Assemblées Spirituelles Locales

Assemblées Spirituelles Locales

Chaque fois que, dans une localité quelconque, le nombre des Baha’is y résidant et qui ont atteint l’âge de vingt et un ans, dépasse neuf, ceux-ci doivent se rassembler le premier jour du Ridvan pour élire un corps administratif local de neuf personnes, connu sous le nom d’Assemblée spirituelle des baha’is de cette localité. Chacune de ces Assemblées spirituelles sera ensuite élue annuellement à chaque premier jour de Ridvan. Les membres occuperont leur charge pendant une année ou jusqu’à l’élection de leurs successeurs. Cependant, lorsque dans une localité le nombre de baha’is, tel que mentionné ci-dessus, est exactement neuf, eux-mêmes constitueront l’Assemblée spirituelle locale le premier jour du Ridvan par une déclaration conjointe.

1. Les droits et les devoirs d’une Assemblée spirituelle locale sont tels qu’ils sont énoncés dans les écrits de Baha’u’llah, d”Abdu’l-Baha et de Shoghi Effendi et établis par la Maison Universelle de Justice.

2. Une Assemblée spirituelle locale exercera pleine et entière juridiction sur toutes les activités et affaires baha’ies dans les limites de sa localité, soumise aux clauses de la constitution baha’ie locale. (Règlement d’une Assemblée spirituelle locale)

3. L’étendue de la juridiction d’une Assemblée spirituelle locale devra être décidée par l’Assemblée spirituelle nationale selon le principe établi pour chaque pays par la Maison Universelle de Justice.

Obligations des membres des assemblées spirituelles

Parmi les devoirs les plus remarquables et les plus sacrés incombant à ceux qui furent appelés à débuter, diriger et coordonner les affaires de la Cause de Dieu, en tant que membres de ses Assemblées spirituelles, sont les suivants : gagner par tout moyen possible la confiance et l’affection de ceux qu’ils ont le privilège de servir; s’enquérir et se familiariser avec les opinions réfléchies, les idées dominantes et les convictions personnelles de ceux dont ils ont l’obligation sacrée de promouvoir le bien-être; débarrasser leurs délibérations et la direction générale de leurs affaires de la froide réserve, des soupçons et des réticences, de l’atmosphère suffocante caractérisant l’affirmation dictatoriale de soi et de toute parole ou action qui soit teintée de partialité, d’égocentrisme et de préjugé; et, tout en gardant en main le droit sacré de la décision finale, inviter à la discussion, examiner les griefs, accueillir les suggestions et enfin développer la notion d’interdépendance et d’association, d’entente et de confiance mutuelle entre eux-mêmes et tous les autres Baha’is.

La constitution de la Maison Universelle de Justice
Publié en anglais par le Centre mondial baha’i à Haïfa et mis en circulation au Ridvan 1973

Obligations

«La première condition est l’amour absolu et l’harmonie parmi les membres de l’Assemblée. Ils doivent être entièrement rapprochés les uns des autres et doivent témoigner de l’unité de Dieu, car ils sont les vagues d’une seule mer, les gouttes d’une seule rivière, les étoiles d’un seul ciel, les rayons d’un seul soleil, les arbres d’un seul verger, les fleurs d’un seul jardin. Si l’harmonie de pensée et l’unité absolue sont inexistantes, cette union sera dispersée et cette Assemblée réduite à néant.

La deuxième condition : ils doivent, lorsqu’ils se réunissent, tourner leurs visages vers le Royaume d’En-Haut et demander l’aide du Domaine de Gloire. Ils doivent ensuite exprimer leurs vues avec la plus grande dévotion, la plus grande courtoisie, la plus grande dignité, le plus grand soin et la plus grande modération. Ils doivent, pour tous les cas qui se présentent, chercher la vérité et ne pas insister sur leur propre opinion, car l’obstination et la persistance sur un point de vue personnel conduiraient finalement à la discorde et aux querelles, et la vérité resterait cachée. Les membres honorés doivent exprimer leurs propres pensées en toute liberté ; il n’est permis en aucun cas de minimiser l’avis d’autrui. Il faut exposer la vérité avec sobriété et, si des différences d’opinion s’élèvent, une majorité de voix doit prévaloir à laquelle tous doivent obéir et se soumettre. De plus, il n’est permis à aucun membre honoré de désapprouver ou de censurer, pendant ou en dehors des réunions, la moindre décision arrêtée précédemment, même si cette décision n’est pas juste, car de telles critiques risqueraient d’empêcher l’exécution des décisions.»
En résumé, quel que soit le problème, il suscitera la clarté s’il est étudié en harmonie, avec amour et pureté d’intention. Mais si la moindre trace d’aliénation subsiste, il n’en résultera que ténèbres sur ténèbres. Si cela est ainsi respecté, cette Assemblée sera celle de Dieu, sinon elle conduira à l’indifférence et à l’aliénation engendrée par le malheur.» 
(‘Abdu’l-Baha, cité dans Principes de l’Administration baha’ie, fr. pp. 50-51)

«Toute discussion devrait être limitée aux affaires spirituelles se rapportant à l’éducation des âmes, l’instruction des enfants, le soulagement des pauvres, l’aide aux faibles dans toutes les classes du monde, la bienveillance envers tous les peuples, la diffusion du parfum de Dieu et l’élévation de Ses Paroles Sacrées. S’ils essayent d’accomplir ces conditions la Grâce du Saint-Esprit leur sera accordée, et cette Assemblée deviendra le centre des bénédictions divines. Les armées de la confirmation divine viendront à leur aide et ils recevront chaque jour une nouvelle effusion de l’esprit.» 
(‘Abdu’l-Baha, cité dans Les Principes de l’Administration baha’ie, fr. p. 51)

SLA – Obligations et Devoirs les plus marquantes:

(Les 9 points) 

Le domaine de l’enseignement, sa direction, ses voies et moyens, son extension, sa consolidation, si essentiels qu’ils soient aux intérêts de la Cause ne constituent nullement la seule question qui doive retenir l’attention pleine et entière des ces Assemblées. Une étude attentive des Tablettes de Baha’u’llah et d’ ‘Abdu’l-Baha révélera que d’autres tâches, non moins vitales aux intérêts de la Cause, incombent aux représentants élus des amis dans chaque localité.

Il leur incombe d’être vigilants et prudents, discrets et attentifs, et de protéger en tout temps le Temple de la Cause du dard du semeur de discorde et des attaques de l’ennemi.

Ils doivent s’efforcer de promouvoir l’amitié et la concorde parmi les amis, d’effacer de chaque coeur toute trace de défiance, de froideur et d’éloignement et d’assurer à la place une coopération active et sans réserve au service de la Cause.

Ils doivent faire de leur mieux pour tendre constamment une main secourable aux pauvres, aux malades, aux invalides, aux orphelins et aux veuves, sans distinction de couleur, de caste et de croyance.

Ils doivent, par tous les moyens en leur possession, éclairer matériellement et spirituellement la jeunesse, promouvoir les moyens d’éducation des enfants, fonder, chaque fois que c’est possible, des institutions pédagogiques baha’is, organiser et superviser leurs travaux et procurer les meilleurs moyens pour leur progrès et leur développement.

Ils doivent faire des efforts pour maintenir une correspondance officielle, régulière et fréquente avec les divers centres baha’is dans le monde entier, leur donner des rapports de leurs activités, et faire partager les bonnes nouvelles qu’ils reçoivent à leurs compagnons de travail dans la Foi.

Ils doivent favoriser et encourager, par tous les moyens dont ils disposent, par la souscription d’abonnements, la rédaction de rapports et d’articles le développement des diverses revues Baha’ies.

Ils doivent s’engager à organiser les réunions régulières des amis, les fêtes et les anniversaires, ainsi que les rassemblements spéciaux dont le but est de servir et de promouvoir les intérêts sociaux, intellectuels et spirituels de leurs concitoyens.

Ils doivent superviser, en ces jours où la Cause est encore dans son enfance, toutes les publications et les traductions baha’ies et, d’une manière générale, préparer une présentation digne et exacte de tous les écrits baha’is et leur diffusion dans le public.

Celles-ci figurent parmi les obligations les plus marquantes des membres de chaque Assemblée spirituelle. Dans les localités où la Cause a suffisamment progressé, et pour assurer l’efficacité et éviter la confusion, chacune de ces fonctions doit être confiée à un comité spécial responsable devant cette assemblée, élu par elle parmi les amis de la localité, et l’Assemblée devra exercer une surveillance constante et générale sur les travaux des comités.
(Shoghi Effendi, Les Principes de l’Administration baha’ie, Fr. pp. 47-48)

Consultation et fonctions de l’assemblée

«Il leur incombe de se consulter et de veiller sur les intérêts des serviteurs de Dieu, par amour pour Lui, comme ils le feraient pour leurs propres intérêts, et de choisir ce qui est convenable et bienséant. C’est ainsi que le Seigneur, votre Dieu, vous a commandé d’agir. Prenez garde de vous écarter de ce qui est clairement révélé dans sa tablette. Craignez Dieu, ô vous qui entendez. » 
Baha’u’llah (Du Kitab-i-Aqdas, p. 13 et 14)

«Lorsqu’ils sont en séance, il leur convient de converser, au nom des serviteurs de Dieu, sur les sujets ayant rapport aux affaires et aux intérêts du public. »

Par exemple enseigner la Cause de Dieu doit conserver la priorité, car c’est un sujet dune extrême importance, afin que par ce moyen tous les hommes puissent entrer sous la tente de l’unité et que tous les peuples de la terre soient regardés comme n’étant qu’un seul corps… »

« Enseigner la Cause doit être considéré selon l’époque et le moment, afin de voir quelle action il est bon d’entreprendre. Il en sera de même pour d’autres sujets. Ils doivent cependant prendre garde à ce que rien n’apparaisse qui soit contraire aux Versets divins déversés en cette glorieuse Manifestation, attendu que nulle autre chose que ce qui a été prescrit par le Véritable – Exalté soit Sa Gloire – ne peut servir les intérêts de Ses serviteurs. Il vous est, en vérité, plus miséricordieux que vous ne l’êtes pour vous-mêmes. Il est celui qui sait et Il est bien informé de tout.
Que ces âmes se plient aux conditions prescrites, et elles seront, vraiment, aidées par Ses invisibles bénédictions. Ceci est réellement un sujet dont les bien-faits seront conférés sur tous les hommes…». 
Baha’u’llah (D’une Tablette nouvellement traduite.)

«Les principales conditions requises pour ceux qui délibèrent sont la pureté d’intention, le rayonnement de l’esprit, le détachement de tout hormis de Dieu, l’attirance vers sa divine Essence, l’humilité et la modestie à l’égard de Ses bien-aimés, la patience et l’endurance dans les difficultés et la soumission devant Son seuil. S’ils sont généreusement aidés à acquérir ces attributs, la victoire leur est accordée du Royaume invisible de Baha. En ce jour les réunions de consultation sont de la plus grande importance. Elles sont dune nécessité vitale. L’obéissance à ces Assemblées est essentielle et obligatoire. Les membres qui en font partie doivent s’y consulter ensemble, de telle manière qu’aucune occasion de malaise ou de discorde ne puisse surgir. Ceci peut être atteint lorsque chaque membre exprime, en entière liberté, sa propre opinion et expose ses arguments. »

Quelqu’un est-il dune opinion opposée, il ne faut en aucun cas qu’il se sente offensé car la solution finale ne sera révélée que lorsque la question aura été discutée à fond. La brillante étincelle de la vérité ne jaillit que du heurt des opinions diverses. Si, à la suite dune discussion, une décision est prise à l’unanimité, c’est parfait, mais si, à Dieu ne plaise, des différences d’opinion se manifestent, la majorité des voix doit prévaloir.» 
(‘Abdu’l-Baha, cité dans Les principes de l’Administration baha’ie, fr. p. 50)

«Quand vous entrez dans la salle du Conseil, récitez cette prière d’un coeur vibrant d’amour pour Dieu, l’esprit purifié de tout ce qui n’est pas son souvenir, afin que le Tout-Puissant vous aide généreusement à remporter la victoire suprême :
O Dieu, mon Dieu ! Nous sommes tes serviteurs et nous nous sommes tournés avec ferveur vers Ton Visage sacré, détachés en ce jour glorieux de tout ce qui n’est pas Toi. Nous nous sommes réunis en cette assemblée spirituelle, harmonieusement unis dans nos vues et nos pensées, dans le but commun d’exalter Ta parole parmi les humains. O Seigneur notre Dieu ! Fais de nous les guides de ta direction divine, les modèles de ta foi sublime parmi les hommes, les serviteurs de ta puissante Alliance. O toi notre Seigneur, le Suprême, fais de nous des manifestations de ta divine unité dans Ton Royaume d’Abha, de rayonnantes étoiles qui brillent sur toutes les régions. Seigneur ! Aide-nous à devenir des océans soulevés par les vagues de ta grâce, de sorte que nous soyons unis comme les vagues dune seule mer et fondus ensemble comme les rayons de ta lumière éclatante, afin que nos pensées, nos vues et nos sentiments deviennent une seule réalité, manifestant l’esprit d’union à travers le monde. Tu es le Clément, le Bienfaisant, le Dispensateur, le Tout-puissant, le Miséricordieux, le Compatissant.» 
(‘Abdu’1-Baha, Prières baha’ies, p. 163, 164)

«La lecture de quelques-unes des paroles de Baha’u’llah et d”Abdu’l-Baha concernant les devoirs et les fonctions des Assemblées spirituelles dans chaque contrée ( qui, plus tard, seront désignées par l’appellation de Maisons de Justice locales ) révèle expressément le caractère sacré de leur nature, l’étendue de leur activité et la grave responsabilité qui repose sur elles…»
«… il pense que vous devez vous tourner vers votre Assemblée locale, en toute confiance, et lui demander aide et conseil. Ces Assemblées ont l’obligation sacrée d’aider, de conseiller, de protéger et de guider les croyants ( quand ceux-ci le leur demandent ) dans tout ce qui se trouve en leur pouvoir. Ces Assemblées ont justement été établies pour maintenir l’ordre, l’unité et l’obéissance à la loi de Dieu parmi les croyants. Vous devez aller à elles comme un enfant irait à ses parents…» 
(D’une lettre datée du 28 septembre 1941, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant.)

«Baha’u’llah a donné la promesse que, dans chaque Assemblée où dominent l’unité et l’harmonie, Son esprit resplendissant non seulement sera présent, mais encore animera, soutiendra et guidera tous les amis dans toutes leurs délibérations.»

C’est à l’unité que le Gardien a continuellement fait appel parmi les amis. Car, lorsqu’existe une volonté unie, rien ne peut lui être opposé, et rien ne peut empêcher les forces du développement constructif.» 
(D’une lettre datée du 17 novembre 1933, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Baha’i News, N° 190, décembre 1946.)

«De leur côté, les membres de ces Assemblées doivent négliger complètement leurs propres goûts et antipathies, leurs intérêts personnels, leurs inclinations, et concentrer leurs idées sur les mesures qui contribueront au bonheur, à la prospérité, à la joie de la communauté baha’ie et au bien public.» 
(Shoghi Effendi, Les Principes de l’Administration, Fr. p. 49)

«Souvenons-nous qu’à la racine même de la Cause, se pose incontestablement le principe du droit personnel de s’exprimer, la liberté de déclarer sa conscience et d’exposer ses idées… »

Et lorsqu’ils seront arrivés à une certaine décision, ils devront, après une consultation calme, cordiale et pleine de sollicitude, se tourner vers Dieu pour prier, et avec sincérité, conviction et courage enregistrer leur vote et se soumettre à la voix de la majorité dont le Maître nous a dit que c’est la voix de la vérité, qu’elle ne doit jamais être récusée et qu’elle doit toujours être respectée de tout coeur. Cette voix, les amis doivent y répondre de bon coeur, et la considérer comme le seul moyen pouvant assurer la protection et l’avancement de la Cause.» 
(Shoghi Effendi, Les principes de l’Administration baha’ie, Fr. pp. 51-52)

«Il n’est pas demandé aux baha’is de voter contre leur conscience. C’est mieux de se soumettre aux vues de la majorité et rendre le vote unanime. Mais les baha’is ne sont pas forcés de le faire. Ce qu’ils doivent faire, cependant, c’est obéir à la décision de la majorité, car c’est cette décision-là qui devient effective. Ils ne doivent pas saper le travail de l’Assemblée, en disant autour d’eux qu’ils ne sont pas d’accord avec la majorité. En d’autres termes, ils doivent placer la Cause en premier, et non leur propre opinion.»

Le membre d’une Assemblée spirituelle peut demander à l’Assemblée de reconsidérer un sujet, mais il n’a aucun droit de la forcer ou de créer la désunion si cette Assemblée ne veut pas changer. Des votes unanimes sont préférables mais ils ne peuvent certainement pas être forcés par des méthodes artificielles, comme en usage dans d’autres sociétés.» 
(D’une lettre, datée du 19 octobre 1947, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Baha’i News, n° 202, décembre 1947.)

«Mais avant que la majorité n’arrive à une décision, ce n’est pas seulement le droit, mais l’obligation sacrée de chaque membre d’exprimer ses propres vues librement et ouvertement, sans craindre de déplaire ou d’indisposer les autres membres. »

Au vu de cet important principe de la consultation franche et ouverte, le Gardien vous recommanderait d’abandonner la méthode de demander à d’autres membres d’exprimer, à votre place, votre propre opinion et vos suggestions. Cet-te manière indirecte d’exprimer, à l’Assemblée, votre façon de voir, crée non seulement une ambiance de secret – ce qui est étranger à l’esprit de la Cause, mais encore conduirait à des malentendus et à des complications. Les membres de l’Assemblée doivent avoir le courage de leurs convictions, mais doivent aussi exprimer une obéissance formelle et complète au jugement et aux directives de la majorité des autres membres.» 
(D’une lettre, datée du 28 octobre 1935, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant.)

«Les amis ne doivent donc pas se sentir découragés par les différences d’opinion qui peuvent exister dans une Assemblée, car comme l’expérience l’a montré, et comme l’attestent les paroles du Maître, elles remplissent une fonction importante dans toutes les délibérations de l’Assemblée. »

Mais, dès que l’opinion de la majorité a été précisée, tous les membres doivent automatiquement, et sans réserve, lui obéir et, fidèlement, la mettre à réalisation. Patience et retenue doivent cependant caractériser à tous moments les discussions et les délibérations des représentants élus de la communauté locale et, en aucune circonstance, chicanes et discussions stériles ne doivent être permises.» 
(D’une lettre, datée du 18 avril 1939, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant)

«Il n’y a qu’un principe sur lequel se conduit le travail d’une Assemblée c’est la suprématie de la volonté de la majorité. Les décisions de la majorité doivent être courageusement adoptées et mises à exécution par l’Assemblée, complètement indifférente à l’opinion entêtée qu’une minorité pourrait conserver de ses propres vues.» 
(D’une lettre, datée du 20 novembre 1941, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant.)

«Il … leur signala (une Assemblée locale) que l’attitude de «tous pour un et un pour tous» était très incorrecte. »

« Dans la région de sa juridiction, l’Assemblée est la dépositaire de la Foi. Ses membres doivent, à tout moment, placer les intérêts de la Foi au-dessus de la personnalité et étudier impartialement chaque affaire qui leur est confiée. Il est toujours possible, théoriquement, que l’un des membres d’une Assemblée soit indigne ou faux. Prendre l’attitude de dire que tout blâme reçu, ou toute accusation faite contre l’Assemblée elle-même est tout à fait faux. Une Assemblée doit protéger la Foi, et elle ne doit accuser aveuglément, ni défendre aveuglément aucun de ses membres…
« Les Baha’is doivent apprendre à oublier les personnalités et maîtriser le désir ( si naturel chez les personnes ) de prendre parti. Ils doivent apprendre aussi à réellement utiliser le grand principe de la consultation. Il y a un moment expressément réservé durant la Fête des dix-neuf jours, pendant laquelle la Communauté peut exprimer ses vues et faire des suggestions à son Assemblée ; l’Assemblée et les croyants doivent impatiemment attendre l’heureux moment de la discussion, et ne doivent ni s’en effrayer, ni le supprimer.
De même les membres de l’Assemblée, doivent se consulter à fond, et dans leurs décisions, placer en premier les intérêts de la Cause, et non les personnalités ; la volonté de la majorité dominant… »

« L’un des remèdes de guérison que Baha’u’llah a donné au monde malade est l’Assemblée (qui, dans l’avenir deviendra une Maison de Justice); ses membres ont de lourdes responsabilités sacrées. Son pouvoir de guider la Communauté, de la protéger et d’aider ses membres est aussi très grand.» 
(D’une lettre, datée du 30 juin, écrite de la part de Shoghi Effendi à l’Assemblée Spirituelle d’Allemagne et d’Autriche.)

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