LES BONNES NOUVELLES (Bishárát) Tablettes révélées après le Kitáb-i-Aqdas

Les Bonnes Nouvelles Bisharat

Préface

Après avoir formulé, dans son Kitáb-i-Aqdas, les lois fondamentales de sa dispensation, Bahá’u’lláh, à mesure que sa mission approchait de son terme, énonça certains préceptes et principes qui résident au coeur même de sa foi, réaffirma les vérités qu’il avait antérieurement proclamées, élabora et clarifia certaines des lois déjà données, révéla de nouvelles prophéties et d’autres avertissements, et il institua des ordonnances secondaires destinées à compléter les clauses de son Très-Saint-Livre. Toutes ces instructions ont été enregistrées dans d’innombrables tablettes qu’il continua à révéler jusqu’aux derniers jours de sa vie terrestre… Ces tablettes – ultimes et puissantes émanations de sa plume infatigable – doivent prendre place parmi les oeuvres de choix issues de son esprit, et marquent la consommation de son long ministère de quarante années. [nota: Shoghi Effendi, “Dieu passe près de nous”, Maison d’éditions bahá’íes, Bruxelles, 1976, p. 207]
Porte ton attention sur les tablettes sacrées. Lis les Ishraqat, les Tajalliyat, les Paroles de Paradis, les Bonnes Nouvelles, les Tarazat et le Kitab -i- Aqdas (Livre le plus saint). Alors tu comprendras que ces enseignements célestes constituent l’unique remède pour un monde malade et souffrant, et qu’ils sont un baume bienfaisant pour les blessures de l’humanité. Ils sont l’esprit de vie, I’ arche du salut, I’ aimant qui attire sur ce monde la gloire éternelle, le pouvoir dynamique destiné à motiver la conscience humaine.
[nota: (SEA/1983, p. 60; 29:11) (EXTRAITS DES DISCOURS D »ABDU’L-BAHA)]

LES BONNES NOUVELLES (Bishárát)

Voici l’appel du Très-Glorieux lancé de l’horizon suprême de la prison d’Acre. Il est l’Interprète, l’Omniscient, le Bien-Informé.

Dieu, le Vrai, l’atteste et les révélateurs de ses noms et de ses attributs en témoignent : en lançant cet appel et en proclamant sa parole sublime, notre seule intention est de purifier l’oreille de la création tout entière des rumeurs mensongères par les eaux vivifiantes de la parole divine et de lui permettre d’être en parfaite harmonie avec cette parole sainte, glorieuse et exaltée qui jaillit de la source de la connaissance du Façonneur des cieux, du Créateur des noms. Heureux ceux qui jugent avec équité.
Ô peuples de la terre ! voici la première bonne nouvelle annoncée par le Livre mère, dans cette très grande révélation, à tous les peuples du monde : la loi sur la guerre sainte est effacée du Livre. Glorifié soit le Miséricordieux, le Seigneur de grâces abondantes qui ouvre grand la porte de la générosité céleste à tous ceux qui sont au ciel et sur la terre.

La deuxième bonne nouvelle :
Il est permis aux peuples et aux phratries du monde de s’associer dans la joie et l’allégresse. Ô peuple ! rencontrez les disciples de toutes les religions dans un esprit d’amitié et de fraternité. C’est ainsi que se lève le soleil de son approbation et de son autorité au-dessus de l’horizon du décret de Dieu, le Seigneur des mondes.

La troisième bonne nouvelle :
concerne l’étude des langues. Ce décret a coulé précédemment de la plume du Très-Haut. Il appartient aux souverains du monde – que Dieu les assiste ! – ou aux gouvernements de se consulter et d’adopter une des langues existantes ou une langue nouvelle à enseigner aux enfants dans les écoles du monde entier ; il en sera de même pour l’écriture. Ainsi la terre entière sera considérée comme un seul pays. Heureux celui qui entend son appel et observe ce que lui ordonne Dieu, le Seigneur du trône majestueux.

La quatrième bonne nouvelle :
Si l’un des rois – que Dieu les aide ! -, se lève pour protéger et aider ce peuple opprimé, tous doivent rivaliser d’amour et de dévouement à son égard. Ceci incombe à chacun. Heureux ceux qui agissent dans ce sens.

La cinquième bonne nouvelle :
Où qu’ils résident, les membres de ce peuple doivent se comporter envers le gouvernement de leur pays avec loyauté, honnêteté et fidélité. C’est ce qui est révélé sur l’ordre de celui qui décrète, l’Ancien des jours.

Il incombe impérativement à tous les peuples du monde, sans exception, d’apporter leur aide à cette grande Cause venue du ciel de la volonté du Dieu éternel, dans l’espoir que les eaux vivifiantes de la sagesse divine, les conseils et les exhortations célestes étouffent les feux de l’animosité qui brûlent dans le coeur de certains peuples de la terre, et que la lumière de l’unité et de la concorde brille et rayonne sur le monde.

Nous caressons l’espoir que, grâce aux efforts soutenus des hérauts de la puissance de Dieu – exaltée soit sa gloire -, les armes de guerre à travers le monde soient converties en instruments de
reconstruction et que les luttes, les conflits soient rayés de la vie des hommes.

La sixième bonne nouvelle :
est l’établissement de la paix mineure dont les détails sont déjà révélés par notre plume très exaltée. Grande est la félicité de celui qui la défend et qui observe ce qui est ordonné par Dieu, l’Omniscient, le Sage.

La septième bonne nouvelle :
Le choix des vêtements, de la coupe de la barbe et sa forme est laissé à la discrétion des hommes. Mais prenez garde, ô peuples, de ne pas devenir le jouet de l’ignorant.

La huitième bonne nouvelle :
Les actes pieux des moines et des prêtres, disciples de l’Esprit [nota: Jésus] – la paix de Dieu soit sur lui – sont évoqués en sa présence. Cependant, qu’ils abandonnent, en ce jour, leur vie recluse, dirigent leurs pas vers le monde séculier et oeuvrent pour leur profit et celui des autres. Nous leur permettons de se marier afin de donner au monde un enfant qui fera mention de Dieu, le Seigneur du visible et de l’invisible, le Seigneur du trône exalté.

La neuvième bonne nouvelle :
Lorsque le pécheur prend conscience d’être détaché et libre de tout excepté de Dieu, qu’il implore son indulgence et son pardon. La confession publique des péchés et des fautes n’est pas acceptable, car elle n’a jamais conduit et ne conduira jamais au pardon divin. En outre, une telle confession engendre humiliation et honte chez la personne, et Dieu – exaltée soit sa gloire – ne souhaite pas l’humiliation de ses serviteurs. Il est en vérité le Compatissant, le Miséricordieux. Le pécheur devrait, seul face à Dieu, implorer la grâce de l’Océan de miséricorde, demander le pardon du Ciel de générosité et dire :

Ô Dieu, mon Dieu ! je t’implore par le sang de tes amants sincères qui, enivrés par ta douce parole, se hâtent vers le pinacle de gloire, lieu du martyre très glorieux, et je te supplie, par les mystères enchâssés dans ta connaissance et les perles précieusement gardées dans l’océan de ta générosité, de m’accorder ton pardon, ainsi qu’à mon père et à ma mère. De ceux qui font preuve de miséricorde, tu es en vérité le plus miséricordieux. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, Celui qui toujours pardonne, le Très-Généreux.

Ô Seigneur ! tu me vois, quintessence du péché, me tourner vers l’océan de tes faveurs ; tu me vois, faible, rechercher le royaume de ta puissance divine et pauvre, me tourner vers le soleil de ta richesse. Ô Seigneur, par ta miséricorde et par ta grâce, ne me déçois pas, ne m’exclus pas des révélations de ta générosité en tes jours, ne me ferme pas la porte que tu as ouverte toute grande à ceux qui vivent dans tes cieux et sur ta terre.

Hélas ! hélas ! mes fautes m’ont empêché d’approcher la cour de ta sainteté et mes offenses sont la cause de mon errance loin du tabernacle de ta majesté. J’ai commis ce que tu m’avais interdit de commettre et j’ai ignoré ce que tu m’avais ordonné d’observer.

Par le souverain Seigneur des noms, je te prie de consigner, avec la plume de ta générosité, ce qui me permettra de m’approcher de toi et me lavera des péchés qui se dressent entre ta clémence, ton pardon et moi.

Tu es en vérité le Puissant, le Généreux. Il n’est d’autre Dieu que toi, le Fort, l’Indulgent.

La dixième bonne nouvelle :
En signe de la grâce de Dieu, Révélateur de cette très grande nouvelle, nous avons effacé des saintes Écritures et des Tablettes, la loi prescrivant la destruction des livres.

La onzième bonne nouvelle :
Il est permis d’étudier les sciences et les arts pour autant que ces sciences soient utiles et contribuent au progrès et à l’évolution des peuples. Ainsi en est-il décrété par Celui qui ordonne, le Sage.

La douzième bonne nouvelle :
À chacun d’entre vous, il est enjoint d’exercer une activité, artisanat, commerce ou autre. En signe de générosité, nous avons élevé cette activité au rang de culte rendu à Dieu, le Vrai. Méditez en votre coeur la bienveillance et la faveur de Dieu, et rendez-lui grâce à l’aube et au crépuscule. Ne perdez pas votre temps dans l’oisiveté et la paresse. Consacrez-vous à ce qui sera profitable à vous et aux autres. Ainsi en est-il décidé dans cette Tablette à l’horizon de laquelle resplendit le soleil de la sagesse et de la parole.

Aux yeux de Dieu, les hommes les plus méprisables sont ceux qui vivent dans l’oisiveté et la mendicité. Saisissez la corde des moyens matériels et placez votre entière confiance en Dieu, le Dispensateur de tous les moyens. Selon Dieu, celui qui s’engage dans l’artisanat ou le commerce effectue un acte d’adoration, et ceci n’est qu’un signe de sa générosité infinie et universelle.

La treizième bonne nouvelle :
Les hommes de la Maison de justice de Dieu sont chargés des affaires du peuple. En vérité, ils sont les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et les sources d’autorité dans ses pays.

Ô peuple de Dieu ! la justice éduque le monde, car elle est soutenue par deux piliers, récompense et punition. Ces deux piliers sont les sources de la vie du monde. Chaque jour voit surgir un nouveau problème, chaque problème appelle une solution appropriée ; aussi, ces affaires seront-elles remises entre les mains des membres de la Maison de justice qui agiront selon les besoins et les nécessités de l’époque. Ceux qui, pour l’amour de Dieu, se lèvent pour servir sa cause reçoivent l’inspiration divine du royaume invisible. Il appartient à chacun de leur obéir. Toutes les affaires de l’État doivent être soumises à la Maison de justice, mais les actes d’adoration doivent être observés tels que Dieu les a révélés dans son Livre.

Ô peuple de Bahá ! vous êtes l’orient de l’amour de Dieu, l’aube de sa tendre bonté. Ne souillez pas votre langue en insultant et en injuriant une âme, et protégez vos yeux contre la malséance. Faites part de ce que vous possédez. Si cela est reçu favorablement, vous avez atteint votre but ; si ce n’est pas le cas, il est vain de protester. Laissez cette âme à elle-même et tournez-vous vers le Seigneur, le Protecteur, l’Absolu. Ne soyez pas cause de griefs, encore moins de discordes et de conflits. Je chéris l’espoir que vous receviez une éducation véritable à l’ombre de l’arbre de sa tendre miséricorde et que vous agissiez conformément à ce que Dieu désire. Vous êtes tous les feuilles d’un seul arbre, les gouttes d’un seul océan.

La quatorzième bonne nouvelle :
Il n’est pas nécessaire d’entreprendre des voyages particuliers pour se rendre aux tombeaux des morts. Si des personnes fortunées offrent le coût de tels voyages à la Maison de justice, cela sera agréable et acceptable aux yeux de Dieu. Heureux ceux qui observent ses préceptes.

La quinzième bonne nouvelle :
Bien qu’une forme républicaine de gouvernement soit avantageuse pour tous les peuples du monde, la majesté de la royauté est un des signes de Dieu. Nous ne désirons pas que les pays en soient dépourvus. En la présence de Dieu, grande sera la récompense des gens avisés qui combinent ces deux formes en une seule.

Dans les religions précédentes, des décrets tels que la guerre sainte, la destruction des livres, l’interdiction de s’associer ou de sympathiser avec d’autres peuples ou de lire certains livres ont été promulgués et soutenus conformément aux exigences de l’époque ; mais dans cette révélation puissante, dans cette proclamation capitale, les multiples dons et faveurs de Dieu enveloppent tous les hommes et, de l’horizon de la volonté du Seigneur éternel, son décret infaillible a prescrit tout ce que nous venons d’énoncer.

Nous rendons grâce à Dieu – que son nom soit sanctifié et glorifié – pour tout ce qu’il a généreusement révélé en ce jour béni, glorieux et incomparable. Si chacun sur terre possédait une infinité de langues, rendait continûment grâce à Dieu et magnifiait son nom jusqu’à la fin qui ne connaît pas de fin, ces actions de grâces ne seraient pas suffisantes pour mériter une seule des faveurs que nous avons mentionnées dans cette Tablette. De ceci atteste chaque homme sage et avisé, éclairé et savant.

Nous implorons Dieu – exaltée soit sa gloire – d’aider les dirigeants et les souverains, détenteurs du pouvoir et sources de la gloire, à mettre en vigueur ses lois et ses décrets. Il est en vérité l’Omnipotent, le Tout-Puissant, celui qui toujours répond à l’appel des hommes.

Tablettes révélées après le Kitáb-i-Aqdas

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