rose d’amour; et du rossignol de l’affection et du désir, ne desserre pas ton étreinte. Chéris la compagnie des justes et abstiens-toi de toute relation avec les impies.

Bahá’u’lláh

 

Détachement, sincérité, loyauté, amour, intégrité, bonne foi, et bienveillance.

…vous devez vous comporter de manière à vous détacher comme un soleil brillant au milieu d’autres âmes. Si l’un d’entre vous entrait dans une ville, il devrait y devenir un centre d’attraction, par sa sincérité, sa loyauté et son amour, par son intégrité, sa bonne foi, la confiance qu’il inspire et sa tendre bienveillance à l’égard de tous, afin que les habitants de cette ville puissent s’écrier : Cette personne est sans aucun doute un Baha’i, car ses manières, son comportement, sa conduite, sa moralité et sa nature reflètent les qualités d’un Baha’i. C’est seulement lorsque vous parviendrez à cet état qu’on pourra dire que vous avez été fidèles envers l’alliance et le testament. En vérité, il a contracté, par des textes irréfutables, une alliance avec nous tous, exigeant de nous que nous agissions en conformité avec ses instructions et ses conseils sacrés.
(Sélections des Ecrits de ‘Abdu’l-Baha – M.E.B. édition 1983 – extrait 35, p.70)
 Ouvrir le livre Sélection des écrits d’Abdu’l-Baha

Levez-vous au nom de celui qui est l’objet de toute connaissance

Dieu veuille qu’en ces jours de célestes délices, vous ne vous priviez pas des douces saveurs du Très-Glorieux,et qu’en ce printemps spirituel, vous ayez votre part des torrents de sa grâce. Levez-vous au nom de celui qui est l’objet de toute connaissance et, dans un absolu détachement du savoir humain, élevez la voix pour proclamer sa cause. Je le jure par le soleil de la révélation divine ! À l’instant même, vous verrez jaillir de vos cœurs un flot de science divine et vous contemplerez les merveilles de sa céleste sagesse qui, dans toute leur gloire, se dérouleront à vos yeux. Si vous goûtiez à la douceur des paroles du Très-Miséricordieux, vous n’hésiteriez pas à renoncer à vous-mêmes et à offrir vos vies pour l’amour du Bien-Aimé.
(Bahá’u’lláh, Florilège d’Écrits,Bruxelles, MEB, 2006, paragr. 35.5, p. 57.)

Ô mes amis ! il vous appartient de rafraîchir et de raviver vos âmes par les gracieuses faveurs qui pleuvent sur vous en cet émouvant printemps divin. Le soleil de sa grande gloire a posé ses rayons sur vous et les nuages de sa grâce sans limite vous couvrent de leur ombre. Quelle est prodigue la récompense de celui qui ne se prive pas d’une si grande munificence, et qui ne manque pas de reconnaître, en sa nouvelle parure, la beauté de son Bien-Aimé ! Veillez, car le Malin est là, qui attend, prêt à vous prendre au piège. Protégez-vous de ses artifices perfides et, guidés par la lumière du nom de Dieu, le Clairvoyant, sortez des ténèbres qui vous environnent. Que votre vision soit universelle plutôt que confinée à vous-mêmes. Le Malin est celui qui entrave l’essor et le progrès spirituel des enfants des hommes.
(Bahá’u’lláh, Florilèges d’Écrits, paragr. 43.4, p. 64.)

L’homme est semblable à un arbre. S’il est orné de fruits, il a été et sera toujours l’objet de louanges et d’éloges. Autrement, un arbre sans fruits n’est bon qu’à mettre au feu. Les fruits de l’arbre humain sont exquis, hautement désirés et tendrement choyés. Parmi eux se trouvent un caractère droit, des actes vertueux et une bonne parole. Le printemps des arbres terrestres revient une fois par an, alors que celui des arbres humains arrive pendant les jours de Dieu – exaltée soit sa gloire. Si les arbres des vies humaines s’ornaient en ce divin printemps des fruits qui viennent d’être mentionnés, l’éclat de la lumière de la justice illuminerait, sans aucun doute, tous les habitants de la terre, et chacun d’eux vivrait dans la tranquillité et le contentement à l’ombre protectrice de celui qui est la raison d’être de toute l’humanité. L’eau pour ces arbres est l’eau vivifiante des paroles sacrées prononcées par le Bien-Aimé du monde. De tels arbres sont plantés en un instant, et l’instant suivant, leurs branches atteignent le ciel grâce aux ondées de la miséricorde divine. Un arbre desséché, par contre, n’a jamais été et ne sera jamais digne d’être mentionné.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh, Bruxelles, MEB, 1994, p. 267.)

Chaque chose doit nécessairement avoir une origine et chaque construction un constructeurEn vérité, le Verbe de Dieu est la cause qui a précédé le monde contingent – monde orné des splendeurs de l’Ancien des jours, mais qui est cependant continuellement renouvelé et régénéré. Incommensurablement exalté est le Dieu de sagesse qui a édifié cette structure sublime.
(Bahá’u’lláh, Tablettes de Bahá’u’lláh, Bruxelles, p. 147.)

Persévère dans la pratique de la prière prescrite et des supplications matinales, afin que jour après jour, ta conscience s’affine et que, par le pouvoir de la connaissance de Dieu, tu déchires le voile de l’erreur des gens qui doutent, les menant ainsi vers son infaillible voie. Dans chaque réunion,tu devrais, tel un cierge, répandre la lumière de la connaissance divine.
(‘Abdu’l-Bahá, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne
, Bruxelles, MEB, 2000, p. 13.)

Ô mon frère ! Grandiose peut être la loi de la prière prescrite lorsque, par la miséricorde et la bonté de Dieu, on est capable de l’observer. Lorsqu’on commence à réciter la prière prescrite, on devrait se considérer comme détaché de toute chose créée et comme pur néant devant la volonté et le dessein de Dieu, de telle sorte qu’on ne voit que lui dans le monde de l’être. Telle est la condition des bien-aimés de Dieu et de ceux qui lui sont entièrement dévoués. Celui qui accomplit la prière prescrite de cette manière sera considéré par Dieu et par l’Assemblée céleste comme un de ceux qui ont vraiment offert cette prière.
(Bahá’u’lláh, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne
, p.4.)

Parmi les nouvelles prières prescrites qui furent révélées plus tard, la longue prière devrait être dite lorsqu’on se sent d’humeur à prier. En vérité, elle fut révélée de sorte que s’animerait et parlerait le rocher à qui on la réciterait, se déplacerait et fondrait la montagne à qui on l’adresserait. Heureux qui la récite et accomplit les préceptes de Dieu. Il suffit de lire une de ces prières.
(Bahá’u’lláh, cité dans la compilation : Importance de la prière prescrite et du jeûne, p.5.)
 Passages des Écrits

Le Báb (1819–1850)

Le Báb (1819–1850)

3.b. Figures centrales - Tombeau Bab
Le précurseur de la foi bahá’ie s’est donné le titre de Báb, la « porte » à travers laquelle ses contemporains pouvaient se préparer à la venue d’un second Messager de Dieu, Bahá’u’lláh, plus grand que lui, qui inaugurerait un âge de paix et de justice.

LES BONNES NOUVELLES (Bishárát) Tablettes révélées après le Kitáb-i-Aqdas

Les Bonnes Nouvelles Bisharat

Préface

Après avoir formulé, dans son Kitáb-i-Aqdas, les lois fondamentales de sa dispensation, Bahá’u’lláh, à mesure que sa mission approchait de son terme, énonça certains préceptes et principes qui résident au coeur même de sa foi, réaffirma les vérités qu’il avait antérieurement proclamées, élabora et clarifia certaines des lois déjà données, révéla de nouvelles prophéties et d’autres avertissements, et il institua des ordonnances secondaires destinées à compléter les clauses de son Très-Saint-Livre. Toutes ces instructions ont été enregistrées dans d’innombrables tablettes qu’il continua à révéler jusqu’aux derniers jours de sa vie terrestre… Ces tablettes – ultimes et puissantes émanations de sa plume infatigable – doivent prendre place parmi les oeuvres de choix issues de son esprit, et marquent la consommation de son long ministère de quarante années. [nota: Shoghi Effendi, “Dieu passe près de nous”, Maison d’éditions bahá’íes, Bruxelles, 1976, p. 207]
Porte ton attention sur les tablettes sacrées. Lis les Ishraqat, les Tajalliyat, les Paroles de Paradis, les Bonnes Nouvelles, les Tarazat et le Kitab -i- Aqdas (Livre le plus saint). Alors tu comprendras que ces enseignements célestes constituent l’unique remède pour un monde malade et souffrant, et qu’ils sont un baume bienfaisant pour les blessures de l’humanité. Ils sont l’esprit de vie, I’ arche du salut, I’ aimant qui attire sur ce monde la gloire éternelle, le pouvoir dynamique destiné à motiver la conscience humaine.
[nota: (SEA/1983, p. 60; 29:11) (EXTRAITS DES DISCOURS D »ABDU’L-BAHA)]

LES BONNES NOUVELLES (Bishárát)

Voici l’appel du Très-Glorieux lancé de l’horizon suprême de la prison d’Acre. Il est l’Interprète, l’Omniscient, le Bien-Informé.

Dieu, le Vrai, l’atteste et les révélateurs de ses noms et de ses attributs en témoignent : en lançant cet appel et en proclamant sa parole sublime, notre seule intention est de purifier l’oreille de la création tout entière des rumeurs mensongères par les eaux vivifiantes de la parole divine et de lui permettre d’être en parfaite harmonie avec cette parole sainte, glorieuse et exaltée qui jaillit de la source de la connaissance du Façonneur des cieux, du Créateur des noms. Heureux ceux qui jugent avec équité.
Ô peuples de la terre ! voici la première bonne nouvelle annoncée par le Livre mère, dans cette très grande révélation, à tous les peuples du monde : la loi sur la guerre sainte est effacée du Livre. Glorifié soit le Miséricordieux, le Seigneur de grâces abondantes qui ouvre grand la porte de la générosité céleste à tous ceux qui sont au ciel et sur la terre.

La deuxième bonne nouvelle :
Il est permis aux peuples et aux phratries du monde de s’associer dans la joie et l’allégresse. Ô peuple ! rencontrez les disciples de toutes les religions dans un esprit d’amitié et de fraternité. C’est ainsi que se lève le soleil de son approbation et de son autorité au-dessus de l’horizon du décret de Dieu, le Seigneur des mondes.

La troisième bonne nouvelle :
concerne l’étude des langues. Ce décret a coulé précédemment de la plume du Très-Haut. Il appartient aux souverains du monde – que Dieu les assiste ! – ou aux gouvernements de se consulter et d’adopter une des langues existantes ou une langue nouvelle à enseigner aux enfants dans les écoles du monde entier ; il en sera de même pour l’écriture. Ainsi la terre entière sera considérée comme un seul pays. Heureux celui qui entend son appel et observe ce que lui ordonne Dieu, le Seigneur du trône majestueux.

La quatrième bonne nouvelle :
Si l’un des rois – que Dieu les aide ! -, se lève pour protéger et aider ce peuple opprimé, tous doivent rivaliser d’amour et de dévouement à son égard. Ceci incombe à chacun. Heureux ceux qui agissent dans ce sens.

La cinquième bonne nouvelle :
Où qu’ils résident, les membres de ce peuple doivent se comporter envers le gouvernement de leur pays avec loyauté, honnêteté et fidélité. C’est ce qui est révélé sur l’ordre de celui qui décrète, l’Ancien des jours.

Il incombe impérativement à tous les peuples du monde, sans exception, d’apporter leur aide à cette grande Cause venue du ciel de la volonté du Dieu éternel, dans l’espoir que les eaux vivifiantes de la sagesse divine, les conseils et les exhortations célestes étouffent les feux de l’animosité qui brûlent dans le coeur de certains peuples de la terre, et que la lumière de l’unité et de la concorde brille et rayonne sur le monde.

Nous caressons l’espoir que, grâce aux efforts soutenus des hérauts de la puissance de Dieu – exaltée soit sa gloire -, les armes de guerre à travers le monde soient converties en instruments de
reconstruction et que les luttes, les conflits soient rayés de la vie des hommes.

La sixième bonne nouvelle :
est l’établissement de la paix mineure dont les détails sont déjà révélés par notre plume très exaltée. Grande est la félicité de celui qui la défend et qui observe ce qui est ordonné par Dieu, l’Omniscient, le Sage.

La septième bonne nouvelle :
Le choix des vêtements, de la coupe de la barbe et sa forme est laissé à la discrétion des hommes. Mais prenez garde, ô peuples, de ne pas devenir le jouet de l’ignorant.

La huitième bonne nouvelle :
Les actes pieux des moines et des prêtres, disciples de l’Esprit [nota: Jésus] – la paix de Dieu soit sur lui – sont évoqués en sa présence. Cependant, qu’ils abandonnent, en ce jour, leur vie recluse, dirigent leurs pas vers le monde séculier et oeuvrent pour leur profit et celui des autres. Nous leur permettons de se marier afin de donner au monde un enfant qui fera mention de Dieu, le Seigneur du visible et de l’invisible, le Seigneur du trône exalté.

La neuvième bonne nouvelle :
Lorsque le pécheur prend conscience d’être détaché et libre de tout excepté de Dieu, qu’il implore son indulgence et son pardon. La confession publique des péchés et des fautes n’est pas acceptable, car elle n’a jamais conduit et ne conduira jamais au pardon divin. En outre, une telle confession engendre humiliation et honte chez la personne, et Dieu – exaltée soit sa gloire – ne souhaite pas l’humiliation de ses serviteurs. Il est en vérité le Compatissant, le Miséricordieux. Le pécheur devrait, seul face à Dieu, implorer la grâce de l’Océan de miséricorde, demander le pardon du Ciel de générosité et dire :

Ô Dieu, mon Dieu ! je t’implore par le sang de tes amants sincères qui, enivrés par ta douce parole, se hâtent vers le pinacle de gloire, lieu du martyre très glorieux, et je te supplie, par les mystères enchâssés dans ta connaissance et les perles précieusement gardées dans l’océan de ta générosité, de m’accorder ton pardon, ainsi qu’à mon père et à ma mère. De ceux qui font preuve de miséricorde, tu es en vérité le plus miséricordieux. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, Celui qui toujours pardonne, le Très-Généreux.

Ô Seigneur ! tu me vois, quintessence du péché, me tourner vers l’océan de tes faveurs ; tu me vois, faible, rechercher le royaume de ta puissance divine et pauvre, me tourner vers le soleil de ta richesse. Ô Seigneur, par ta miséricorde et par ta grâce, ne me déçois pas, ne m’exclus pas des révélations de ta générosité en tes jours, ne me ferme pas la porte que tu as ouverte toute grande à ceux qui vivent dans tes cieux et sur ta terre.

Hélas ! hélas ! mes fautes m’ont empêché d’approcher la cour de ta sainteté et mes offenses sont la cause de mon errance loin du tabernacle de ta majesté. J’ai commis ce que tu m’avais interdit de commettre et j’ai ignoré ce que tu m’avais ordonné d’observer.

Par le souverain Seigneur des noms, je te prie de consigner, avec la plume de ta générosité, ce qui me permettra de m’approcher de toi et me lavera des péchés qui se dressent entre ta clémence, ton pardon et moi.

Tu es en vérité le Puissant, le Généreux. Il n’est d’autre Dieu que toi, le Fort, l’Indulgent.

La dixième bonne nouvelle :
En signe de la grâce de Dieu, Révélateur de cette très grande nouvelle, nous avons effacé des saintes Écritures et des Tablettes, la loi prescrivant la destruction des livres.

La onzième bonne nouvelle :
Il est permis d’étudier les sciences et les arts pour autant que ces sciences soient utiles et contribuent au progrès et à l’évolution des peuples. Ainsi en est-il décrété par Celui qui ordonne, le Sage.

La douzième bonne nouvelle :
À chacun d’entre vous, il est enjoint d’exercer une activité, artisanat, commerce ou autre. En signe de générosité, nous avons élevé cette activité au rang de culte rendu à Dieu, le Vrai. Méditez en votre coeur la bienveillance et la faveur de Dieu, et rendez-lui grâce à l’aube et au crépuscule. Ne perdez pas votre temps dans l’oisiveté et la paresse. Consacrez-vous à ce qui sera profitable à vous et aux autres. Ainsi en est-il décidé dans cette Tablette à l’horizon de laquelle resplendit le soleil de la sagesse et de la parole.

Aux yeux de Dieu, les hommes les plus méprisables sont ceux qui vivent dans l’oisiveté et la mendicité. Saisissez la corde des moyens matériels et placez votre entière confiance en Dieu, le Dispensateur de tous les moyens. Selon Dieu, celui qui s’engage dans l’artisanat ou le commerce effectue un acte d’adoration, et ceci n’est qu’un signe de sa générosité infinie et universelle.

La treizième bonne nouvelle :
Les hommes de la Maison de justice de Dieu sont chargés des affaires du peuple. En vérité, ils sont les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et les sources d’autorité dans ses pays.

Ô peuple de Dieu ! la justice éduque le monde, car elle est soutenue par deux piliers, récompense et punition. Ces deux piliers sont les sources de la vie du monde. Chaque jour voit surgir un nouveau problème, chaque problème appelle une solution appropriée ; aussi, ces affaires seront-elles remises entre les mains des membres de la Maison de justice qui agiront selon les besoins et les nécessités de l’époque. Ceux qui, pour l’amour de Dieu, se lèvent pour servir sa cause reçoivent l’inspiration divine du royaume invisible. Il appartient à chacun de leur obéir. Toutes les affaires de l’État doivent être soumises à la Maison de justice, mais les actes d’adoration doivent être observés tels que Dieu les a révélés dans son Livre.

Ô peuple de Bahá ! vous êtes l’orient de l’amour de Dieu, l’aube de sa tendre bonté. Ne souillez pas votre langue en insultant et en injuriant une âme, et protégez vos yeux contre la malséance. Faites part de ce que vous possédez. Si cela est reçu favorablement, vous avez atteint votre but ; si ce n’est pas le cas, il est vain de protester. Laissez cette âme à elle-même et tournez-vous vers le Seigneur, le Protecteur, l’Absolu. Ne soyez pas cause de griefs, encore moins de discordes et de conflits. Je chéris l’espoir que vous receviez une éducation véritable à l’ombre de l’arbre de sa tendre miséricorde et que vous agissiez conformément à ce que Dieu désire. Vous êtes tous les feuilles d’un seul arbre, les gouttes d’un seul océan.

La quatorzième bonne nouvelle :
Il n’est pas nécessaire d’entreprendre des voyages particuliers pour se rendre aux tombeaux des morts. Si des personnes fortunées offrent le coût de tels voyages à la Maison de justice, cela sera agréable et acceptable aux yeux de Dieu. Heureux ceux qui observent ses préceptes.

La quinzième bonne nouvelle :
Bien qu’une forme républicaine de gouvernement soit avantageuse pour tous les peuples du monde, la majesté de la royauté est un des signes de Dieu. Nous ne désirons pas que les pays en soient dépourvus. En la présence de Dieu, grande sera la récompense des gens avisés qui combinent ces deux formes en une seule.

Dans les religions précédentes, des décrets tels que la guerre sainte, la destruction des livres, l’interdiction de s’associer ou de sympathiser avec d’autres peuples ou de lire certains livres ont été promulgués et soutenus conformément aux exigences de l’époque ; mais dans cette révélation puissante, dans cette proclamation capitale, les multiples dons et faveurs de Dieu enveloppent tous les hommes et, de l’horizon de la volonté du Seigneur éternel, son décret infaillible a prescrit tout ce que nous venons d’énoncer.

Nous rendons grâce à Dieu – que son nom soit sanctifié et glorifié – pour tout ce qu’il a généreusement révélé en ce jour béni, glorieux et incomparable. Si chacun sur terre possédait une infinité de langues, rendait continûment grâce à Dieu et magnifiait son nom jusqu’à la fin qui ne connaît pas de fin, ces actions de grâces ne seraient pas suffisantes pour mériter une seule des faveurs que nous avons mentionnées dans cette Tablette. De ceci atteste chaque homme sage et avisé, éclairé et savant.

Nous implorons Dieu – exaltée soit sa gloire – d’aider les dirigeants et les souverains, détenteurs du pouvoir et sources de la gloire, à mettre en vigueur ses lois et ses décrets. Il est en vérité l’Omnipotent, le Tout-Puissant, celui qui toujours répond à l’appel des hommes.

Tablettes révélées après le Kitáb-i-Aqdas