A propos de la mise en place d’un noyau initial de tuteurs

Dans le Plan de cinq ans qui s’achève, la tâche qui incombait aux croyants était d’appliquer tout ce qui avait été appris, lors des Plans précédents, au travail consistant à étendre le processus de croissance à des milliers de nouveaux groupements.

Cela a permis de constater que beaucoup dépend de la capacité des institutions à solliciter l’aide d’amis d’autres groupements, et à appuyer les activités d’une communauté bahá’íe existante en organisant, par exemple, le soutien offert lors de visites effectuées par des équipes d’enseignement ou des tuteurs.

À plusieurs endroits, le processus de l’institut se met en branle avec l’aide de croyants venant de communautés voisines plus fortes qui trouvent des moyens novateurs d’établir des liens avec la population locale, avec les jeunes en particulier, et de les soutenir alors qu’ils s’engagent dans le service.

Les efforts pour dynamiser les activités dans un groupement, surtout s’il n’a pas encore été ouvert à la Foi, sont grandement renforcés si une ou deux personnes s’y installent comme pionniers internes, concentrant leur attention sur une partie d’un village ou même sur une seule rue où un plus haut degré de réceptivité existe. Bien plus de 4 500 croyants se sont déjà levés pour servir de cette façon au cours du Plan actuel, ce qui constitue une réalisation remarquable.

 

Quelle que soit la combinaison de stratégies utilisée, le principal objectif est d’enclencher un processus visant à renforcer, dans le groupement, des capacités grâce auxquelles ses habitants, mus par le désir de contribuer au bien-être spirituel et matériel de leurs communautés, peuvent commencer à accomplir des actes de service. Dès que cette exigence fondamentale est remplie, un programme de croissance voit le jour. Le soutien des membres des Corps auxiliaires et de leurs assistants, dont l’implication active dès les tout débuts de l’activité aide les amis à garder une vision claire et commune de ce qui est nécessaire, est évidemment essentiel.

Renforcer le modèle d’action

Bientôt, il se forme dans un groupement un noyau d’amis qui travaillent ensemble et
se consultent, et organisent des activités. Pour que le processus de croissance continue de progresser, il faut que le nombre de personnes démontrant la même détermination augmente, et que leur capacité d’entreprendre une action systématique dans le cadre du Plan s’accroisse en proportion. Et s’apparentant au développement d’un organisme vivant, la croissance peut se produire rapidement quand les conditions nécessaires sont réunies.

Le renforcement du processus de l’institut est la principale de ces conditions, étant donné le rôle central qu’il joue pour favoriser le mouvement des populations. Les amis qui ont entamé l’étude du matériel de l’institut et qui consacrent également leurs énergies à organiser des classes pour enfants, des groupes de préjeunes, des réunions de prière collective ou d’autres activités connexes, reçoivent de l’aide pour avancer dans la série des cours, pendant que le nombre de ceux qui amorcent leur étude continue d’augmenter.

Grâce au maintien du flot de participants aux cours de l’institut et sur le terrain de l’action, le cercle de ceux qui soutiennent le processus de croissance s’élargit. Le progrès dépend, dans une large mesure, de la qualité des efforts de ceux qui servent comme tuteurs. À ce stade précoce, il se peut que la plupart d’entre eux proviennent encore d’autres groupements mais, parallèlement, quelques amis locaux sont formés et, à mesure que leur capacité d’action s’accroît, ils commencent à aider d’autres personnes à étudier le matériel de l’institut.

Les efforts visant à mettre en place le noyau initial de tuteurs provenant du groupement doivent se faire en évitant deux résultats indésirables. Si les participants terminent trop rapidement les cours de l’institut, la capacité à servir n’est pas assez développée ; à l’inverse, si l’étude se prolonge trop, le processus est privé du dynamisme essentiel à son progrès. Dans différentes circonstances, des solutions créatives ont été appliquées pour atteindre l’équilibre nécessaire, de sorte que, dans un délai raisonnable, certains des habitants d’un groupement sont en mesure de servir comme tuteurs.

Évidemment, ce n’est pas le simple fait d’offrir une formation qui entraîne un progrès. Les efforts en vue de renforcer les capacités ne suffisent pas si des dispositions ne sont pas rapidement prises en vue d’accompagner, dans le domaine du service, les personnes formées. Un niveau de soutien adéquat exige infiniment plus que des paroles d’encouragement. Lorsqu’on se prépare à entreprendre une tâche inhabituelle, travailler aux côtés d’une personne qui possède une certaine expérience permet d’être plus conscient des possibilités. Savoir qu’il peut compter sur une aide concrète peut donner à celui qui s’apprête à tenter une nouvelle expérience le courage de mettre en place une activité pour la première fois. Les âmes approfondissent ainsi leur compréhension ensemble, échangeant avec humilité les connaissances que chacune possède à un moment donné et impatientes d’apprendre de ceux qui cheminent à leurs côtés dans le sentier du service. L’hésitation s’estompe et la capacité s’accroît jusqu’à ce qu’une personne puisse mener des activités de façon indépendante et, à son tour, en accompagner d’autres dans le même sentier.

Extrait du Message du 29 Décembre 2015 de La Maison Universelle de Justice À la conférence des conseillers des Corps continentaux

 

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