L’abolition d’extrême pauvreté et d’extrême richesse

La population mondiale a été estimée à 7,55 milliards au 1 er juillet 2017. Elle est la somme d’individus répartis sur le globe et donnant vie aux 197 pays reconnus officiellement par l’Organisation des Nations Unies (ONU).Pris ainsi globalement, ces chiffres donnent une vue d’ensemble d’une grande unité qui en fait n’en est pas une car partout sur la Terre, dans tous les pays, règnent des inégalités telles qu’elles menacent l’existence de millions d’êtres humains. La faim tue plus que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a confirmé qu’une personne sur neuf souffre de la faim (795  millions). Pire encore, toutes les dix secondes un enfant de moins de cinq ans meurt de faim. Et le plus incroyable est qu’il suffirait de 3,2 milliards de dollars pour les alimenter. Cet argent existe mais l’absence d’actes est tellement grande, malgré les grands discours, que le chaos s’installe petit à petit et se généralise.

Tout comme la révolution numérique a transformé la Terre en un village global, il suffirait d’une révolution des mentalités pour que les peuples de cette même Terre deviennent les habitants d’un seul et même pays. Notre monde possède suffisamment de richesses, de nourriture et d’eau pour subvenir aux besoins journaliers de chaque être humain. Mais l’égoïsme, la course à la possession, à l’enrichissement excessif, au pouvoir et à la domination nous empêchent de penser globalement. Nous n’arrivons pas à sortir du carcan de l’individualisme exacerbé, nous gargarisant de grands et beaux discours qui sont trahis par nos comptes en banque démesurés, nos voitures dignes de circuits de formule un, nos bijoux qui feraient frissonner Crésus et nos besoins de jouissance jamais assouvis.

La question essentielle qui se pose à tous les peuples,indépendamment de leur nationalité, leur appartenance religieuse ou leur origine ethnique, c`est celle  de savoir comment jeter les fondements d`une société planétaire qui reflète l`unicité de la nature humaine.

L`unification des habitants de la planète ne relève ni d`une utopique lointaine, ni d`un choix. C`est la prochaine étape, inévitable, de l`évolution sociale, vers laquelle tendent toutes les réalisations du passé et du présent. Tant que cette question n`est pas posée ni résolue, aucun des maux qui affligent notre planète, surtout celui de la grande misère des peuples affamés,  ne trouvera de solution, car tous les défis essentiels de l`époque qui s`ouvre à  nous sont d`ordre mondial et universel, et non particulier ou régional. Par ailleurs, toutes les ressources et richesses de la planète terre n’appartiennent  pas à quelques groupes ou nations elles sont le patrimoine commun de l’humanité.

L`homo sapiens,  tel que nous le connaissons, des découvertes géologiques de l`âge de la pierre, après des millions d`années de préparation est maintenant entré  dans l’âge de maturité ou il doit appliquer les connaissances et les expériences acquises pendant un long et difficile période de croissance.

Et si l`homme arrive enfin a prendre conscience a ce stade de son évolution que sa vraie nature est essentiellement spirituelle, un grand pas sera fait pour trouver des solutions aux grand maux qui nous affligent. Car aucune alchimie politique ne peut créer une  société d`or avec des individus de plomb. Voici ce que nous disait déjà un grand sage du siècle dernier.

«  Le bien-être de la société est indissociable de l`unité de la race humaine. Cette unité, « telle qu`elle est envisagée par Bahá’u’lláh, prophète Fondateur de la Foi Bahaïe »  implique la création d`une communauté mondiale dans laquelle toutes les nations, les races, les croyances et les classes sont étroitement et de manière permanente unifiées et l`autonomie de ses membres el la liberté personnelle et l`initiative des individus qui les composent sont définitivement et totalement protégées. »

Bahá’u’lláh apparu en Perse au milieu du 19e siècle et dans ses innombrables écrits, il  invite l’humanité à s’unir sous un même étendard. Il parle des peuples de la Terre comme des habitants d’un seul et même pays. Il établit une Foi mondiale et indépendante, divine dans son origine, universelle dans son envergure, immense dans sa perspective, scientifique dans sa méthode, humanitaire dans ses principes et dynamique dans l’influence qu’elle exerce dans les cœurs et l’esprit des gens. Elle soutient l’unicité de Dieu et de ses prophètes et enseigne le principe d’unité et d’union de la race humaine toute entière.

ARTICLE PARU DANS L”Express | Vendredi  | PAR BUREAU DES AFFAIRES EXTÉRIEURES DE LA FOI BAHÁ’ÍE

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