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Qualités Spirituelles

Qualités Spirituelles

La manière dont nous possédons des qualités spirituelles diffère profondément de la manière dont nous possédons des choses matérielles. Quand un miroir réfléchit le soleil, dans un sens, il possède l’image du soleil. Mais en fait, le soleil ne se trouve pas dans le miroir. Nos qualités spirituelles sont des dons de Dieu que nous recevons lorsque nous tournons le miroir de notre coeur vers lui.

Abdu’l-Bahá a dit:

‘Le plus important pour nous est de polir le miroir de notre coeur afin qu’il soit éclairé et devienne réceptif à la lumière divine. Un coeur peut avoir la capacité d’un miroir poli un autre peut être recouvert et obscurci par la poussière et les scories de ce monde. Bien que le même soleil brille sur tous les deux, dans un miroir poli pur et sanctifié, on peut contempler le soleil dans toute sa plénitude, sa gloire et sa puissance, révélant sa majesté et son affluence: tandis que dans un miroir terni et voilé, il n’y a aucune capacité de réflexion, même si le soleil lui envoie ses rayons de la même manière, sans en être aucunement amoindri ou défavorisé. Nous devons donc chercher à polir le miroir de notre coeur, afin que chacun de nous devienne un réflecteur de cette lumière et un réceptacle des bontés divines qui pourront alors y être pleinement révélées.’

Our Inner Life

Humanity, through suffering and turmoil, is swiftly moving on towards its destiny; if we be loiterers, if we fail to play our part surely others will be called upon to take up our task as ministers to the crying needs of this afflicted world.

Not by the force of numbers, not by the mere exposition of a set of new and noble principles, not by an organized campaign of teaching—no matter how worldwide and elaborate in its character—not even by the staunchness of our faith or the exaltation of our enthusiasm, can we ultimately hope to vindicate in the eyes of a critical and sceptical age the supreme claim of the Abhá Revelation.

One thing and only one thing will unfailingly and alone secure the undoubted triumph of this sacred Cause, namely, the extent to which our own inner life and private character mirror forth in their manifold aspects the splendor of those eternal principles proclaimed by Bahá’u’lláh.

Looking back upon those sullen days of my retirement, bitter with feelings of anxiety and gloom, I can recall with appreciation and gratitude those unmistakable evidences of your affection and steadfast zeal which I have received from time to time, and which have served to relieve in no small measure the burden that weighed so heavily upon my heart.

I can well imagine the degree of uneasiness, nay of affliction, that must have agitated the mind and soul of every loving and loyal servant of the Beloved during these long months of suspense and distressing silence.

But I assure you such remarkable solicitude as you have shown for the protection of His Cause, such tenacity of faith and unceasing activity as you have displayed for its promotion, cannot but in the end be abundantly rewarded by ‘Abdu’l-Bahá, who from His station above is the sure witness of all that you have endured and suffered for Him

Bahá’í Administration

Shoghi Effendi

Enseignement et Vie Intérieure

 

“L’institution de l’école constitue une partie vitale et inséparable de toute campagne d’enseignement et pour cette raison, les croyants doivent lui accorder la très grande importance qu’elle mérite sur le plan et les activités de l’enseignement. Elle devrait offrir aux croyants l’occasion d’approfondir leur connaissance des enseignements par des cours, des discussions et au moyen d’une vie communautaire étroite et intense. »
“Ce n’est pas par la force de notre nombre, ce n’est pas par la simple présentation d’un éventail de nouveaux et nobles principes, ce n’est pas par une campagne d’enseignement organisée, aussi soignée soit-elle et même si c’est à l’échelle mondiale, ce n’est pas par la fermeté́ de notre foi ou l’exaltation de notre enthousiasme, que nous pouvons espérer, en fin de compte, faire valoir, aux yeux d’une époque critique et sceptique, la revendication suprême de la révélation d’Abhá. Une chose et une seule chose assurera infailliblement et à elle seule le triomphe indiscutable de cette Cause sacrée, à savoir, la mesure dans laquelle notre vie intérieure et notre caractère privé reflètent les nombreux aspects de la splendeur de ces principes éternels proclamés par Bahá’u’lláh.”
(Shoghi Effendi)

FÊTE DU RIDVÁN – LA DÉCLARATION DE BAHÁ’U’LLÁH

 ARTICLE PARU DANS LE MAURICIEN | 20 APRIL, 2016 – 15:00 | PAR BUREAU DES AFFAIRES EXTÉRIEURES DE LA FOI BAHÁ’ÍE

 

Les Bahá’ís à travers le monde célèbrent la Fête du Ridván du 20 avril au 1er mai 2016. Ce fut durant ces 12 jours que Bahá’u’lláh fit sa Déclaration publique en 1863 dans le Jardin de Ridván, à Baghdád, Irak.
BAHÁ’U’LLÁH, dont le nom signifie la GLOIRE DE DIEU, déclara publiquement qu’Il était le Promis de Dieu annoncé par le Báb – Son Précurseur – et avant Lui par tous les autres messagers de Dieu et dont l’avènement fut prédit dans toutes les Écritures saintes du passé.
Ces douze jours que Bahá’u’lláh passa dans le jardin du Ridván (Jardin du paradis) sont célébrés dans le monde bahá’í comme la plus joyeuse de toutes les fêtes.
Cette Révélation fut faite avant que Bahá’u’lláh entame son deuxième bannissement de Baghdád à Constantinople en Turquie.
Les énergies spirituelles libérées au moment de la déclaration de Bahá’u’lláh conférèrent une toute nouvelle capacité au genre humain, permettant à chaque individu quelle que soit son éducation ou origine, de reconnaître le message de Dieu pour ce jour et de jouer son rôle dans l’établissement d’une civilisation divine englobant l’humanité entière.
La Foi de Bahá’u’lláh devrait en effet être considérée comme le point culminant d’un cycle, comme le stade final d’une série de révélations successives, Révélations préliminaires et progressives.
Cette Révélation divine qui fut octroyée à l’humanité à cette époque  était inaperçue par la vaste majorité de l’humanité. Car ce fut une Révélation, infiniment précieuse, divinement ordonnée, glorieuse dans son essence, dramatique par les circonstances de sa naissance, majestueuse par la personne de son Porteur, distinguée par l’universalité de son message et incomparablement riche par la multitude de Ses écrits.
Bahá’u’lláh, s’adressant à sa propre génération, a affirmé la nature immuable de la fondation qu’il a posée pour le genre humain:
« Ô vous, enfants des hommes, le but fondamental qui anime la foi de Dieu et sa religion est de sauvegarder les intérêts de l’espèce humaine et d’en promouvoir l’unité. Tel est le chemin droit, la base fixe et immuable. Ce qui est édifié sur cette base, ni les changements et les hasards du monde ne pourront jamais en diminuer la force, ni la révolution des siècles sans nombre en miner la structure. »
Jamais auparavant dans l’histoire des religions, trouvons-nous une Manifestation de Dieu qui a laissé à la postérité des tablettes écrites de sa propre main. En plus, innombrables sont les tablettes en forme d’exhortations, de prières et de méditations que Bahá’u’lláh a écrites et qui constituent la partie la plus précieuse des Écrits sacrés bahá’ís.
Ses écrits sont considérables dans leur variété et sont révélés sous différentes formes et styles, traitant chaque aspect des besoins de l’homme, physiques comme spirituels, et ouvrant à ses yeux un grand panorama de connaissance et de sagesse. Pourtant ses écrits sont simples à comprendre, à condition que le cœur soit pur et sanctifié. La compréhension de la révélation de Bahá’u’lláh ne nécessite pas un savoir universitaire ; tous peuvent reconnaître son origine divine et comprendre ses enseignements.
Dans un des extraits de Ses écrits on trouve ceci : « Tous les hommes ont été créés en vue de faire progresser une civilisation en constante évolution. »
La Foi bahá’íe est peut-être unique en ce qu’elle accepte sans réserve l’authenticité des autres grandes religions. En parcourant ses écrits on voit clairement que les messagers de Dieu avant lui tels qu’Abraham, Krishna, Moïse, Zoroastre, Bouddha, Jésus et Mohamed sont tous d’authentiques messagers d’un seul Dieu. Les enseignements de ces Messagers divins sont considérés comme des chemins conduisant au salut et contribuant à la « progression d’une civilisation en constante évolution ».
Tout en célébrant ses jours saints, les Bahá’ís éliront durant les 12 jours de Ridvan, les conseils locaux et nationaux. Ces corps administratifs bahá’ís sont des institutions fonctionnant au niveau local et national pour promouvoir l’unité, diffuser les enseignements et administrer les affaires de la communauté.
La Foi Bahá’íe est présente sur toute la planète après un siècle et demi de la déclaration historique de Bahá’u’lláh en 1863.  Elle est la religion la plus répandue géographiquement après le Christianisme selon l’Encyclopédie Britannica.
Joyeuse fête de Ridván à tous!

A propos des Tablettes du plan divin d’Abdu’l-Bahá

Introduction

C’est une joie immense de pouvoir rendre disponibles en français Les Tablettes du plan divin d’Abdu’l-Bahá. Adressés aux bahá’ís de l’Amérique du Nord, au cours des années 1916 et 1917, ces messages constituent les directives fondamentales pour la diffusion du Message de Bahá’u’lláh dans le monde entier. Le Maître a certifié à ceux qui se lèveraient pour servir son Plan que « Si le succès couronne votre entreprise, l’Amérique deviendra certainement un centre dont émaneront les vagues du pouvoir spirituel et le trône du Royaume de Dieu s’y établira fermement dans la plénitude de sa Majesté et de sa gloire. »

Le Gardien explique la nature de cette affirmation: « A mesure qu’il progressera, mû par les forces que ses promoteurs ne peuvent estimer à leur juste valeur, à mesure qu’il étendra ses ramifications aux coins les plus reculés de l’hémisphère occidental, aux continents du vieux monde par-delà les océans et, au-delà d’eux, aux vastes îles des mers, ce Plan, patrimoine de la Communauté bahá’íe nord-américaine, sera de plus en plus considéré comme un instrument destiné non seulement à faire reculer les frontières de la Foi et à multiplier ses institutions sur la face de la planète, mais à accélérer la construction et l’achèvement de la structure administrative de l’Ordre mondial embryonnaire de Bahá’u’lláh, hâtant par là l’avènement de cet Age d’Or qui doit être témoin de la proclamation de la Très Grande Paix et du développement de cette civilisation mondiale, fruit et but premier de cette Paix. »

Les nations, les races et les cultures composant le vaste monde francophone sont parmi les plus dispersées et les plus diversifiées dans l’humanité divisée que le Plan divin cherche à unir. Il est aussi des plus significatif que cette portion de la famille humaine soit aussi fortement représentée parmi ceux qu’Abdu’l-Bahá a nommé les cohéritiers et co-exécuteurs de son Plan en Amérique du Nord. Ne pouvons-nous pas espérer que la publication des Tablettes dans une langue ainsi doublement distinguée puisse donner une nouvelle impulsion aux activités mondiales d’enseignement que leur Auteur lui-même a lancées?

Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá’ís du Canada
Mars 1981

Avant-propos

Dans plusieurs lettres, ainsi que dans Dieu passe près de nous, Shoghi Effendi nous a laissé des comptes rendus émouvants des circonstances qui ont entouré la révélation par Abdu’l-Bahá des Tablettes du plan divin et nous a éclairés sur leur signification qui ne cesse de se dévoiler, Tablettes qu’il a définies comme le « mandat » et la « charte suprême de l’enseignement ». Une étude de ces passages ne laisse aucun doute sur le fait que les Tablettes du plan divin étaient une conséquence directe de la visite d’Abdu’l-Bahá en Amérique et le chaînon final de la chaîne d’amour et d’attention qui le rattachait aux amis de ce continent. Il est donc tout à fait approprié et infiniment utile de citer en préface de cette édition des Tablettes du plan divin les paroles du Gardien bien-aimé:
« Les grains que les activités d’Abdu’l-Bahá ont semés avec tant de prodigalité avaient doté les Etats-Unis et le Canada, que dis-je! le continent tout entier, de possibilités telles qu’ils n’en avaient jusque-là jamais connues dans leur histoire. Au petit groupe actif de ses disciples bien-aimés, et par eux à leurs descendants, il avait, par cette visite, légué un héritage inestimable – héritage qui comportait l’obligation première et sacrée de se lever et de poursuivre dans ce champ fertile le travail qu’il avait si glorieusement commencé. »

Nous pouvons bien nous imaginer les voeux qui ont dû surgir de son coeur ardent lorsqu’il fit ses derniers adieux à ce pays prometteur. Nous pouvons très bien nous l’imaginer, à la veille de son départ, disant à ses disciples :
« Une Sagesse insondable a, dans sa générosité infinie, distingué votre terre natale pour l’exécution d’un dessein puissant. Par le truchement de l’Alliance de Bahá’u’lláh et depuis le début de mon ministère, j’ai été désigné comme laboureur pour retourner et travailler cette terre. Les abondantes confirmations qui, aux premiers jours de votre carrière, se sont déversées sur vous, ont préparé et revigoré le sol. Les tribulations que vous avez dû subir par la suite ont tracé de profonds sillons dans le champ préparé par mes mains. Les grains qui m’ont été confiés, je les ai maintenant semés et dispersés devant vous. Sous votre garde attentive et par vos labeurs incessants, chacun de ces grains doit germer, chacun doit produire son fruit prédestiné.
Un hiver d’une rigueur sans précédent s’abattra bientôt sur vous. Les nuages de ses tempêtes s’amoncellent rapidement à l’horizon. Des vents impétueux vous assailliront de toutes parts. La Lumière de l’Alliance sera obscurcie par mon départ. Toutefois, ces violentes rafales et cette désolation hivernale passeront. Le grain endormi éclatera d’une activité nouvelle. Il déploiera ses bourgeons; dans de fermes institutions, il révélera ses feuilles et ses fleurs. Les averses printanières que la bonté du Père céleste fera descendre sur vous permettront à cette frêle plante de déployer ses branches vers des régions bien au-delà des confins de votre terre natale. Et, enfin, le soleil de sa Révélation qui monte progressivement à l’horizon, brillant dans sa splendeur de midi, permettra à ce vigoureux Arbre de sa Foi de produire, quand les temps seront révolus et sur votre sol, ses fruits dorés.
 »

Les implications de ce message d’adieu ne pouvaient pas demeurer longtemps cachées aux disciples avertis d’Abdu’l-Bahá. A peine avait-il terminé son voyage long et ardu dans les continents américain et européen que les événements terribles auxquels il avait fait allusion commencèrent à se produire. Comme il l’avait prédit, un conflit empêcha pour quelque temps tout moyen de communication avec ceux en qui il avait placé une si grande confiance et dont il attendait tant en retour. La désolation hivernale, avec son chaos et ses ravages, poursuivit son cours impitoyable pendant quatre années tandis que, retiré dans la calme solitude de sa résidence dans le voisinage du sanctuaire béni de Bahá’u’lláh, il continuait à communiquer ses pensées et ses désirs à ceux qu’il avait laissés derrière lui et à qui il avait accordé les gages uniques de sa faveur. Dans les Tablettes immortelles que, pendant les longues heures de sa communion avec ses amis très chers, il fut poussé à révéler, il dévoila à leurs yeux sa conception de leur destinée spirituelle, son Plan pour la mission qu’il désirait les voir entreprendre. Les grains que ses mains avaient semés, il les arrosait maintenant avec ce même soin, ce même amour et cette même patience qui avaient caractérisé ses entreprises précédentes alors qu’il oeuvrait parmi eux.

Dans Dieu passe près de nous, Shoghi Effendi nous dit que, pendant la Grande guerre, Abdu’l-Bahá « ressentit vivement l’interruption effective de toute communication avec la plupart des centres bahá’ís du monde entier. La douleur emplit son âme au spectacle du carnage humain, déchaîné par la négligence de l’humanité qui n’avait pas répondu aux appels qu’il avait lancés ni tenu compte des avertissements qu’il avait donnés. Assurément, les chagrins s’ajoutèrent l’un après l’autre au fardeau d’épreuves et de vicissitudes que, depuis son enfance, il avait supporté si héroïquement pour l’amour de la Cause de son Père et à son service. »

« Et pourtant, au cours de ces sombres journées, dont les ténèbres rappelaient les adversités qu’il avait subies pendant la période la plus dangereuse de sa détention dans la prison fortifiée d’Akka, Abdu’l-Bahá, qu’il fût près du tombeau de son père ou dans la maison que celui-ci avait occupée à ‘Akka, ou encore à l’ombre du sépulcre du Bab, sur le mont Carmel, fut poussé, une fois de plus, la dernière de sa vie, à apporter à la communauté de ses fidèles d’Amérique un témoignage éclatant de sa faveur particulière; par la révélation des Tablettes du plan divin, il les chargea, juste avant la fin de son ministère terrestre, d’une mission mondiale dont toute la portée n’est pas encore dévoilée, même après un quart de siècle, et dont le déroulement bien qu’encore au stade initial, a considérablement enrichi jusqu’ici les annales tant spirituelles qu’administratives du premier siècle bahá’í. »

Les huit premières de ces Tablettes furent écrites entre le 26 mars et le 22 avril 1916. Dans l’histoire, ce fut une période de terribles effusions de sang en Europe. Il est vraiment stupéfiant de contempler l’élaboration de la Stratégie divine en vue de la rédemption de la planète au milieu du fracas et de la destruction de l’ordre ancien. La vision transformatrice d’Abdu’l-Bahá étend devant nous les plans de la conquête spirituelle du globe. Les six dernières Tablettes furent révélées entre le 2 février et le 8 mars 1917, un mois à peine avant l’entrée en guerre des Etats-Unis. De la première série, cinq tablettes avaient effectivement atteint l’Amérique et été publiées dans le « Star of the West » du 8 septembre 1916. Après cela, toutes les communications avec la Terre sainte furent interrompues et le reste des Tablettes fut conservé pendant toute la durée de la guerre dans une chambre forte sous le Sanctuaire du Bab sur le mont Carmel. Elles furent expédiées en Amérique à la fin de la guerre, où elles furent dévoilées au cours de cérémonies appropriées pendant la « Convention de l’Alliance », tenue à l’Hôtel Mc Alpin de New York du 26 au 30 avril 1919.

Bien que des personnes exemplaires comme les Dunn et Martha Root aient répondu tout de suite à l’appel d’Abdu’l-Bahá demandant « des âmes qui éclaireront ce sombre univers et ramèneront à la vie ce monde mort », la pleine mise en oeuvre du Plan débuta en 1937 quand Shoghi Effendi chargea la communauté bahá’íe nord-américaine de réaliser le premier Plan de sept ans, « la première étape de cette entreprise qui avait été tenue en suspens pendant près de vingt ans, alors que les institutions administratives de la Foi prenaient lentement forme et se perfectionnaient. »

La conquête spirituelle de l’hémisphère occidental – achevée en 1944, centenaire de la naissance de notre Foi – ne fut pas le seul fruit de ce premier Plan de sept ans. Celui-ci servit de modèle à la démarche systématique par laquelle le Gardien bien-aimé guidait le monde bahá’í vers la réalisation de la vision du Maître. Des plans de recrutement de pionniers sur le plan régional furent confiés aux amis de l’Est avant même la fin de la deuxième Guerre mondiale.
Le second Plan de sept ans, couvrant les années 1946 à 1953, donna à la vaillante communauté bahá’íe nord-américaine la tâche de revitaliser spirituellement l’Europe qui avait encore une fois été ravagée par la dévastation et la désolation de la guerre.

L’étape majeure de la réalisation progressive du Plan divin d’Abdu’l-Bahá fut inaugurée par le Gardien bien-aimé en 1953, à la veille du centième anniversaire des révélations prophétiques de Bahá’u’lláh dans le Síyáh-Chál de Tihran, par la mise en oeuvre de la Croisade de dix ans. Bien que plusieurs communautés bahá’íes nationales aient déjà entrepris leurs propres projets pionniers avant 1953, pour la première fois l’ensemble du monde bahá’í reçut alors une tâche dans l’accomplissement des buts du Plan du Maître, en se trouvant engagé dans une vaste Croisade visant à hisser la bannière de la Foi de Bahá’u’lláh sur toute la planète.

Les Plans de neuf ans et de cinq ans (1964-1973;1974-1979) de la Maison universelle de justice peuvent être considérés comme les étapes successives de la marche inexorable et triomphale des armées de Bahá’u’lláh en réponse à l’appel lancé par les Tablettes du plan divin. Pendant toutes ces importantes réalisations, et les époques encore à venir, la voix aimante du Maître, qui se fait entendre de façon si émouvante dans les prières qui accompagnent ces Tablettes, demeurera notre source d’inspiration et de confirmation

Amin Banani
Octobre 1976

Prayer – Fasting

“O God! as I am fasting from the appetites of the body and not occupied with eating and drinking, even so purify and make holy my heart and my life from aught else save Thy Love, and protect and preserve my soul from self-passions and animal traits. Thus may the spirit associate with the Fragrances of Holiness and fast from everything else save Thy mention.”

ABDU’L-BAHÀ

Star of the west, vol IV, n°18, page 305

Prière du jeûne

O mon Dieu ! Alors que je réfrène les appétits du corps et m’abstiens de manger et de boire, même ainsi, purifie et sanctifie mon coeur et ma vie de tout sauf de ton amour, protège et préserve mon âme des passions égoïstes et des pulsions animales. Aussi, fais que l’esprit s’imprègne des fragrances de sainteté et s’abstienne de tout ce qui n’est pas la mention de Toi !

ABDU’L-BAHÀ
Star of the West, vol 4, n°18, page 305, traduction P.Coulon )

Repenser et renforcer le développement social dans le monde contemporain

Nations Unies

E/CN.5/2016/NGO/5

Conseil économique et social

Commission du développement social 

Cinquante-quatrième session 

3-12 février 2016

Suite donnée au Sommet mondial pour le développement social et à la vingt-quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale : thème prioritaire : repenser et renforcer le développement social dans le monde contemporain 

Déclaration présentée par la Communauté internationale baha’íe, organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès du Conseil économique et social 

Le Secrétaire général a reçu la déclaration ci-après, dont le texte est distribué conformément aux paragraphes 36 et 37 de la résolution 1996/31 du Conseil économique et social

Repenser et renforcer le développement social dans le monde contemporain Nations Unis N1535737